PASSIF
mur
ris ou re mini
tur ntur.
(impératif re)
i(à Timpératif ajouter r à celai de l'actif).
Ces désinences se retrouvent dans toutes les conjugaisons ^ elles s'ajoutent.à l'infinitif, à la^placedf» re après
qu'il en a éié reiranchë ; elles sont précédées d'une voyelle plus oumeins variable, et quelquefois d'une syllabc,sclon ianlériorité ou la postériorité qu^elles sont chargées de marquer^
Au passif tous les tems simultanés se forment de l'actif en remplaçant sa terminaison par celle qui est indiquée dans le tableau; génération très-facile à former. Les tems antérieurs se composent du verbe esse qui se conjugue par des terminaison3 actives, et du participe passif. Les tems postérieurs au passif comme à l'actif se forment du verbe sum et d'un participe actif ou passif.
De là nous concluons que les grammaires latines, comme la grammaire grecque de M.Burnouf, ne devraientjprésenter aux élèves qu une seule conjugaison, et raisonner avec eux la génération et les désinences des tems. Cette méthode leur donnerait en très-peu de leçons l'intelligence de la conjugaison, et les mettrait aussitôt en état de passer à l'explication des auteurs, laquelle doit toujours précéder de longtemps la composition des thèmes, puisqu'il faut connaître les usages d'une langue pour pouvoir écrire dans cette langue, et que ces usages ne s'apprennent pas dans les règles trop vagues et trop générales d'un rudiment, parce qu elles sont ordinairement extraites d'observations qui portent sur des faits dont Télève n'a pas encore l'idée.
La grammaire latine comme la grammaire grecque a des verbesmoyens ou réfléchis; mais elle n a point démode particulier affecté à cette espèce de modification. Les uns s'expriment par la voix active 5 les autres par la voix passive. Quand le verbe exprime une action réellement active que le sujet réfléchit sur lui-même, il s énonce par la voix active: ego me laudo. Quand le verbe exprime une action fictivement active que le sujet ne réfléchit pas réellement sur lui-même, il s'énonce par le passif: irascor^ je me fà* , che , c'est-à-dire je suis fâché ; la cause de cette action ne vient pas du sujet, il n'y a pas d'activité réelle. Il faut ex- ^ ceptcr ces deux phrases: venenum sese in venas insinuant^ les itase liabel. Les verbes d'action absolue et d'état s'énojicent par l'actif; les grammaires latines les appellent Tou I. 24
verbes-neutres^ patce qu'ils ne sont ni actifs ni passifs. Quelques verbes neutres ont les tems simultanés sous la Toix active et les tems antérieurs sous la voix passive : gaudeOj ga^isus sum, etc., audeo, ausus sum ; confido, confisus sunij etc.
Il existe des verbes dont le sens est actif, mais dont la
désinence est passive : imitor, j'imite. Les grammairiens
Jes appellent verbes déponens^ parce qu'ils ont déposé^
quitté la désinence de l'actif pour prendre celle du passif»
On remarque, au contraire, des verbes qui ont la signification passive avec la terminaison active^ comme vapulo, je suis battu ; veneo, je suis vendu )fîo^ je suis fait ; exuloy je suis exilé, etc.
/3iuiJU^gr9Qiinaire française reconnaît quatre conjugaisons des verbes en er, zV, o/r, re; mais il n'y a réellement ^ comme en latin et en grec, qu'une seule conjugaison dont les tems prennent les désinences suivantes aux tems simultanés de l'actif.
1( qui se retranche dans les terminaisons en » et en SingnUer. •,< j» prononcé comme 4 dans lionté : fdmo, [ f aimai» i'ai aimé, j'aimerai » j'aurai aimé. Ploriel. s,
l^nguUer. a, qui se retranclie & rioMéralif aime.
m» PAMAtin» / s *P'^ °>> ^ mnet, s après un é fermé, qni dans
V rersonne. . pj^yi^i^ ^\ ce cas perd l'accent qu'il portait autrefois, car
I I on écrivait vqw aimés pour vous aimes»
Il excepie quib ifw lerminaisons en e muei ei oans SingaUer. iA cefiesenadutems|Noaiaf :Uaime,qa'ilaimo, I il a aimé, il aura aimé, il aima.
