‹ Grammaire générale: ou, Philosophie des langues, présentant l'analyse de lChapitre 19 sur 96 · PRONONCIATION REÇUE · texte numérisé non relu

PRONONCIATION REÇUE

Alplia.

Comme a français.

Béta.

Comme b.

Gamma.

I* Devant toutes les voyelles , comme g dans gamme, guéri ; a* devant «y, x, Xi S>

comme n dans «n^e, aYYtXoç, prononcez anguétos.

Delta.

Comme d.

Epsilon

é (bref)

Comme é fermé de bonté.

Zêta.

«,ds

Comme ds^ en faisant sonner très-doucement le d.

Éta.

d (long)

Comme Vê circonflexe de têie.

Théia.

th

Ordinairement comme i, Quelquet-nns ,

d'après les Grecs modernes, le prononcent à

peu près comme th des Anglais.

lôu.

i (voyelle)

Comme i voyelle. Les Grecs n'ont point deJ.

Cappa.

Toujours comme k : Ktxspuv y Cicéron; prononcez kikérôn.

Lambda.

Comme /, sans avoir jamais le son mouUlé des deux U françaises.

Mu.

Gomme m»

Na.

Comme n.

x,cs, qs,gs

Comme x àML%lAlexàndre.

Omicron

(bref)

Comme o.

Pi.

Comme p.

Rho.

r, rh

Comme r. Dans les mots français tirés du grec r est toujours suivi du h , parce qu'en grec r est surmonté deresprit rude. .

Sigma.

Gomme s dur, sans jamais s'adoucir entre

deux voyelles : p.ou9a y muse ; prononces mou^a, comme dans le mot effaça.

*Tau.

Gomme t , sans jamais prendre le son de s devant une voyelle.

Upsilon.

Comme u de 6utm. Dans les mots français tirés du grec , u est remplacé parj' ; Çeçupo;, zéphyr.

Phi.

ph.f

Comme/ ou pA.

Chi.

ch

Ordinairement comme A. Quelques-uns, d*après les Grecs modernes , le prononcent comme le ch allemand.

Psi.

ps, phs, bt

Comme pt dans psaume.

Oméga.

Ôong)

Comme o long de Umtât.

Ainsi, Talphabet grec a de plus que le notre^ 1^ les deux voyelles longues t), ca j 2"" la lettre double <f ^ les aspirées 9, x> ^' ^^ reTanche, nous avons de plus que let Grecs, les lettres c, q, h, f, j et v.

Cependant les Grecs expriment notre h doux ou muet par une petite virgule placée au'-dessus de la voyelle, ^oç ^ habitude^ et notre h fort ou dur par un petit c placé au* dessus de la voyelle, ^poc, héros. Ces deux caractères sont appelés esprit^ c'est-à-dire aspirations y et distingués par les noms particuliers à^ esprit doux, d'esprit rudâ»

Ces aspirations ou esprits se placent sur les voyelles initiales des mots qui ne sont point précédés de consonnes. La voyelle o prend toujours Pesprit rude ; les autres voyelles reçoivent tantôt Fun, tantôt Tautre; p est 1« seule consonne qui prenne Fesprit, et eUe prend le rude si elle est seule. Mais, lorsqu'il y a deux pp successifs , le premier reçoit i'espril doux^ le second le rude: âp^a6«dv, arrhes.

Les consonnes 6, 9, Xj renferment l'esprit rade et équivalent, 6, à \, S" ou th^ c2A; 9 à 6', ic* ou bk^ph ; X à ï*> ^^ ou ghy ch.

Les consonnes X, |x, v, <r rejètetit Taspirationr Cette dernière, le (T, se combine 1® avec $ ou t et forment la double lettre Ç ; 2<* avec S, «,9 et forme le X, 8* avec y^ >^y ?? et forme le l. Ainsi, C»^/ 1 équivalent à Str, tôt, ou doriquement <^^i êd, wa, 955 Y<y, >t<r, x*»

LETTRES CONSIDÉ&ésS 9àVê IB^RS FONCTIONS GftàUlfiTICSàLB8#

Le» lettres coMidérëes suivant l'organe principal qui décomposé le son qu'elles écrivent, dans la combittaisOn qu'elles éprouvent en se réunissant pour composer des syllabes et des root», et dans la permutation qu'elle^ exercent entre elles selon l'identité d organes^ présentent ta classification suivante :

i^ Consonnes,

Les dix-sept consonnes se divisent en labiales^ gutturales et dentales.

labulbs.

O0TTUEÂLË8.

DBZfTÀLBS.

it

otmsomou.

9 ittiMttes ou periniittblei : 8 douces.

8 fortes.

8 atpiréef* 4 liqoiOef 9 muablei.

iimmaables.

8 doublée

islflUnle. • • «

Les muettes s'appellent ainsi parcequ'elies ont un son plus sourd que les autres consonnes. Elles seraient mieux nommées permutables ou muables^ à cause de la facilité qu'elles ont de se changer Fune pour Tauire dans la composition des mots.

Elles se divisent en trois ordres^ suivant Torgane principal de leur articulation } et dans chaque ordre se sous-divisent en douces, fortes, aspirées. Les aspirées sont composées de la réunion de Tesprit rude avec la douce ou forte correspondante, en sorte que f équivaut à 6* ou w;x ^ ï*> ^*>JÎ ^

Les liquides sont ainsi nommées parce qu'elles sont coulantes dans la prononciation et s'unissent facilement aux autres consonnes. (a,v sont nommées muables^ parce qu'elles peuvent se changer l'une pour l'autre ou avec des muettes, comme dans les mots solemnité ou solennité et immiscer pour inmiscer. X, p sont nommés immuables^ parce qu'elles se refusent à ces permutations.

