‹ Grammaire générale: ou, Philosophie des langues, présentant l'analyse de lChapitre 16 sur 96 · SI · texte numérisé non relu

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pour les tons moyens qui forment le ton fondamental du discours.

Observons , suivant M. de Tracy, dont la grammaire générale nous fournit ces conséquences avec les modifications qu^apportent les différences de théorres, observons que dans ce système de tout exprimer, on ne peut jamais avoir besoin de Taccent circonflexe, c'esl-à-dire qui désigne que le ton s^abaisse et s'élève successivement dans le même son , parce que dès que le ton , comme toute autre qualité, change dans un son, il n'est plus le même*, c'en est un autre qui lui succède : c'est une syllabe physique qui a aussi son articulation, sa voix et sa durée, lesquelles doivent être spécifiées.

40 Enfin , pour les durées , il faut employer les chiffres i, 2, 3 et 4 qui marquent les tems que chaque son doit durer de plus que les sons les plus rapides et les plus fugitifs; car il est inutile de donner .un signe de quantité aux sons les plus brefs, qui sont regardés comme l'unité de durée*

Ainsi, avec cinquante-deux signes on peut noter jusqu'à la plus extrême précision toutes les variations sensibles des sons yocaux,, au moins de ceux dont notre langue nous fournit l'exemple, et certainement il y aurait bien peu de caractères à ajouter à ceux-ci pour rendre l'alphabet absolument complet et universel ; car les divers langages des hommes varient beaucoup par la répétition plus ou moins fréquente de certains sons et par l'usage qu^on en fait ; mais il y a un bien petit nombre de voix et d'articulations réellement distinctes qui appartiennent exclusivement à un idiome, et ne se retrouvent jamais dans les autres.

Nous avons exposé la théorie des sons , et nous l'avons vérifiée par l'alphabet de la langue française. MàintjBnant*^ voyons comment les autres langues ^nt figuré ces sons^ et remarquons les différences propres de leur alphabet.

ALPHABET HEBBAIQUE.

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