‹ Grammaire hébraïqueChapitre 167 sur 289 · À. NOMS MASCULINS · texte numérisé non relu

À. NOMS MASCULINS

$S 328. Dès quil s’agit des voyelles du nom, nous devons nous reporter à la question de sa dérivation, tant pour le nombre que pour la valeur de ses voyelles. Cela nous amène immédiatement à distinguer les deux grandes classes qui consti= tuent ex effet nos deux déclinaisons: I. les noms de formation

monosyilabe: IL les noms formés avec deux ou plusieurs voyelles.

Je DÉCLINAISON.

S 429. La première déclinaison comprend les noms formés

avec une seule voyelle, lesquels se subdivisent ea noms segolés pro-

prement dits, qui prennent une voyelle auxiliaire et dont Les trois radicales sont mobiles, et en noms monosyllabes proprement dits, dérivés de racines faibles.

a. Noms segolés proprement dits.

Formes 70%, 5 éLC (SN 284 Fra 20002 L

Singulier,

S 330. L'état construit est identique à l’état absolu, vu qu’à l’état construit la voyelle auxiliaire, qu’il faudrait retrancher pour abréger la forme, est tout aussi nécessaire pour la prononciation qu'à l’état absolu.

S 331. En prenant des sufixes le mot s’abrége de manière à rentrer dans sa forme primitive; la voyelle auxiliaire devient

sheva, sous une gutturale sheva (NE Ainsi: 770, 0 | (mon roi) ; 76, 120 (son livre); un, DT? (votre sanctuaire) bi, ne (son garçon) ; }; SV, F. Hope [poëlâhh] (son œuvre); mais 722 bye [poolekèm] selon $ 99, 14

C’ est de cette manière que les noms se qolés au Sing., se

conforment à la règle du $ 318, puisque la forme de leur état construit ne peut pas se distinguer de l’état absolu.

Pluriel et duel.

S 332. L'état absolu du plur. prend sous la 2% radicale un ___; en conséquence de cet allongement la voyelle de la 1r° ra-

dicale devient sheva : n°27", 20, 723, Dey 2. — Ce sheva est composé Sous une guttur ale: JEN ( pierre), D'j2N (comp.$ 355).

1, L'insertion du —— se fonde sur la règle d’a après laquelle le nom à voyelles variables aime à avoir une voyelle longue devant la syllabe accentuée. (Comp. $ 340, b.)

2. L'état absolu pluriel de ces noms segolés ne se distingue pas

de celui de la forme 727 ($ 343, a).

S333. Au duel ie mot reprend sa forme BHNOR EE 231 (pied), } 9: TN (oreille), D?) TN: AVC (porte), : Div.

$ 334. De même, la voyelle de la forme primitive reparaît à l’état construit (qui est toujours le même pour le pluriel et le duel, $ 309, 8): *297, 920, 993 etc.

Remarquez que 1270 ae pas de daguesh léger au 23, parce que le — qui précède est un sheva moyen, remplaçant le — de l’état . absolu ($ 72,1). Comp. $ 348, 2.

$ 335. Avec les suffixes légers ($ 319, rem.) la forme paraît s’écarter de la règle du $ 318, car elle prend les points-voyelles que porte l’état absolu (__): 735%, m2, 7578, V9ÿ2. Avec les suffires graves elle se conforme entièrement à l’état construit ($ 324, 1): 2225", D TD etc.

L’anomalie, par laquelle les suffixes légers paraissent s’attacher

à l’état absolu, provient de ce que le —, inséré devant la syllabe accentuée, maintient sa place, par la même raison qu’au $ 332, 1.

b. Noms monosyllabes de racines faibles ($ 284, 1, b).

$ 336. Les noms dérivés de racines 1} et %) qui ont une voyelle auxiliaire perdent cette dernière déjà à l’état construit par

contraction et sont dès lors invariables. Ainsi: né (mort), NA, na ete.; TIR (peine), D'JN ; PŸ (œil), Y, 12%, DD etc.

