‹ Grammaire générale: ou, Philosophie des langues, présentant l'analyse de lChapitre 56 sur 96 · GRADUATION · texte numérisé non relu

GRADUATION

AUGMBIiTàTIVI.

snmiiiTiw.

Divenet fina- Diverses, les.

a,er,ns,e,etc« œ« i at, ot, is, us.

DÎTenes fina- e, en, n, r.

les.

Difenes Sjo»»

les.

m,o, e,)o, io,

Sy et>ii*

Caret.

Caret.

Caret.

U ff o, a, à f, i, e, à» ù, i.

DÎTcries ter- t> et.

DWertet finales.

Caret.

Caret.

Caret.

Om, eo, io, oti tas, meOf nieo*

tu m, etc.

Aa moyea des modibcatifs et submodatifs.

Au moyen des modificatifs et submodatifs.

i« Grandeur :

one, ottOyOf so.

a^Difformiié de la grandeur :

accio, axBo, astro.

On, MO, etc.

OXoc, uXoc, tXQVy apiov, apioç.

ete.

fjlns, oins, ella, otta, etc..

Lain, chen.

On, etc.

Au mojeifc des modificatifs et des submodatifs.

I* Petitesse : etto, ello, uccio, iccittolo, uizo.

a* Difformité de U petitesse :

ino, etto, uccio, naso.

Illo , ito , ico , ue!o, ejo, eie, in.

Et, elle, etc.

— âi8 —

Ce tableau donne lieu aux remarques suivantes^ qui en sont le complément :

1^ Quelquefois on marque la graduation par des fragmens d attributs que Ton place au commencement des noms. Exemples pour Pampliation : euTroda, beneficentia> bienaisance ^ grandiloqoeniiâ, haut style.

Exemples pour la dégradation : Su^tu^toe inforlunia infortune ; parviloqmntia, style familier,'bas^ unthier^ mcMialre (venant de Ihier^ animal)^ missversland, mal entendu (de verstand, intelligence).

2° Les Hébreux, pour exprimer le genre neutre, emploient le féminin : ainsi le nom féminin iouhé signifie à la fois bonum et bonitas ; le pronom féminin zath^ h»c isla^ signifie quelquefois hoc, istud«

Certains noms bébreUx réunissent les deux genres masculin et féminin, comdne dies en latin, et se nomment communs ; ils ont toutes sortes de terminaisons à la manièredesnoms masculins^ et serrent à'désigner lasanimaux et lés êtres dont le sexe n'est point distingué par des noms particuliers; tels sont becour, (bos), chêzim (sus), etc.

Les noms hébreux au singulier ne so distinguent pas par leurs lettres de même qu'en latin laudem, par exemple, marque une terminaison singulière de nom ou de verbe.

Au pluriel ils se distinguent ordinairement: les nofds masculins par Tune des trois terminaisons i/it, m, oun^ ajoutée au singulier, comme daber (verbe), daherim (verba) 4 les féminins par l'une des deux terminaisons outh^ th, lo par outh substituée à la finale é, comme toubé (bona, bo&tio)^ tourbouth (bonae, bonnes) ; 2'' par outh ajouté à la finale ik^comme ioussith (arcus);koussithouth(arcus); 3* par iouth^ comme gophrith (sulfur), gophriouth (sulfura); melacouth (regnUm), melakiouth (régna)*

Le duel se dislingue quelquefois par Tune des deux terminaisons outhim^ thim^ formées par la réunion des terminaisons masculine et féminine du pluriel. D'autrefois le du«l se termine comme le pluriel ; mais cela n'empÀ;he pas de discerner quand ce pluriel est un véritable duel;

carie dûèl exprime d'abord les objets doublai par nature ou par institution humaine, comme les yeux^ les maint, les meules d'un moulin ; et puis par extension^ deux objets existans sépai'éroent, mais rëunis parallèraent dans la phrase comtne termes conjoints de la modiâcatidn exprimée par le terbe. C'est ainsi qu'Homère a dit :

Ktti iXtvmo troiVToec vfjxw^ç ( Iliade, thé h)

ce Chrysès faisait cetta prière à ioiis jet Greot^ et surtout aux deux Atrklet^ cheft des peuples, m

3^ Les Anglais ne connaissent d autres genres que ceux par lesquels la nature a distingué les sexes dans les êtres moraux et physiques animés. Quant aux choses inanimées, elles ne lont point sujètes à. ces différences; elles ont à l'imitation de THébreu un genre commun. D'un autre côlé^ l'anglais a, au singulier, la ressource de ses déterminatifspronoms he^ m^ she^ F. et it, n* pour distinguer Us genres.

Dans la langue anglaise les noms terminés en j^ ou /e font ves au pluriel , excepté ceux en ocf. Les noms en }'* impur font iW; ceux en y pur font ys^ au pluriel : folly, follies^ loaf, toaves, balf, halves , lady^ ladies.