I excepté dans les terminaisons en e muet et dana Singulier, t,
I Pluriel, nt»
I/analyse de ces désinences présente des règles sûres et invariables pour Torthographe du verbe en français. Les grammaires françaises devraient faire de pareilles analyses f»our faciliter l'étude de l'orthographe; il faudrait bien moins de tems aux élèves pour apprendre à écrire correc^ tement le français, surtout si on leur faisait faire des applications réitérées de ces principes par l'exercice fréquent de la QQBJugaison par écrit ayec le tableau sous tes yeux.
Les lems antérieurs du verbe actif se conjuguent par le verbe ai^oîr^ auquel on ajoute le participe antérieur qui demeure toujours invariable et neutre ou neutralisé parce qu'alors il est actif, à moins que Tobjet de son action ne soit placé devant lui*
Le verbe français à la voix passive on, pour parler plus exactement^ au mode passif, se conjugue dans tous ses tems sur le verbe ^ifre, qui s'adjoint pour cela le participe passif^ été aimé^
Les verbes réfléchis ou réciproques, comme /^ mère" pensy je nCimagine^ je me suis louéj se conjuguent sur le verbe être dans les tems antérieurs. Ce mode d'action correspçnd à la voix moyenne dans la langue grecque ; il se traduit sous cette forme. Mais le mode d'action moyenne ou relative s'exprime souvent par une forme qui en français est active sans réciprocation ; c'^est que le mode d'action moyenne consiste à exprimer une action dont l'objet ou la fin se rapporte au sujet de la phrase, une action qui est faite pour Tusage du sujet, une action enfin qui marque une intention dans le sujet. Cette difi'érence se trouve déterminée dans cette phrase du premier livre de rilîade; ApYj-r/jp Yi^ôe eict vaoç XutfOfJisvoç OuYOtTpa xal çEpwv airotva, le prêtre vint devant racheter sa fille et portant une rançon magnifique. On voit qu'il se destinait à lui-même Ouya-cpa l'objet de l'action Xuffojitevoç, qu'il destinait aux Grecs aicoiva objet de l'action «psptav : d'où il suit que tous les verbes grecs au mode moyen ne correspondent pas exactement au ^lode réfléchi du français.
Enfin dans toutes les langues il y a des veirbes qui pour la formation de leurs modes, tems et personnes^ ne suivent pas les conjugaisons générales^ on les appelle irréguliers.
Abstraire^ verbe actif. Ce verbe n'est pas usité en tous les tems, ni même en toutes les personnes du présent. Oa dit seulement, f abstrais, tu abstrais^ il abstrait } mais au lieu de dire, nous abstrayan^i ete.y on dit nous faisons abstraction.
Le paiÊdi et k prêtent aimple ne sont pas usités, mais
on Ail: fat abstrait, tuas abstrait^ elc.;yWai5 abstrait ^ eic.'^ feus abstrait^ etc.
Le présent du subjonctif n^est point en usage ; on dit^ fabstrairaij on dit aussi, que f aie abstrait^ etc.
En^^oyer : f envoie, fent^ojaiyfenv^errai^ etc. Ces exemples suffisent pour vérifier notre observation.
Il y a des verbes dont le sujet est une phrase, comme oportet^ oportet ut v^eniat^ il faut qu'il vienne. Les grammairiens ont tort de les appeler impersonnels^ puisqu'ils sont au moins à la 3^ personne du singulier sujet de la parole. Il n'est pas rare de les trouver dans les bons auteurs au pluriel avec un nom pluriel pour sujet.
Il y en a d'autres qui expriment une action morale ou intellectuelle dont le sujet n'est pas exprimé parce que c'est un sentiment , une idée dont Tesprit ne s'est pas rendu compte^ et à laquelle il n a pas déterminé de signes, soit qu'il n'ait pu en découvrir la cause soit que l'ayant connue, il en ait jugé inutile l'expression^ parce que les circonstances la faisaient facilement suppléer. Tels %on\ pœnitet^ pudet, miserety etc., que les grammairiens décomposent en pœna tenety pudor tenet, miseratio tenet, mais que Beauzée avec plus de raison ne décompose pas, et auxquels il supplée le sujet. Ils ne sont pas non plus impersonnels, puisqu'ils sont à la 3e personne du mode personnel, et que quelquefois on leur trouve un sujet exprimé dans les bons auteurs.
