CHAPITRE PREMIER
SUBMOLATIFS.
Les submodatifs déterminent l'absolu des modifications du sujet de la pensée, ou le relatif de ces modifications comparées à d’autres modifications, et se rapportent ou au connectif d'identité ou au modificatif qualificatif et verbal.
Présentons ci-aprèsle tableau de ces divers submodatifs.
TOM. Il. + 43
NE va, quidem, cértes; où non, ne pas; tou, Ë SA : forte ; peut-être ; apa, an? püv, nüm, 8 moce C'ACIORe D est-ce que ? etc.
ES © n e ÿ e e : onuspcv, hodie, aujourd'hui ; æuptov, cras, Es . rnInane el demain ; faua, sæpe, souvent; &st, sem S SUB + + + °| per, toujours; etc.
@ É Déterminant le éd, unà, ensemble ; araë, semel, une nombre, . . .) fois. à un Er | :
E copü, sapienter, sagement ; eudauevc, fe- £- liciter. heureusement ; po, vix, à peine ; ES œyap, nimis, trop; œMç, Satis; assez; à, Naualificatif., . .{ aka, multum, beaucoup; paAle, magis, S plus; malora, maximé, le plus; nxa, B parm, peu ; noGov, minus, Moins ; NXLOTA, & minime, le moins; etc.
En eo A ave, surshm, en haut; xaro, infra, en bas ;
mov, ubi, où; xocs, qud, ou ; woûsv, undé,
verbal. , . . . d’où; nf, què, par où; mpoixa, gratis, gratuitement ; xpuGônv, furtim, en cachette; etc.
Plusieurs submodatifs-quelificatifs déterminent aussi les modificatifs-verbaux comme des submodatifs-verbaux peuvent déterminer les modificatifs-qualificatifs.
De ce nombre sont les submodatifs de degré, qui se divisent en trois ordres : le premier ordre, nommé par les grammairiens positif, marque le degré du modificatif considéré en lui-même ou relativement à un autre modificatif, et se divise en submodatifs-absolus, multüm,
- beaucoup; parüm, peu; et en submodatifs comparatifs,
tam , aussi; tantüm, autant; aliter, autrement. Le deuxième ordre, que les grammairiens nomment improprement comparatif, puisque le degré comparatif se trouve déjà au positif, exprime dans le modificatifaffirmativement ou négativement un plus grand degré d’absoln ou de comparatif, et marque, ou la supériorité de degré, magis, plus; ou l'infériorité de degré, minüs, moins. Le troisième ordre, qne les grammairiens appellent superka-
tif, désigne le plus haut degré du modificatif considéré en
lui-même ou relativement à plusieurs modificatifs com-
parés, et se distingue en absolu, maximé, très ; et comparalif, quàm maximé, le plus.
Ces trois ordres de submodatifs gradatifs sont relatifs par phrase incidente ou par phrase intégrante, et se sousdivisent en deux sortes, comme l’indiquera le tableau suivant,
: Tam quäm, aussi que.
Egalité de degré, . À
relatifs par Tantùm quantüm, autant que,
phrase incidente. ,
Magis quèm, plus que.
Supériorité de degré. | Plus quèm, plus que.
Infériorité de degré. Minüs quam, moins que.
synepomiqus
tam ut, si que, tellement que.
Excellence de degré.
relatifs par Tantäm ut, tant que.
phrase in-
| Magis \ Sapérlorité de degré. | Jauim ut, trop pour. tégrante, | Plus
Infériorité de degré. minès quèm nf, trop peu pour.
Le deuxième et le troisième ordres de submodatifs -gradatifs de supériorité sont susceptibles de se combiner avec le modificatif qualificatif par le moyen d’un changement dans sa désinence ; d’où il suit que les modificatifs qualificatifs ont la propriété de désigner la modification da sujet de la phrase par trois degrés, et se distinguent en trois degrés de signification :
Le premier degré est marqué par le modificatif revêtu de la forme sous laquelle il est posé dans le dictionnaire, par le thème ou position du modificatif : copüis , sapiens, sage, Ce degré pourrait être appelé positif.
Le deuxième degré est marqué par une addition faite à la terminaison du positif : copurepus, sapientior, plus sage. La dénomination de comparatif ne peut caractériser d’une manière précise ce degré de signification, puisqu'elle con:
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vient également au superlatif qui marque aussi unc comparaison.
Le troisième degré est exprimé par un autre changement de terminaison : copuratus, sapienlissimus, le plus sage. Ce degré de signification marque la supériorité, l’exccllence sur plusieurs sujets comparés par la même modification commune à tous.
Les submodatifs de qualité ont aussi leurs degrés de signification pour les mêmes motifs, et suivant le même système : copéis, sapienter, sagement ; coputepuc , sapientiüs, plus sagement ; copwraros , sapientissime, le plus sagement.
Les notions précises que nous venons de rassembler dans ce chapitré, sur le submodatif, font dans les rudimens l’objet d’une multitude de règles et d’exceptions sans liaisons déterminées entre elles, et qui ne présentent rien de clair que leur confusion et leur défautde méthode. 1! est évident que la nature et les usages du submodatif ont été mal démèlés par les rudimentaires.
Nous venons de considérer les submodatifs par rapport à la logographie : si nous les considérons relativement à la lexicographie, nous les diviserons en séparables et insé. parables.
Les submodatifs inséparables se préfixent au commencement des mots, et en moditient la signification. Les principaux sont en grec, 1° a, qui s'appelle privatif parce qu’il marque privation, négation, et qui répond à li (dérivé de non) des latins : dixn, justitia, justice; aûuxr, injustitia, injustice; 2° vs, qui marque la difficulté, la peine, la souffrance : ruyn, fortuna, fortuue, ôvotuyia , infortunium , infortune. 3° ve ou yn, qui marque négation : OIVOS y pŒDA ; YnTotvos , impunitus, impuni;] aveuoç, vent; vnvepos, sans vent, calme. 4° apr, ept, fou, Bot, da, Ça, qui, dans la composition, augmentent la force du mot simple, et qui se rencontrent sculement dans un petit nombre de composés.
Les, submodatifs séparables sont ceux qui ne sont pas
susceptibles de se combiner avec le modificatif, et qui se placent tantôt devant, tantôt après lui.
Les Anglais et les Allemands font un grand usage des submodatifs séparables; ils les placent ordinairement après le verbe. |
Chez ces derniers les submodatifs inséparables sont be, emp, ent, er, ge, hinter, miss, ur, ver, wider, zer. Les verbes composés par submodatifs inséparables rejettent du modificatif l’augment ge : bedecken, bedeckt. Les verbes composés par submodatifs séparables disposent l’augment ge du modificatif entre le submodatif et le simple : abschreiben , composé de ab et de schreiben, fait abgeschreiben. Les submodatifs au présent et à limparfait se placent tantôt devant tantôt après le verbe : ich schreib ab, je copie; weil ich abschreiben , parce que je copie. Le connectif zu se place également au milieu du verbe composé : abzuschreiben, à copier.
En grec certains submodatifs ne sont pas séparés, quoiqu'ils soient séparables : tel est, par exemple, eù qui signi- ” fie bien-étre, facilité; evruyew, être heureux, être favorisé de la fortune ; evxohos, facile, par opposition à éuxoloc, difficile; vo suromrixov, beneficentia , bienfaisance , ve nant de mouww, facere, faire.