LEURS FIGURES
BS-^
Aleph.
Beth.
bé
Ghimel.
gh
ghi
Daleth.
da
Hé.
hé
hé
Ouau.
on
on
Zaïù.
za
Héih.
hé
hé
Teth.
té
lod.
Kaph.
ka
Lamed.
la
IS
tD
Mexn.
mé
r^oun.
noo
Samek.
sa
Ain.
ft
ft
Phé.
Ph
phé
Tsadé.
Is
(sa
QQoaph.
qaou
SO
Ress.
(ré
tr
Sais.
sa
ssi
Sa
Thau.
• iha
s^ Ligature unique, qui signifia ^{^
L'écriture hëbraîquei ainsi que nous Parons dit précé* demment, ne démêle pas les voix des articulations ; elle les confond dans une même syllabe : en un mot, elle n'a que des consonnes pour figurer les sons, et n'a point proprement de voyelles.
En efi^t, aleph est une articulation aspirée faible qui correspond à Tesprit doux des Grecs ; haïn ou hajin est une articulation aspirée, forte, qui correspond à l!esprit rude des Grecs : ces deux formes de l'aspiration sont combinées avec la voyelle a, et par conséquent signifient à ou hà, & ou hà.
[ié est une articulation faible qui est confondue avec fe fermé ou aigu \ hè ou héth comprend Taspiration forte avec Yè ou grave : par conséquent hé ou hè équivalent à c ou héy ^ ou hè.
Le iod ou iolh correspond au jf français ; c'est une arti-* culation aspirée confondue avec Ti ; elle signifie donc l {hi faible) ou t [hi grave).
Le ouau ou vau correspond au v français, et selon les formes du son qu'il doit figurer, il équivaut à i^, u, ou français j il renferme donc implicitement Tarticulation v et les voix li, ou.
Le samek équivaut à c aigu ou $ sifflant.
Za%n ou sajin équivaut à s doux entre deux voyelles.
Schin ou ssin^ équivaut à sch^ ou 5C, ou ss^ ou même s sifflant, et répond au sch des Allemands, ou er^ des Grecs.
Tzadé ou isadé répond au z français ou C grec.
Thau répond au 6 grec, ou ih anglais^ et se prononce comme th français.
Têth répond au t ou <2 français.
Quouph ou koph répond au qu ou c guttural français.
Kaph ou caph répond au x ^^ Grecs^ et se prononce comme le k français.
Phé ou pé répond au 9 des Grecs, et se prononce par le phy oixfj ou p français.
Les autres lettres ne présentent aucune particularité remarquable.
Lft prononciation mârqaëe dans le tableau du syllabaire offre une manière simple et facile de lire Thébreu ) c'est la méthode de feu Audran, dont j'ai suivi le cours de langue hébraïque au collège de France (1).
Si cette méthode de lecture n'est point la vraie manière dont les Hébreux prononçaient la langue parlée, elle est au moins suffisante pour comprendre leur lan^e
écrite.
D'autres grammairiens ont essayé de suppléer les voyelles par des points qu'ils oùt nommén points-i^oyelles', mais les noms en sont si barbares et si éloignés de l'analogie de notre langue^ que leur simple lecture suffit pour les abandonner*
LBiraES COKSXDéfiÉES DAMS LBURS FONCTIONS GAllIllinCAU».
Les lettres hébraïques considérées comme moyetis de décomposer les articulations et les voix du langage oral dans la langue écrite, se divisent en lettres principales ou radicales^ et lettres secondaires ou serviles.
Les lettres radicales caractérisent l'idée principale exprimée par un mot et déterminent ce mot comme la racine d'où se forment d'autres mots qui en dérivent comme expression d'idées secondaires ou subordonnées*
Les lettres serviles déterminent les variations par lesquelles un mot radical exprime oU des modifications d'une idée principale ou des relations de cette idée avec d'autres, et caractérisent les transformations qu'il peut subir sous de nouveaux mots pour signifier des idées-conséquences*
Quoique toutes les lettres, à parler rigoureusement, puissent entrer dans la composition de tous les mots principaux } cependant on appelle ordinairement radicales celles qui ne sont jamais serviles, et les autres qui sont à
(i) {je professeur avait on digne adjoint dans M. Marcel, membre de la commission d'Egypte , dont je suis heureux de pouvoir rappeler ici les bontés pour moi et le zèle pour la science.
lavérité quelquefois radicales, mais dont la nature est de faire le service du discours , retiennent le nom de 5eruiles.
On compte dix radieales et douze servîtes.
Parmi les lettres servilés on distingue huit lettres for^ matives dont la fonction est de former les inflexions différentes des nomS) des pronoms et des Verbes,.en s'associant à la racine de ces mots avant ou après^ ou entre leurs radi* cales.
Elles sont donc très-souvent affîxes, c'est-à-dire à la fin du mot, pour en former les désinences (les cr^mens ou terminaisons)^ d'autrefois préfixes,. c'est-à-dire fixées devant les initiales du mot pour en modifier le sens et lui faire signifier d autres modes, d'autre tems, ce qui répond aux . augmens ou redoublemens des Grecs; quelquefois médiates, c'est-à-dire interposées au milieu des radicales pour modifier la signification du mot et en figurer les caracté^ ristiques oxxjiguratwes*
Les autres servîtes entrent dans la racine des mots ou se profixent généralement aux mots pour en exprimer les rapports grammaticaux, et forment les connectifs invariables (prépositions et conjonctions).
Deux lettres formatives servent aussi de signes connectifs.
Nous allons présenter, dans le tableau ci-après, la classification des lettres hébraïques en radicales, ser viles, .formatives et autresr