Les doubles sont formées de la combinaison du a avec une muette, et, comme nous venons de le dire, équivalent, ^ à 6(7, TCff, <p<7; Ça t^s, xor, x<^; C & Se ou <i8, 'c<y> ôa.

Les 17 consonnes, ainsi que nous les avons divisées en trois ordres, se permutent Tune pour l'autre, lorsqu'elles

se suivent immédiatement dans la composition des mots et s'attirent ou se repoussent , selon l'identité d'organe de leur énonciation. Lrur permutation s'exerce dans un sens perpendiculaire ou dans un sens horizontal, par la vertu de la seconde muable, qui force la précédente à se changer en lettre du même organe. Ainsi , nous écrivons TSTUfxfAat pour TSTUTTfjLai de tÙtttw , Y^YP^f^t**' pour Ysypaçt*** de yp*?**» XeXexTat pour XeXeyrai de XeYw, iceTcXeYfAoti pour 7r67rXex[i.ai de 'jrXsxb), XeXeiircai pour XeXeiêxai deXetëco, [jLejjioXufxîxai pour [AefAO- Xuvfxai de [jLoXuvb), {xefAoXuYxa pour [xefxoXuvxa de fxoXuvw, etuçtyiv pour £tut:Ôyiv de tututo), 77£7retafAat pour TreirsiOfiLat de iretOo), 7r£«ppa9(Aat pour Treçpa^ftai de cppa2^(o, ecppaaOïqv pout ecppal^Oyiv de

Mais si les deux lettres aspirées peuvent se succéder im^médiatement, Pune à la fin d'une syllabe, Tautre au commencement d*une syllabe suivante, il est rare que deux syllabes successives commencent chacune par une aspirée. Ainsi, on dit xeôuxa pour Tcôeôuxa passé de 6uw; Teôaçoe pour ÔsÔaça, passé de OaTcrti) ; tptj^oç pour ôpt^o;, génitif de 6pt5. .

Si donc, quelque combinaison grammaticale enlève l'aspiration , il faut par compensation la reporter sur la consonne ou voyelle initiale de la syllabe précédente. Ainsi, Tpeço) fait au futur 6pe^(o pour » Tpecpaco au passé passif TsOpafAjxai pour T6Tpa(p[xai, iptyta futur ôpeÇ<«^ l^o» futur l^o).

^•voyellei.

Les voyelles se divisent en brèves, longues et communes, susceptibles on non susceptibles de contraction.

SaieepUbles de contraction.

Non saieeptlbles de contraction.

2 brèves :

2 longues :

Tl, «

5 communes :

Les voyelles e, o^ sont brèves de leur nature et réunies à elles-mêmes ou à la consonne a, elles forment les longues Y), b>. Celles-ci peuvent encore se réunir aux brèves et for-

mer des longues plus longues sous la même éiTÎlure avec l'accent circonflexe, en sorte que, 1® ee, ea, ey\,se contractent par ^ ; 2<* ae, a-jf), en S ; 3<> oo, ow, or„ 603, ao, oco), aou en w.

Si la voyelle contractée est suivie d*un t, cet iôta s'écrit sous la longue , et se nomme alors iôta souscrit. Ainsi aoe se contracte en Ç; eat en îi; «st, aifi en ^.

Si la voyelle principale de la contraction ne se change pas en sa longue, le iôta continue de s'écrire à sa suite. Ainsi, 001, osi, oy) se contractent en oï.

Dans ces contractions^ c'est la voyelle de forte intonation qui absorbe la douce.

Mais il se fait d'autres contractions où les voyelles expriment un nouveau son et changent leur écriture. Ainsi, eo, eou, oe, 00, oou, se contractent en ou, ou; ee, sa^ en et, dans les inflexions des noms et des verbes.

Outre ces syllabes contractées, il se forme encore d'autrès syllabes de voyelles successives par l'addition de (9 v, qui ne se contractent point. Voici le tableau de toutes ces syllabes différentes,. avec leur prononciation.

OL se prononce comme â dans hâle.

fi

forêts.

tantôt.

ai, al

aï

faïence»

iif tl

eî

pléiades.

oï..

oîlée. .

au

au

tombeau.

tu

eu

neuf.

ou, ou

ou

poudre.

eu

(BUf.

cdu

où

goût.

Ul

mm^

ul

bruit.

ALPHABET LATirf.

L'alphabet de la kngue latine se compose de vingt-quatre lettres, qui se divisent eu dix-neuf consonnes, b, c, d^

fou pb, g, h, j, k, 1, ra, n, p, q, r, s, t, v, x, z; et cinq voyelles, a, e, i ou y, o, u.

Ces voyelles successives ou réunies dans la même syllabe pour exprimer deux sons successifs qui ne sont démêlés ou séparée par aucune articulation écrite, forment cinq diphtongues, au, eu, œ (tiré de ai grec), et œ (de oi grec).

Toutes ce$ lettres isolées ou réunies se prononcent dans nos écoles, de même que les lettres françcaises qui leur correspondent, avec la seule différence [qu'il n'y a point d'e muet en latin, et que les deux U successives n'y ont point le son mouillé français.

II est notoire que cette prononciation n'est point l'exacte représentation de la langue parlée des anciens Romains \ mais elle nous suffit pour comprendre leur langue écrite. Chaque peuple moderne, sans rien changer à l'écriture du latin, a sa manière de le prononcer, en l'adaptant à sa langue usuelle.

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