‹ Grammaire générale; ou, Philosophie des langues, présentant l'analyse de l'art de parler, considéré dans l'esprit et dans le discours, au moyen des usages comparés des langues hèbraïque, grecque, latine, allemande, anglaise, italienne, espagnole, française et autresChapitre 7 sur 140 · MODE PERSONNEL OU VERBAL DU CONNÉCTIF D'IDENTITÉ · texte numérisé non relu

MODE PERSONNEL OU VERBAL DU CONNÉCTIF D'IDENTITÉ

Périzonius, note 1"° sur le chapitre xr11 du livre 1° de la Minerve de Sanctins, compare ainsi les modes des verbes aux cas des noms: « Eodem planè modo se habent modi in verbis quo casus in nominibus. Utrique consistunt in diversis terminationibus pro diversitate constructionis. Uirique ab illà terminationum diversà form à nomen suum accepère, ut illi dicantur terminationum ‘varii casus, hi modi. Deniquè utrorumque terminaiiones singulares appellantur à potissimo earum usu, non

unico ».

Le parallèle que ce disciple du célébre grammairien espagnol établit entre es cas du nom ct les modes du verbe, est juste, et prend son fondeinent dans les différentes relations des modes; mais il ne porte que sur les modes personnels du verbe, et on pent en faire un semblable sur les variations du mode participe on modificatif et du mode infinitif ou nominal ; car ces trois modes généraux ont chacun leur système de déclinaison comme le nom. Si donc la similitude des variations de chaque mode est exacte avec celles du nom, on doit, pour plas de simplicité et d'unité, appeler cas les variations de chaque mode général, et réserver la dénomination de mode pour caractériser les manières différentes dont l’existence est énoncée dans le discours sous les rapports des trois élémens distincts. Le comte Destnit de Tracy ne reconnaît que ces trois modes généranx. |

D'où il suit que les prétendus modes impératif, supposilif, subjonctif, optatif, ne sont que les cas du mode positif ou indicatif comme le génitif, l’ablatif, le datif, ’accusatif, le vocatif, ne sont que les cas‘ du nominatif du nom ;ces prétendus modes ne sont donc que des nuances, des usages particuliers du mode positif auquel ils ajoutent une idée de rajionvalité, et que pour raison nous nommous r'alionnels ; chacun caractérise par une idée particulière cette rationnalité : l'impératif par le

commandement, le subjonctif par la subordination à une

volonté, ke suppositif par l’hypothèse, l'incertitude ; l'optatif par le désir, le souhait ; le suppositif et l’optatif rentrent dans la même classe comme désignant une incertitude qui est ou principe hypothétique ou effet conditionnel ; Pimpératif et le subjonctif se rapprochent par l’idée accidentelle de subordination à une volonté que le premier caractérise par la forme absolue de la phrase pensée principale, et le second par la forme relative de phrase pensée dépendante.

Après avoir prouvé par l’analogie que ces prétendus modes sont les cas du mode verbal, nous allons le prouver par l'usage des langues.

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