‹ Grammaire hébraïqueChapitre 17 sur 289 · XXVIII — INTRODUCTION — II · texte numérisé non relu

XXVIII — INTRODUCTION — II

nuances synonymiques, principalement pour des idées abstraites, morales et religieuses, par exemple celles de péché, espérer, attendre, se confier etc., de même pour les expressions qui Concernent le rituel des sacrifices et du culte, et autres.

3. Il y a une chose qui frappe, si l’on considère la langue hébraïque telle qu’elle se présente dans les livres saints sous le point de vue de son unité intérieure. Bien qu’un espace de mille ans à peu près sépare la composition des plus anciens écrits, qui remontent jusqu'au temps de Moïse, des livres qui datent du temps de l'exil, et quoique ces livres soient composés par les auteurs les plus différents, en divers lieux du pays et sur les sujets les plus variés, on voit cependant qu’en général, et abstraction faite de la diversité du style personnel de chaque auteur, la langue est une et la même pour tous les écrivains de l’Ancien Testament, tant par rapport au matériel des racines et des mots que par rapport aux formes et à la construction. — Nous parlerons plus bas de l’influence qu’a exercée la captivité de Babylone.

Le phénomène d’une telle unité dans la langue ne s’explique qu’en partie par le caractère conservateur de l’Orient en général; mais on a lieu de constater que les livres saints Les plus anciens devinrent le type classique pour toute la littérature hébraïque, et ceci d'autant plus facilement, qu’en général toute instruction intellectuelle des Israëlites venait de la religion, que toute leur vie, même politique, se rattachait à leur existence religieuse, et que la classe sacerdotale et prophétique monopolisait tous les avantages de l’esprit et de la science ?).

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