4o En suivant la même analogie^ on fera aisément l'application du tableau précédent aux autres langues,

9'' Réginles da Bam^

Les rapports du nom dans la phrase se nomment^reg^imes. Or le nom peut être mis en régime de trois manié-* res : comme sujet ^ comme objet^ comme circonstance de la phrase; et dans ce dernier cas exprimer quatre sortes de circonstances^ de principe délerfiiffiafit un noiti, de principe déterminant un modlficafif, de fin marquant h fermer d^né attribution , dé fin inâi4(ti«ill )^ ferme

d'une tendance. La circonstance de principe marque le point où commence l'action et où elle est renfermée. Ce principe a deux caractères : 1 il est le terme gênérateur^ possesseur, et déterminalif d'un rapport de génëratioU) possession et détermination, et se nomme principe^ génitif] 2° il est le terme abstrait, ablatif, d*un rapport d'extraction, de division et se nomme principe-ablatif. La circonstance de fin désigne le terme où tend l'action et où elle finit. La fin a aussi deux caractères : 1« elle est le terme d'une attribution , d'une dation, et se nomme fin-datif on terme datif \ elle est le terme d'une tendance, d'un mouvement qui se dirige vers elle , qui se jette vers elle, et se nommefin-^objectif on terme-objectif.

Tableau des régimes.

ISobjeetif. : ntriui régnait for leg Pwam.

Obiectif. Alexandre ? ainqoit Darios.

f i déterminant un nom. . . La défaite de Darios fat Menlât I de principe I suivie de sa mort.

I I déterminant un modificalif. Les Perses étaient gauTernés psr

Clreonstantif / Dirins.

I terme d*ane attribution. . Les Perses obéissaient h Darios. terme d'one tendance. • , Alexandre envoya on dépoté è Darius.

La nature de Faction exprimée par le verbe détermine l'espèce du régime. C'est en ce sens qu'on dit qu'un verbe forme tel rapport, et qu'il gouverne ou régit tel cas. Le connectif invariable qui précède le circonstantif, caractérise l'espèce particulière du rapport, et les sous-divisions qui peuvent s'en faire sont du ressort de la grammaire particulière.

3o Déclinaison.

Le nom exprime dans plusieurs langues ses rapports ou régimes par certaines désinences propres qui s'appellent cas, c*est à dire chutes ou déclins ; d'où le mot déclinaison

pour designer lo syslème entier de ces désinences. Les cas se divisent en cinq espèces, et ont chacun leur dénomination propre, comme il suit :

Bégioiff. Cas. ;

Ide S« personoe. • Nominatif, Darius Persas reirebat. de Ire personne. . Focaiif. Dart, rez infelicissime, periisli I

•j Objectif. Jccusatif. Darinm Alexander tîcU.

I Génitif, Darii cladem mors brevi secuta est. Ablatif, A Dario Persas rcgebantur.

CircoDa(antif / ^ Datif, Dario Persae parebanl.

accusatif Ad Dariam Alexander legalum de fin \ précédé cTun misit.

connectifin»

variable.

Telle est la manière d'exprimer les régimes du verbe dans la langue latine.

Le grec admet les mêmes cas^ à l'exception de l'ablatif qu'il ne connaît pas, et qu'il exprime généralement par Le génitit , puisque c'est un régime de principe. Il y a évidemment méprise dans les grammaires grecques qui con« fondent avec le datif ce qui est ablatif en latin, tandis que ce cas doit être compris avec le génitif sous la même dénomination. C'est pour préciser la différence de ces deux espèces de régimes que le grec fait usage des prépositions devant le génitif, au lieu qu'en latin le génitif est toujours sans préposition, et quel ablatif seul en est précédé. C'est par le même motif que le datif grec traduisant plusieurs rapports de l'ablatif latin, est souvent précédé d'une préposition, tandis qu'en latin il n'en reçoit jamais.

La langue allemande admet la déclinaison grecque ; ainsi elle confond lablatif avec le génitif ; quelquefois elle le traduit par le datif, et elle se sert de prépositions devant le génitif et le datif, lorsque les circonstances du discours en exigent Tcmploi.

Les langues liébraique, anglaise, italienne, espagnole et française ne déclinent pas les noms, et faute de cas, elles expriment les rapports par la place qu'elles donnent aux

régimes. Ainsi la phrase commence par le subjectif et finit par Tobjeclif 5 ces deux termes ne peuvent être déplacés que dans le cas où la construction, continuant à être clai» re, en deviendrait plus énergique. Le circonstantif étant précédé d'un connectif invariable se place tantôt au commencement, tantôt à la fin de la phrase^selon que Texiga la clarté ou l'énergie de la construction.

S'il n'y a point de cas pour les noms, point de déclinaison nominale dans cos langues, il n'jr a donc point de nominatifj d^accusalif, de vocatif, etc. C'est donc une erreur des grammalistes de nommer dans les langues indéclinables nominatif CQ qui est régime subjectif, accusatif q^q qui est régime'-objectif^ et ainsi d^ autres rapports.

MàNIBRE DB UA&QUSa LES RAPPORTS DU NOM EN HEBREU.

La langue hébraique marque les rapports du nom paf des augméns placés devant lui ^ ces augmens appelés pré^ positions sont des fragmens de connectifs ou des sigoea abrégés qui remplissent les fonctions de coiioectif.

Page 1