Il y a des verbes qui expriment une action physique, un effet de la nature, dont l'esprit ignore la cause, et qui n'ont point de sujet exprimé ^ ils peuvent se rapporter à la classe des précédens. Tels sont pluit^ ninguit, etc. Jls ne sont pas plus impersonnels que les autres, puisque leur forme ne les rapporte ni au participe ni à l'infinitif qui, selon Beauzée, forme le seul mode impersonnel. On les trouve quelquefois avec des sujets exprimés. Nous suppléons en français l'ellipse du sujet par ily pronom général et indéterminé; ilpleut^ il neige *^ que l'on peut décompo'^ ser par la pluie esty la neige est.
Ex^^ dans le français lorsque nous faisons Tinversion
du sujet de la 3« personne, nous le remplaçons devant le verbe parle pronom iV, que noua mettons au singulier ou : pluriel^ selon les vues différentes de la pensée : Us sont . passés, ces jours de fête ; il est des hommes qui; il viendra des tems oii; ils viendront ces tems où, etc.
Tout verbe en hébreu peut varier de cinq manières générales la modiQcation qu'il attribue au sujet de la phrase, et former cinq modes d'action connus dans les grammaires sous le nom de voix (voces), parce qu'ils expriment dans le sujet les diverses significations de Tattribut. Le verbe jt7^a/ (faire), qui est adopté depuis longtems pour être le modèle de tous les verbes réguliers, donne aux cinq modes généraux d'action le nom des siens.
Ainsi le premier, qui est connu des rudimentaires sous hî nom d'actif, et qui se nomme phâl^ signifie fairej produire; le second, qui est le passif du premier, et qui se nomme nouphdl^ signifie être fait, être produit; le troisième, qui est un autre actif inconnu dans les rudimenset qui se nomme éphaïl, û^niGie. faire faire, faire produire^ le quatrième, qui est le passif du troisième et qui se nomme éphâl, signifie ^arre être fait, faire être produit, êtrejait faire, être fait produire; le cinquième^ que les rudimens appellent verbe réfléchi ou réciproque, et qui se nomme etÂapAaZ, ^signifie se faire, se produire.
Pour désigner le deuxième mode ou la deuxième; voix, par exemple, de mésar (livrer), on dît : le nouplial de mésar est noumésar (être livré). C'est comme si en latin on disait \ Lamor de laudo est laudor, au lieu de dire la voix passive du verbe laudo.
On rencontre souvent en hébreu des verbes qui ne sont pas susceptibles de ces cinq modes d'action; d'autres, qui en seraient susceptibles, mais qui ne les ont pas : ces variétés sont également dans les autres langues. Quelques verbes ont à l'éphaîl, à Véthaphaly etc., la signification de phdl;ei réciproquement la voix pA^Z a quelquefois la signification des autres voix. On voit des verbes qui sous une même voix ont la double signification active et passive. Cette différence dans la nature des modifications a
fait donner aux verbes les diSiérene noms de transitifi , întransitifs, neutres, eommunSy etc. La connaissance de ces dénominations diverses est inutile pour Tëtude de la i^onjugaison du verbe en hébreu comme dans les autres langues.
Il est plus utile de diviser les verbes en réguliers j qui suivent une loi commune au plus grand nombre, et en ir^ réguliers^ qui s^écartent de cette loi commune.
Quant à THébreu, Tirrëgularité n*est ordinairement que dans les lettres radicales. Dans les autres lettres , il y a presque toujours uniformité. Par cette raison nous n^exposerons les verbes irréguliers que sommairement. Les réguliers auront seuls un développement complet^ qui sera commun pour tous ; et ce développement est simple.