Il y en à qui sont déjà contractés à l’état absolu, comme TN (force), DYX (jeûne), et d'autres dont la 2° radicale est immédiatement quiescente, comme 1 (lionceau), MA (esprit), 19 (jugement). Tous sont naturellement invariables et suivent le paradigme de M4, $ 326.

$ 337. Les noms dérivés de racines 1) ne subissent pas de changement à l’état construit. (Voy. cependant $ 357, 2.)

Lorsque la forme s’augmente, soit par un suffixe, soit par la terminaison du pluriel etc., la 2€ radicale prend un daguesh (compensatif pour la 3° radicale), et la voyelle, si elle était tongue, devient brève. Cette voyelle brève, placée en syllabe fermée et non accentuée ($ 86, b), est dès lors invariable. — Ex. nel (jar-

din), 33, DNA; ÿn Ulèche), 70; PA (statut), VPN etc.

né int Che ÆÉRUNÉ HE fé Se Si

Sur les noms dérivés de racines me voy. $ 358; sur ceux qui ont la voyelle sous la 2° radicale, $ 356.

IIe DÉCLINAISON. \

S 338. La seconde déclinaison comprend les noms formés avec deux ou plusieurs voyelles. Si un nom a plus de deux voyelles, les deux dernières seules doivent nous occuper, savoir celle qui porte le ton et celle qui le précède. Toute syllabe antérieure à ces deux-là est invariable.

339. Cette déclinaison se subdivise naturellement d’après la valeur de ses voyelles ($ 285) de la manière suivante:

a) les deux voyelles variables ; b) la première variable, la seconde invariable ; c) la seconde variable, la première invariable.

Le quatrième cas, où les deux voyelles sont 2nvariables, n’a pas à nous occuper ; ces noms suivent simplement le paradigme de MY, $ 326.

a. Noms dont les deux voyelles (Zongues) sont variables (S 289, 3-6).

S 340. La loi qui préside aux changements des voyelles dans cette classe est la suivante:

a. L'état construit demande la forme du nom la plus brève possible.

b. Dans tous les autres cas la voyelle qui précède immédiatement le ton se mamtient (longue en syllabe ouverte); mais celle qui en est éloignée de deux syllabes devient sheva (composé, sous une gutturale). — $i donc le mot s’augmente, par un suffixe ou une terminaison (plur., duel), et que par conséquent le ton descend sur cette nouvelle syllabe, la seconde voyelle du mot restera, la première disparaîtra.

L'application de ces règles se voit dans les paragraphes suivants.

Ce principe de la voyelle qui précède le ton s’observe déjà dans la formation du nom à l’état absolu. Là, c’est à la première voyelle qu'il s'applique; avec un augment, c’est la 2e voyelle qui entre dans cette position avec toutes ses conséquences.

Forme "2".

Singulier.

$ 341. État construit: 927; DD (sage), 251; de même si la première voyelle St 22 = (cœur), De:

$ 342. a. Avec des suffixes légers: 127, 7727; 1021 etc. AT à IAE Te b. Les suffixes graves causent un abrégement de la voyelle qui précède : 23727.

Toutefois la syllabe du — n’est qu'à demi fermée, le — du suffixe de la 2e pers. restant toujours mobile, son 3 ne prenant donc jamais un daguesh léger ($ 322 et 72, 2).

Pluriel et duel.

S 343. a. État absolu plur.: 0727, 022".

Au duel la vocalisation ne corr espond pas ‘à celle de l’état construit comme dans les formes segolées ($ 333), mais à celle de

l’état absolu plur.: 22 (aile), 0225.

b. État construit. L'état absolu du pluriel ne peut être abrégé qu’en supprimant le __; il en résulte la forme 127, et alors le premier sheva devient Hireq ($ 90, a): 7727; sous une guttu-

rale le sheva composé devient voyelle brève ($ 91): *235".

1. Ce —— représente, en prononciation atténuée, le « primitif de la première syllabe, qui était remplacé par le sheva (voy. $ 87, 1,2, rem.). — Sous les gutturales le «a se restitue en plein, ailleurs

seulement par exception: 7232.

