Cette voyelle suit ordinairement la 1'° radicale
a. 1) Les noms de racines fortes, dont les trois radicales sont mobiles ($ 111), ne présentent que très rarement une formation absolument monosyllabe; par ex. 77) (nard), DUD (vérité).
La règle est qu’ils prennent une voyelle auxiliaire ($ 95), qui est d’une prononciation très brève et ne prend jamais le ton, de sorte que ces noms sont tous milél et se caractérisent ainsi comme étant primitivement monosyllabes. — Cette voyelle auxiliaire est segol; c’est pourquoi ces noms sont appelés segolés"). Devant une
1) Ordinairement on étend ce terme jusqu'aux formes comme DY et 995; mais
les formes comme "1%, pn sont de la même catégorie; on peut donc les comprendre aussi sous le même terme, ainsi que le fait, par ex, Xautzsch {S 93).
gutturale ou sous une gutturale ce ___ est remplacé presque tou- Jours par un __.
2) La racine se prononçait originairement avec une des trois voyelles brèves &, à, 0. Mais cette forme primitive, qui reparaît dans la déclinaison ($ 331), a subi quelques modifications; Le & prend une prononciation plus tenue: ___ ($10,1,3); le 2 et le
o deviennent des voyelles longues: LE et = (S10;11:2 et seulement, si la 2 radicale est une gutturale, le ___ primitif (Suivi du ___ auxiliaire) se conserve, Ainsi:
a) malk est devenu 70%; zabh, 2; na, Sn;
DR SULTAN ) 50; nigh, MY;
7) godsh » » >; orh, MK ; tohr, 7.
b. Les noms de racines faibles se forment de la manière suivante :
1) Les dérivés des verbes 11, en prenant le __ auxiliaire, allongent le= en re mÉ (mort). Ceux des verbes >) demandent un
nr DD (œil). Plus souvent encore leurs consonnes faibles deviennent quiescentes, et il se forme un mot entièrement monosyllabe, soit par contraction: MY (fouet), pour PU, soit immédiatement: 0 (cantique), VX (rocher). É :
2) Les dérivés des verbes vo contractent naturellement les deux dernières radicales en une seule: 7j (jardin), de 1233: lèche), de PSN; PA (statut), de DT.
3) Les dérivés des verbes — ont leur troisième radicale (* ou primitif, $ 247) quiescente en sa voyelle homogène; par ex. 79 (fruit), de 112; selon $ 82, 3; A (informité), de I), selon SOIR |
2. Dans des cas moins fréquents la voyelle suit la 22 radicale: 27 (miel), AN2 (puits), NI (mauvaise odeur). C’est ainsi que se forme l'infinitif construit qd: 2.
$ 285. A. II. La racine peut se prononcer avec deux voyelles.
La seconde de ces deux voyelles a toujours le ton. — Elles peuvent être variables ou non; un tel nom peut donc avoir:
a) les deux voyelles variables: 27 (parole); tt | (vieillard) ; n7@ (champ);
b) seulement la première variable : 772 (surveillant) ; c’est la forme de l’infin. abs.: 792, et du partic. passif qal : 72;
c) seulement la seconde variable: Dr (éternité); c’est la forme du partie. act. qal: DEÛ (juge); m3" (berger);
d) les deux voyelles invariables : 31299 [fumée).
$ 286. B. La racine simple peut être renforcée : a) par un daguesh ($ 62, a), à la manière du piél : M2 (boucher), PTS (juste); b) par la répétition d’une ou de deux radicales: ??EN [de
S'EN] (défaillant), 23223 [de 953] (roue).
$ 28%. C. La racine peut être augmentée d’une lettre:
a) avant la racine ; par ex. __f3: c’est la forme de l’infinitif hiphil Ph8T; 2: 7272 (désert); c’est la forme des participes piél, hiphil etc.: PS2, 7222 ($ 147, MT);
b) après la racine; par ex. es: nou (table).
$S 288. D. Les noms peuvent dériver d’autres noms; ce sont les noms dits dénominatifs (peu nombreux); par ex. DNS (vigneron), de 273; 72NŸe (Moabite), de SN.
S 289. Aperçu de la dérivation des noms.
Pour se rendre compte en détail de l'application de ces principes, il faut se rappeler que la langue ne disposait primitivement que des sons a, i, ou ($ 8). En combinant ces sons primitifs avec les diverses classes de formation que nous venons d'établir, on arrive à une assez grande abondance de formes, surtout pour les :
noms à deux voyelles, où les différents sons peuvent se suivre dans un ordre très varié.
Mais ces formes ne sont pas restées dans leur état originaire. Les voyelles brèves, employées de préférence, en subissant l’influence du ton ou en le précédant en syllabe ouverte, ont été allongées, et ceci conformément aux normes qu'établit notre $ 10.
Dans le tableau suivant nous marquons donc à chaque numéro, premièrement et comme base, la forme primitive, qui appartient à une période antérieure au langage du texte sacré, en appliquant les sons originaux à la racine pqd; puis nous donnons la forme telle qu'elle s’est transformée par le changement des voyelles et qu’elle existe dans la prononciation du texte actuel, en appliquant également ces voyelles aux radicales 5h35; cette forme servira de type pour tous les noms de la même formation, dont nous ajoutons quelques exemples. Toutefois nous omettons les formations isolées ou douteuses, en renvoyant le lecteur, pour l’étude plus complète de ce sujet, à Gesenius-Kautzsch ($ 84 etc.)et à Stade ($ 183 etc).
Nous marquons les sons brefs par a, i, u, les sons primitivement longs par 4, î, ou.