ALPHABET ALLEMAND
L'alphabet de la langue allemande contient vingt-quatre lettres qui se divisent en dix-neuf consonnes, b, c, d, fou V, g, h, j, k, 1, m, n^ p, r, s, t, w, x^ z ; et cinq voyelles, a, e, i ou y ; o, u.
!• consonnes.
Figures. Noms. PrononciaUon expliquée par le français.
B bé Comme b français.
C tsé lo devant a, o, u, 1, r, k, comme A; 2* devant e, i, y, 3B, œ, comme ts.
D dé Comme d.
F efife Comme f.
V faou Comme f.
G gué 1 «> Au commencement des mots devant toutes
les voyelles et devant 1 , n , r, comme g dans les mots geU^ guérite^ g^iàê^ gosier,
Figoref . It9iW< Prononciallon
guttural; de même au milieu ou à la fin des mots devant a, o, Uy et après /}; 2** au milieu ou à la fin des mots devant e, i, œ^ œ^ et après r, ou à peu près comnie ch dans le mot allemand ich^ de manière cependant à se rapprocher du son guttural et palatal de \y français dans le mot pajen; S"" dans les mots dërivés du français , comme g* français .• das genîe^ le génie; logi^eny loger.
H ha 1^ Comme h fortement aspiré s^il est la première lettre d'un mot (et cette aspiration se conserve au mot simple dans ses composés)^ et si elle se trouve au coqimencement de la terminaison heit des substantifs \ 2^ hors ces deux cas, le h est muet, et ne sert qu'à rendre longue la voyelle qu'il détermine.
J iûd Comme y dans le mot pajen.
K ka Comme k.
L ell Comme 1 français, sans jamais être mouillé.
M emm Comme m*
If enn Comme n.
P pé Comme p.
Q quoû Toujours suivi d*un u et prononcé A^ou , comme dans courbé^ quatuor.
R err Comme r.
S ess Comme s française , en sorte qu'entre deux voyelles il prend le son adouci de z. Mais au commencement des mots , s'il est suivi de t ou/jfil se prononce comme ch français.
T té Comme t; mais s'il est suivi de i, on le pro« nonce comme ts*
W vé Comme v.
X iks Comme x dans jélexandre.
% tsedde Comme u^
GoDsonneg successives qui présentent quelques particularités remarquables dans leur prononciation.
ï'jgures. Noms. Prononciation.
ch tséha Pour prononcer le ch, desserrez les
dents, placez la langue contre les dents inférieures 9 expirez fortement la voix ou le son> et prononcez le mot macheriy faire. Mais s'il est suivi de 5, prononcez -le comme k français ou l grec.
sch estséha. Suivi d^une voyelle^ comme ch français dans cherchons i autrement comme sk.
sz estsedde Comme ss dans assassin»
tz tétsedde Comme ts, de manière à rendre longue la voyelle précédente.
f FoyelUf,
a a Comme a français,
e é Comme é français, tantôt muet^ tan*
tôt fermé ou aigu, tantôt ouvert ou grave, i i Comme î dans inimitié.
y ipsilone Comme î long dans/îire.
o o Comme o dans colorer.
u ou Comme ou dans sou.
Voyelles successives.
aa Comme â long dans pâleur.
œ ou a ou a Comme ai dans raison.
ai Hapidenaent , comme ahi dans tra-
hison, en prononçant successivement chaque voyelle avec le son propre à sa voix, ay Comme ahi dans trahison.
Figarei. rfom. ProDoaeUlioD.
au Rapidement, comme ahou, en rléla-
chant le son de Ya de celui cfou, prononcés successivement, au ou au Bapidement» comme éhonj à peu
près comme Jéhu prononcé Jéhou à la manière allemande.
ee Comme é aigu long dans Orphée.
Mais si les deux e sont distingués par l'usage en deux syllabes consécutives , elles se prononcent séparément avec leur son propre.
ei Rapidement, comme éhi^ de manière
à faire entendre successivement le son propre de chaque voyelle.
ey . Rapidement comme éhi,
eu Rapidement comme éhou^ sans ap-
puyer sur Faspiration douce qui est naturellement sousentcnduo.
ie * Comme i dans vie^ de manière que
le son soit presque imperceptible à Toreille, excepté dans les mots dérivés d'une langue étrangère où r^ se fait entendre plus ou moins^ selon sa position : asi-eiï^ his^ torie* o ou d Comme eu dans bonheur.
u ou ù Comme u français àansjlûie.
Nous avons écrit Talphabet allemand avec les caraclcros romains déjà usités chez les Allemands dans plusieurs éditions d« leui*s ouvrages classiques. Cependant les peuples de TÂllemagne continuent à se servir des anciens caractères gothiques, d abord employés par les moines vers la fin du quatrième siècle, ensuite par les premiers imprimeurs, mais dont les Italiens modifièrent la forme angulaire^ et formèrent le caractère appelé romain^ qui fut adopté successivement par les Français, les Espagnols, les Hollandais, les Anglais et les Suédois.