‹ Grammaire grecqueChapitre 182 sur 240 · I. INFINITIF SANS L'ARTICLE · texte numérisé non relu

I. INFINITIF SANS L'ARTICLE

478. L'infinitif et la proposition infinitive sans article servent souvent de sujet aux verbes impersonnels ou au verbe ἐστί accompagné d'un adjectif neutre :

Aisyoov ἐστι ψεύδεσθαι, lurpe est mentiri, il est honteux de

mentir.

419. L'infinitif sans article sert de complement aux verbes devoir, pouvoir, savoir faire, apprendre à :

᾿Επίσταμαι νεῖν (XÉN.), natare ἑοῖο, je sais nager.

480. Remarque. — L'infinitif actif (très rarement l'infinitif passif) peut encore s'employer sans arlicle :

1° Pour exprimer le but après les verbes donner, choisir, accepter (en latin : participe en dus, da, dum ; ut ou qui avec le subjonctif) :

"Eîwxé μοι βιδλία ἀναγνῶναι, dedil mihi libros legendos, il me donna

des livres à lire.

2% Pour compléter le sens de certains adjectifs : désireux, capable,. facile agréable, digne, etc. (en latin : gérondif ou supin en w) :

Ἱκανὸς πεῖσαι (XÉN.), persuadendo par, capable de persuader .

Χαλεπὸν ποιῆσα: (NEN.), difficile factu, difficile à faire.

481. L'infinitif et la proposition infinitive sans article servent de complement aux verbes dire, croire, penser; — vouloir, commander, defendre; — permettre, empêcher, faire :

Iroredo Θεὸν εἶνα! ἅγιον, credo Deum esse sanclum, je crois que Dieu est saint Ac uvechar ἡμᾶς ἐποιήσατε (XÉN.), vous nous avez fait rougir.

482. Remarque. — Aprés les verbes espérer, promellre, menacer, on emploie l'infinitif futur ou bien l'infinitif présent ou aoriste avec ἄν (futur adouci, 445) :

Ὑπισχνεῖται ἡμιόλιον δώσειν (Χέν.), il promet de donner une solde plus grande de moitié.

483. Si le sujet de l'infinitif est different de celui du verbe principal, on le met à l'accusatif avec l'atiribut qui s'y rapporte (proposition infinitive, 481); si le sujet est le même dans les deux propositions, on ne le répète pas devant l'infinitif, et l'on met au nominatif l'attribut qui s'y rapporte :

Νομίζεις εἶνχι μαχάριος, lu pulas te esse bealum, tu crois être heureux.

484. Si le sujet de l'infinitif sert de complement indirect au verbe principal, l'attribut peut prendre le cas de ce complément ; il peut aussi se mettre à l'accusalif, comme si le sujet de l'infinitif se trouvait exprimé lui-même à l'accusatif :

Κύρου ἐδέοντο προθυμοτάτου (ou προθυμότατον) γενέσθαι (XÉN.), ils pri iaient Cyrus de se montrer très ardent.

Σοὶ ἔξεστιν ἀνδοὶ (ou ἄνδρα) γενέσθαι “Χέκ.), il t'est permis de devenir un homme |

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