II. Pronom interrogatif
$S 495. Le pronom interrogatif n’admet aucun changement ni pour le genre ni pour le nombre. Les deux formes qui l’expriment s’emploient l’une pour les personnes, l’autre pour les
choses: 9 qui ? 1 quoi?
$ 496. La vocalisation de 7% est assez compliquée. I] se trouve sous les trois formes ;3%, "12 et 12, pour lesquelles on peut établir en général les règles suivantes, qui d’ailleurs sont
çà et là sujettes à exception pour cause d’euphonie.
a. La forme F9 (souvent 72) est employée devant les lettres N et 7; par ex. T2TN 1 "2 (que dirai-je?) Es. 38,15; qe INT NN (que vois-tu ?) Amos 7,8; ANT ra (que sont ceux-là d Zach. 1,9; TARA queù [S 51,4] Mich. 6, : INT je (que vois-tu ?) 1 Sam. 28, 13; Pro. GUALES |
Le — se trouve également:
1) à la pause: TA WTA (et que sommes-nous?) Exode 16,7; N?1 70 N911 (et je ne sais pas quoi [c'était] 2 Sam. 18, 29;
2) avec un accent distinctif devant un ñ: MDI n— 2% (pourquoi astu frappé?) Nomb. 22, 32; HR 29797 mA (qu'est-ce que ces villes-là ?) 1 Rois 9,13; et cela lors même que ce 1 porte un —— (comp. c): TNT 237 mA (qu'est-ce que ces pierres-là ?) Jos. 4,6. — IL y à en outre des cas où A se trouve devant ñ, même devant ñ avec —, en ne portant qu'un accent conjonctif où un #aggeph: 9277 ñA te est la parole... ?) 1 Sam. 3,17; EYNT NS (quel est le sacrifice de coulpe 2) 1 Sam. 6,4; MAT TA (ce que sont...) Zach, 1,9.
b. La forme -;52 est beaucoup plus fréquente, car lorsque re est étroitement lié avec le mot suivant, il se joint ordinairement à ce mot par le maggeph, en perdant le ton et en prenant un ___ suivi d’un daguesh fort. C’est la règle pour tous les cas où le mot suivant commence par une lettre non gutturale. — Ex. NNÈETTTO (qu'as-tu trouvé?) Gen. 31, 37.
$S 426. — PRONOM INTERROGATIF — Lx vf:
1. Cette jonction peut même devenir une fusion complète, le ñ étant absorbé et le @ attaché au mot suivant: 71 pour 1177 (qu'est-ce que cela?) Exode 4, 2; D?" (qu'avez-vous ?) Es. 5, 19.
2, Dans quelques passages on trouve 71% devant une gutturale (avec daguesh fort implicite): RQ (qu'est-il ?}) Nomb. 16, 11; anne (quel est son plaisir ?) Job 21, 21.
3. Le daguesh après 7 doit être regardé comme euphonique. (Voy. $S 63,1.)
€. La forme 55% s'emploie en liaison étroite (par le maggeph ou un accent conjonctif ) avec les gutturales 5, F5 et Ÿ portant (comp. $ 87,1, 1). — Ex. 19 nr ne (ce qui nous est arrivé) Lam. 5,1; DOTNA ne (qu'est-ce que homme. ?) Eccl2,12; re 5 qe (quelle est 1 durée. MOHPS+89 48:03 2SY je (qu'ils sont forts AREAS CSN RACCN ANT OC
1. Pour les lettres ñ et ? cette règle s’étend ordinairement aussi aux cas où elles portent quelque autre voyelle; par ex. n'a (qu'est-ce que l'ardeur de...?) Deut. 29,28; *ANÉT TR 27 TR jure est mon iniquité et quel est mon péché ?) 1 Sam. 20, 1; INA 12 TA (quoi de plus fort qu'un lion ?) Juges 14, 18.
2. Parfois n'a se trouve même devant des lettres non-gutturales, au commencement d’une phrase, et alors A avec un accent distinctif: Dp nA (qu'est-ce que la voix de. 1 Sam. 4, 14; 1 Rois 14, 14; Job 7, 21; 31, 2: avec un accent conj.: Ta (qu'a mon ami?) Jér, 11,15.
REMARQUES
a) Le pronom ñ% ou ñ% peut s'unir avec les prépositions 2, 2, ?, qui prennent alors —— ou — suivi d’un daguesh ($ 445, 1), et c’est ainsi qu'il se forme de nouveaux mots d'interrogation : 122, 192 [en quoi?); 122, ME2 (comme quoi — de quelle qualité, quantité ?); n'a). forme qui s’emploie ordinairement devant une gutturale, et 195 [milél] (pourquoi?)
b) Le pronom interrogatif quel, quelle se rend par la combinaison de ñj avec la particule °X, qui signifie 0%, mais qui, placée devant le pronom démonstratif, lui donne le sens éinterrogatif. — Ex. TN DIN (quel chemin...?) 2 Roïs 3, 8; qHE DD HTATIN (et de quel peuple es-tu ?) Jonas 1, 8.
$ 4297. Le pronom relatif ne présente qu’une seule forme, la même pour tous les genres et tous les nombres: AUX qui,
que etc. — Pour sa construction, voy. la syntaxe, $ 584 et suiv.
$ 428. a. On trouve quelquefois, surtout dans les livres postérieurs, une forme abrégée de ce pronom: le K est retranché, le " s’assimile à la consonne suivante au moyen d’un daguesh, et le C, seule lettre qui reste, se joint au mot qui suit et devient par là une lettre préfixe, ($439,rem.),en gardant son we PT pour UN
| HAL qui descend) Ps. 133, 3; très rarement le Ÿ préfixe a un.
POP (que je me suis levée) Jug. 5,7; une fois un va (Ecel. 3, 18).
b. Dans quelques passages, surtout en style poétique, 47 ($422) sert de pronom relatif, pour les deux genres ainsi que pour le sing. et le plur. — Ex. P?x3 4770) (le peuple que tu as sauvé)
Exode 15, 13; TD àT DJ (les méchants qui me dévastent) Ps. 17,9: 9,16: 10, 2.