2. Le sheva de la 2e radicale est moyen, aussi bien que celui de 127 etc. (S 334). |

$ 344. Avec les suffixes légers le ___ est conservé devant la

syllabe accentuée; le mot prend donc les mêmes points-voyelles que l’état absolu, par un procédé analogue à celui que nous avons signalé pour les formes segolées ($ 335).

Avec les suff. graves la forme a les voyelles de l’état construit.

Ainsi: ae 027 ; mais ex P927, 22227 etc.

S 345. Forme TT. Si la seconde voyelle est un __, cela n’altère en aucune façon la règle; il faut cependant remarquer vue mais en ($ 87,1,3; 8):

Ainsi: sing., état construit TT: : pra (parvis), Sun: avec suff. :

JP NET; plur. D397T, 9397; DST, V9XT; avec sui. IDIPT, DD": TL, Dr PAT ete.

Les suffixes graves au singulier de ces noms ne se rencontrent pas; ils. feraient sans doute 223p7, E39En.

que ce ne s’abrége pas en

S 346. Forme D. a. Les noms à deux voyelles (longues) qui dérivent de racines ; io. ont à l’état construit singulier le quiescent en __, en supprimant le __ de la première syllabe comme dans 927: 770.

b. Dès que le mot s’augmente, le ;5 avec sa voyelle disparaît, Paugment s'attache à la racine devenue bilittère, et la première voyelle fonctionne comme voyelle qui précède le ton ($ 340, b). Ainsi : T0 (mon champ), 77Ù | (ton champ) ; mi” (champs de), DTÈ | (tes champs) etc. Comp. $ 351.

€. Le suffixe de la 3° pers. sing. s'attache au singulier de ces noms sous la forme 47 1: (masc.)etn 34 (eu ), qui, hors ce Cas, est tien au verbe (comp. $ 321, a): 1 nTo (son champ), Gen. 23, 9; NN (son aspect) Lév. 13, 4.

Le suffixe féminin se rencontre aussi dans la forme ordinaire "712 2 Rois 8,8.

1. Le ñ— de l’état absolu paraît être contracté de *— (de la forme prim. 712), avec ñ pour ? quiescent (comp. $ 247, 3).

2. Le ñn— de l’état construit est sans doute aussi contracté de 9, [1 paraît que cette prononciation (normale) de la contraction a été choisie pour l’état construit comme étant moins saillante que celle de l’état absolu en —. (Comp. Kônig p. 529. et suiv.)

b. Noms dont la première voyelle est variable {$ 289, 7-9). $ 347. Forme 795. La voyelle variable disparaît dès que le mot quitte la forme de l’état absolu singulier. Aïnsi: PPE; TPE, 272; Div ( (paix), } 72100 etc.; de même les participes passifs qal : ae (béni), D212; 22" VSD (puissants) etc.

Il y à des noms de cette classe où la première voyelle est remplacée par un sheva déjà à l’état absolu; par ex. 273 (écrit), Ti2N (dieu), ©2 (vêtement); ils suivent le paradigme de Vy S 326.

c. Noms dont la seconde voyelle est variable ($ 289, 13. 14).

S 348. Forme Don. Le __ variable suit entièrement les normes établies pour la seconde voyelle de la classe à (927 etc.

$ 340 et suiv.): il s’abrége en __ à l’état construit; et lorsque

le mot s’augmente, il fonctionne comme la voyelle qui précède le ton. Ainsi: sing., état constr. DSy: avec Suff. TDi : plur. Day, 9915 etc.

rs su

$ 349. Forme DEU. C'est la forme du participe actif qal,

ordinairement avec orthographe défective quoique le holem soit invariable.

a. À l’état construit le __ se maintient: DEÛ (juge de). b. Dès que le mot s’augmente, le ___ devient sheva (composé, sous une gutturale ): DEÙ, D'DE0: 2 2" TN (aimant), YDTIN etc. Si ce jeoe vient à être Suivi dd autre __ , il Reset mnt DO ; le sheva composé, dans ce Cas, devient voyelle brève: T2 UN ($1290/a:507).

