‹ Grammaire hébraïqueChapitre 170 sur 289 · FORMATION · texte numérisé non relu

FORMATION

S 360. Tout nom de forme féminine est censé dériver d’un nom masculin, lors même qu’en réalité la langue n’en présente pas un tel.

Il faut donc, pour se rendre compte d’un nom à terminaison

féminine, remonter au masculin réel ou fictif, et de là à la forme

primitive selon $ 289, où la formation du féminin est ajoutée aux diverses formes masculines.

$S 361. Il s’en suit que les déclinaisons féminines se rattachent à celles des noms masculins et se divisent en deux: I. les féminins dérivés de noms (primitivement) monosyllabes; IL les féminins dérivés de noms à deux voyelles (longues). |

$ 362. Mais en même temps chacune de ces déclinaisons se divise en deux classes, selon les deux formes que peut avoir la terminaison féminine au singulier ($ 292):

a) en 1; c’est la terminaison ordinaire; elle prend le ton; à l’état construit elle devient N___ ($ 309, a), au plur. M ($ 299); b) en fi , terminaison moins usitée.

(Sur la terminaison amplifiée D et M1, voy. $ 373, b.)

S 363. Ces terminaisons ont l’une comme l’autre pour effet d’abréger le mot, si les voyelles le permettent; on peut formuler leur influence en ces termes:

"__ produit l'effet d’un suffixe léger;

N produit un effet encore plus fort, qui, dans la 2° décli-

naison, correspond à celui d’un suffixe grave.

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