‹ Grammaire grecqueChapitre 180 sur 240 · V. PROPOSITIONS RELATIVES · texte numérisé non relu

V. PROPOSITIONS RELATIVES

472. Les propositions relatives équivalent souvent à des propositions dépendantes de cause (ὅς — ὅτι), de conséquence (ὃς — ὥστε), d'intention (ὃς — ἵνα) ou de condition (ὅς — εἰ ou ἐάν τις).

473. Les propositions relatives qui marquent la cause ou la consequence se construisent d'ordinaire avec l'indicatif, jamais, comme en latin, avec le subjonctif :

Θαυμαστὸν ποιεῖς ἃς ἡμῖν οὐδὲν δίδως (Χέν.), tu agis étrangement, toi qui ne nous donnes rien (qui nobis nihil largiaris).

Οὐ πλοῖά ἐστιν οἷς ἀποπλευσούυεθα (XEx.), il n'y ἃ pas de vaisseaux pour mettre à la voile (quibus navigemus).

474. Remarque. — Les expressions indéterminées εἰσὶν οἵ, sunt qui,

sonne qui soit heureux en tout.

οὐχ ἔστιν ὅστις, Nemo est qui, ne se construisent jamais, comme en latin, avec le subjonctif : οὐχ ἔστιν ὅστις πάντ᾽ εὐδαιμονεῖ (Amsropu.), il n'est per-

"Avôpas. εἵλοντο οἵ τοὺς ᾿ννόμους συγγράψουσιν.

à un temps passé

475. Les propositions relatives qui marquent le but se construisent avec l'indicatif futur, même si le verbe principal est

"Avdpaz εἴλοντο οἵιτοὺς πατρίους νόμους ισυγγράψουσιν (d'après Xéx.), ils choisiveut des hommes pour réunir en un code les lois des ancêtres (qui palrias leges colligerent.

470. Les propositions relatives qui marquent une condition ou la répétition indeterminee d'un fait se construisent avec

l'indicatif, le subjouctif avec ἄν ou l'optatif sans ἄν, comme les propositions conditionnelles (465-471) :

"A μὴ οἴδα, οὐδὲ οἶμαι εἰδένα: (PLar.), (εἴ τι μὴ οἶδα), ce que je ne sais pas, je ne me figure pas non plus le savoir (466).

ὋὉποῖον ἂν συυδῇ. τὴ ήσομαι. quoi qu'il arrive, je le supporterai (467). OS: ἴδοι εὐτάχτως ἰόντας ἐπήνε: (Xéx.), il louait les sulda’s qu'il voyait marcher en bon ordre (471).

Page 1