‹ Grammaire hébraïqueChapitre 16 sur 289 · LANGUE HÉBRAÏQUE — XXVII · texte numérisé non relu

LANGUE HÉBRAÏQUE — XXVII

que tout le trésor de la langue ne peut pas être renfermé dans ce petit nombre de livres, et qu’un assez grand nombre de mots doit être perdu pour nous, surtout des termes techniques et des mots servant à désigner des choses de la vie ordinaire. Cependant on a lieu de supposer que, quant aux racines verbales les plus significatives, il ne nous en manque que fort peu. D’ailleurs un assez grand nombre de mots perdus paraissent s’être conservés dans les noms propres (par ex. 72; en araméen le mot usité pour poisson), et plus tard dans le Talmud, surtout dans sa première partie, la Mishna (par ex. Pa, bouton.de fleur [mot qui

se trouve une seule fois dans le texte sacré, Ex. 9,31]; D'OJN

poires ; PTY, moutarde; np?T, citrouille).

L'hébreu est une langue plutôt pauvre, quant au nombre des mots ?). Mais il est vrai aussi qu’elle déploie une grande richesse d'expressions soit par le développement ingénieux de son organisme grammatical, par exemple dans ce qu’on appelle les conjugaisons, Soit parce qu’elle possède un grand nombre de

gravée sur une pierre monumentale (dont les fragments se trouvent maintenant au Louvre). Son texte, qui d’ailleurs n’est plus complet, contient un récit de Mésha, roi de Moab (2Rois3,4), sur ses exploits contre les Israëélites etc., et date donc du commencement du 9e siècle (voy. CLERMONT-GANNEAU, La stèle de Dhibân, Paris, 1870). — La seconde fut découverte en juin 1880; elle est taillée dans le roc du petit tunnel qui conduit l’eau de la source de la Vierge au réservoir de Siloé (au sud-est de Jérusalem), et, quoiqu’elle soit imcomplète aussi, on est parvenu à y déchiffrer un récit du percement du tunnel. (Voy. E. Kaurzscx, Die Siloahinschrift, dans Zeitschr. d. deutschen Palüstina-Vereins, vol. IV, pag. 260.) — Le langage de ces inscriptions ne diffère en aucun point essentiel de celui de l'Ancien Testament. — Quant à l’écriture de ces inscriptions, voy. plus bas, IL, 6.

1) On a calculé que le nombre des racines verbales s’éléve à peu près à 500. Le célèbre hébraïsant hollandais Leusden évaluait à 5642 le nombre de tous les mots hébreux et chaldéens qui se présentent dans l’Ancien Testament.

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