Ce —— représente le ——, qui reparait en prononciation brève;

aussi est-il parfois remplacé par —: uhr2 (éon créateur) Es. 43, 1.

S 350. Forme ; rip. La seconde syllabe, ni, suit les nor-

mes établies au $ 346. Ainsi: sing., état constr. YA, avec suff. Û, À; nn: plur. D°ÿ*, Ù", —— etc.

On ne trouve que très rarement un suffixe grave au singulier de ces formes; par ex. DIEN (leur boulanger) Os. 7, 6.

REMARQUES

S 351. Les noms dits primitifs ($ 280), qui sont de formation monosyllabe, se classent dans les déclinaisons que nous venons d'indiquer. Ainsi: D? (mer), ON (mère), s'accordent au paradigme des noms dérivés de racines 1 ($ 337) comme 73, ARE CPE CEe (sang), D (main) suit les règles du de nv ($ 346). Comp. du reste $ 379. Seulement ils ont nécessairement une voyelle brève à l'état construit: ©", 7, et ils ne prennent pas. le suffixe 475 +, mais Ÿ: 127, ie

Ces derniers noms dérivent de racines ñà, de même que 11Ÿ; mais ils ont perdu le ñ—— déjà à l’état absolu (75? pour 77 etc.). — On peut conclure des formes 227, 227 que 11%, en prenant le suffixe de la 2e pers. masc. plur., doit avoir abrégé de même son —— ; mais une telle forme ne se rencontre pas. Le — que présente le paradigme n’est formé que par analogie, selon $ 342, b.

$ 392. Les substantifs du genre féminin qui n’ont pas de terminaison" féminine et se déclinent par conséquent comme les masculins, aiment cependant à former leur pluriel en M, et attachent alors les suffixes à cette terminaison féminine, selon $ 325. PTE 2 (épée), 217 etc.; mais plur. MAT, War ain etc.

Les substantifs de g genre commun font souvent de même ; par ex. MSN (sentier), MITON ; V'R. DISN; En moe DST), PIN et MST, VA MST; nv (champ), 0, DTÙ et NITD, MAT. |

Sur la 1re declinaison.

a. Noms segolés proprement dits ($ 330 ete.).

S 353. Sur les changements de la voyelle primitive ($ 284, a).

a. En pause le a de la forme primitive #alk devient __ (comp. $ 103, 1): 534 (pied), 237; 993, 93.

b. Le mot VX prend toujours __ lorsqu'il a Particle, qu'il soit en pause OÙ non: VIRE.

art y à des noms qui conservent leur — malgré la pause; par ex. 724 fuit toujours: 7227 Gen. 14, 17 etc.; 527 (paille) Exode 5, 10.

2. À l’état construit la voyelle est quelquefois transposée, à l'instar de la forme 734 ($ 289, 2). — Ex. D: (semence de) pour Pat [= 2Y] Nômb. 11,75 JE D} (plantation de) Es. 5,7; paù (sept), 22% Gen: 57,2;

S 354. Sur la restitution de la voyelle primitive ($ 331 etc.)

Le «a primitif est assez souvent restitué comme ___ bref; par

ex. 722 (éombeau), V2p;: naï Res ptrre œF: + TaT (mais en pause: 72? A2); T2 (genou, 2572 avec si 2272 Gen. 30,3. 1. Les formes avec —— s’abrégent en —— au lieu de — si la

première radicale est une gutturale: DT (plaisir), "ET Ps. 16,3; 712 (troupeau), 1173 Es. 40, 11. |

2, Le holem s’abrége quelquefois en —: 1274 (sa grandeur) Ps.150, 2.

S 355. Sur le pluriel. ,

Le pluriel des noms segolés en ’ a ordinairement la vo- . calisation normale DCS ESS ?2 (aol 2792; 16-272 change en at SOUS une gutturale : ain ( mois), D; même sous une lettre non gutturale ($ 21, b): 207) Lév. 29, 4.

Page 1