Chacun des cinq modes d'action se diversifie par les trois modes de Tidentité ; l"" le mode impersonnel-nominal (infinitif), qui exprime sous la même forme les tems simultané, antérieur et postérieur ; 2^ le mode impersonnel-modificatif ( participe ), qui exprime sous la même forrne le tems simultané, antérieur et postérieur, et qui suit la loi des qualificatifs pour désigner le féminin et le pluriel^ 3^ le mode attributif ou personnel, qui eitprime l'attribut complet déterminé par la personne et par le tems.
l^e mode attributif personnel n'a que deux formes d'i« deotité: Tune positive, qui^ modifiée par un submodalif, sert pour la forme auhardennée ( le sub)onctif ), la forme suppositive (l'optatif), l'autre natiojKial/e impérative (rimpérative), qui s empbie pour oommaDder, prier, permettre,, comme lorsque Dieu dit dans les proverbes, IV, 4, serva mandata mea et vive^ (pour vi^m)4
La forme positive du mode personnel n*jii que deux tems : 1^ Yanêerieur à la parole , qui exprime ce qn^on appelle dans les rudimens, impar&tt, parfait, plnsque parfait) aoriste ou prétérit de Tindicatif, du subjonetif^ et de l'optatif ou conditionnel ; souvent aussi le présent et le futur ;• 2^ le pastéréeur à la parole^ qui a d'abord la valeur
des differens futurs des autres langues, et qui sert en outre à exprimer rimpératif, à signifier l'habitude de Taclion ou de Tétai exprimé par le verbe, à marquer un tems indéterminé nommé aoriste^ comme quand on dit en français : T homme sage considère la jm de ehaque chose et les mojens dy arriver.
La forme impérative n'a qu'un tems, qui est proprement un postérieur à la parole ^ puisqu'il se remplace souvent par un futur* H manque de sa première et de la troisième personne tant du singulier que du pluriel.
D'où il suit que le système de la conjugaison hébl^aiqUo est fort imparfait*
Les Hébreux divisaient le tems en deux parties : l'une qui est écoulée et qui n'existe plus, l'autre qui doit s'écouler et qui n'existe pas encore. Par cette analyse du tem« ils ne trouvaient point de présent^ et considéraient toutes les époquçs de la durée ou comme passées ou comme futures. Voua pourquoi dans la conjugaison ils n'ont point de présent. Cette opinion est aussi celle d'Arislote qui ne reconnaît pas de présent : car, dit-il, l'instant de la parole unit le passé avec le présent ; il est la limite de ces deux parties du tems, puisqu'il est le commencement de Tune et la fin de l'autre. (Natûr. auscult. Lir. IV, c. 19).
Supplément au tableau det arliculationt et des voix du son y
inséré p. 49.
ALTRABBT ÉlilIBIlTAlBC OV STiNOGllàPHIQCC.
Nous n*avoas dans notre alphabet ordinaire que cinq voyelles; mais il est bien notoire que nous avons plus de cinq voix. Nous n'avons que dix^sept consonnes ; mais il est bien notoire au^i que nous avons plus de dix-sept articulations. Cela prouve que notre alphabet, malgré sa supériorité sur les autres, est encore bien imparfait.
Notre langue écrite n'est point d'accord avec notre langue parlée^ et notre orthographe est loin d'être la représentation fidèle de notre prononciation. C'est ce qui rend Tart de lire si difficile à tous les âges, et apporte tant d'obstacles à la vitesse de l'écriture.
Mais nos caractères d'écriture légèrement modifiés et employés de manière à être Texpression fidèle de la prononciation, peuvent faciliter singulièrement Part de lire, et donner à notre écriture la célérité d'une bonne sténographie, $ans en avoir les inconvénients et les difficultés.
Notre langue parlée se composé de 21 articulations sensibles à Toreille, F, H, Z, S, V, F, M, B, P,'N, D, T, L, L, R, Y, J, J, N, G, G, qui peuvent s'écrire par les 21 caractères précédens.
Comme dans la décomposition du son, la voix est une auite de larticulation, nous trouvons aussi 21 voix perceptibles à notre oreille, lesquelles peuvent s^écrire par nos cinq voyelles ainsi modifiées : e, e, e, é, è; i, i, u, ù, ù, e^ é, è^ u, ù, o, o, 6, a^ à, à.