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DES PARTICULES

$ 429. Les particules, c’est à dire les adverbes, les prépositions, les conjonctions et les interjections, sont, pour la plupart, des formes du nom (rarement du verbe), ou bien des mots dérivés de pareilles formes, qui, par leur emploi fréquent, ont perdu insensiblement leur signification primitive.

Il y en a même qui ne forment plus un mot par elles-mêmes, mais qui, réduites à une seule lettre, s’attachent au mot suivant comme préfixes.

ARTICLE PREMIER

Des adverbes.

S 450. On désigne comme primitifs les adverbes dont l’origine, quoique dérivant probablement d’un nom, n’est plus recon-

naissable; par ex. TN (alors); TON; IN (où ?) ; TN (seulement); 112,

72 (ainsi) ; NS (ne... pas): DÙ (là).

S 481. Les autres adverbes sont presque tous originairement des noms.

Ce sont en particulier:

1. Des substantifs ordinaires (que l’on dirait, en grammaire grecque, se trouver à l'accusatif absolu); par ex. DEN (cessation) ne … plus; 17 (union) ensemble; ©? (subsistance) à y a; FNR (force) très; 719 (durée\ encore; de cette classe est aussi FN 4 n’y a pas (proprement état constr. de Dk, mot de négation qui s'emploie assez rarement à l’état absolu); — exemple d’un pronom: ni (elles) 101, Gen. 21,23 etc.

2, Des substantifs avec des prépositions; par ex. 72? (de 72, part) à part, seul; n°2 (de la maison) en dedans.

3. Des substantifs Aénominatifs ($ 289, 50, d), mais dont la signification substantive n'est plus en usage: EYN (de v'ék, vérité) en vérité); 237 (de 37, grâce) gratis; 221 durant le jour; 2272 en vain ; piwey avant-her.

4. Des adjectifs dont la forme féminine exprime le genre neutre: n22 et N11 beaucoup, très; MT en [langue] judaïque.

5. Des éinfinitifs absolus, surtout du hiphil (employés comme les substantifs sous 1): 7277 (de 121, être nombreux) en quantité.

"8 432. Beaucoup de ces adverbes prennent des sufiixes, très souvent avec le 5 épenthétique ($ 151). L'idée générale de l’adverbe est alors déterminée par la personne qu’exprime le suffixe; pour la traduction il faut ordinairement suppléer le verbe être (comp. $ 458, 2 et 8). — Ex. 72 2 (à part moi) mot seul; PN

(de FN, où lui?) où est-il ?; D Ne TN) ü n'est pas; ni (de ©") tu es réellement, Du, il est: Ti) je suis encore.

Ces adverbes, conformément à leur origine, prennent ordinairement les suffixes sous la forme avec laquelle ces derniers s’attachent au nom ($ 319), mais l’idée verbale qu'ils contiennent explique comment ils peuvent aussi prendre des suffixes verbaux !$ 149) et le 3 épenthétique.

S 433. Le 73 interrogatif se range, par sa signification, dans la classe des adverbes. Il est une de ces particules qui sont réduites à une seule lettre préfixe ($ 439, rem.). Sa fonction est d'indiquer que le mot auquel il s'attache ou la phrase qu’il com-

mence a le sens et le ton d’une interrogation.

S 434. Quant aux points-voyelles, le 73 interrogatif prend ordinairement __ -oioun | ([y a-t-01] de la paix ?) Gen. 29, 6.

Maus il Et remarquer les modifications suivantes:

a) Devant une gutturale il prend un ___: ANT (aussi ?) Gen. 18, 23; TNT (èrai-je?) Exode 2, 7; WIN lun homme. ?) ne DU

JODCÆNTT

b) Devant une gutturale portant ___ il prend ___ (comp.$ 87, LD), R'ANE ox (arriva-t-U?) Joël 1, 2; ESA (un sage..?) Job 15, 2. c) Do un __ simple il prend un __, qui est quelquefois suivi d'un daguesh fort: 7 FN NE (es-tu jaloux?) Nomb.11,29; PTT (comme une Le ?) Gen. 34, 31; 7270 | (à un fils de...?) Gen. 17,17: on trouve même 22% (est-il bon?) Lév. 10, 19. On regarde ordinairement le # interrogatif comme une forme abrégée de l’article. Les particularités que nous venons d’exposer semblent parler en faveur de cette explication. Le patah (a) engage à la supposition d’un daguesh fort implicite; le segol (b) rappelle la règle du $ 417; le daguesh (c), à moins qu’on ne le re-

garde comme euwphonique, rappelle celui de l’article, et son absence pourrait s'expliquer selon $ 66.

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