‹ Grammaire hébraïqueChapitre 3 sur 289 · PRÉFACE — VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE — VII

à un second Cours avec des élèves plus avancés et à l’étude privée.

Un tel accroissement de matière amène forcément une augmentation sensible du volume, mais les répertoires alphabétiques qui le terminent (composés par mon fils, SAM. PREISWERK, pasteur à Frenkendorf, Bâle-Campagne), permettront de s’en servir avec beaucoup de facilité.

Quant à la disposition des matières à traiter, il m’a paru préférable, toute réflexion faite, de m’en tenir au plan suivi dans les premières éditions, bien qu'il ne soit pas sans inconvénients, et de n’y apporter que les changements devenus inévitables par la révision du texte. Les personnes qui se sont servies jusqu'ici de cette grammaire pourront donc s'orienter sans trop de difficulté dans les cadres de la nouvelle édition.

Le texte refondu diffère considérablement, il est vrai, du texte original, et cette divergence embrasse la grande majorité des paragraphes, sans cependant abandonner ni les principes ni la méthode de mon père en général. Il me paraît inutile d'entrer ici dans une énumération détaillée de ces changements; le lecteur les contrôlera et les jugera lui-même en se servant du livre. Tout ce que je voudrais dire sur ce point, c’est que j'ai eu sérieusement en vue de formuler les règles d’une manière pratique et facile à saisir, et que j'ai fait de mon mieux pour conserver à cette grammaire son cachet particulier, qui lui à gagné tant d’amis, le cachet d’un enseignement solide, clair et précis. Je ne saurais mieux exposer les vues et les motifs qui ont dirigé mon travail qu’en reproduisant un passage de la préface de la première édition, où mon père s'explique à ce sujet en ces termes: « Le but que je me suis proposé dans ce travail, j'ose le dire, n’a rien eu d’égoiste. Je n’ai pas voulu m’engager dans des détails qui n’eussent fait qu'éblouir inutilement les yeux du lecteur par un appareil d’érudition. Je me suis abstenu de nouvelles hypothèses plus ou moins ambitieuses qui n’eussent point avancé la connaissance de la langue chez ceux qui l’étudient. Je voulais être utile. »

Je ne puis terminer sans dire un mot de sincère gratitude à l'égard de mon cher collègue de l’église française de Bâle,

VIII — PRÉFACE — M. Auc. Berxus, dont le nom d’ailleurs n’est pas inconnu aux hébraïsants. Il a bien voulu se charger du soin de revoir ce travail au point de vue de la forme et du style dans tous les paragraphes qui ont été changés ou refondus, c’est à dire dans le livre entier à peu de chose près. C’est à lui aussi que l’Introduction doit plusieurs renseignements instructifs, en particulier dans le chapitre des grammairiens juifs du moyen âge, ainsi que l'aperçu historique des travaux relatifs à la grammaire hébraïque en France ; cette esquisse est plus développée que celle qui résume les travaux de ce genre en terre germanique, malgré la supériorité de ces derniers en nombre et en importance, mais je pense que les lecteurs en vue desquels cet ouvrage-ci est composé ne se plaindront pas de ce manque de proportion.

Enfin je répète de tout mon cœur, en me les appropriant, les paroles par lesquelles mon père a terminé sa préface: « Veuille ce Dieu qui nous a transmis ses divins oracles dans la langue à la connaissance de laquelle ce livre est consacré, multiplier et bénir le zèle qui se manifeste aujourd’hui pour l’étude immédiate de sa Parole. Et puisse ce livre, en servant à ce but sacré, contribuer à l’avancement du règne de notre Seigneur Jésus- Christ! » J'ajoute le vœu que cette nouvelle édition, pour sa part aussi, puisse être un moyen efficace pour entretenir et augmenter l’amour des études hébraïques dans les académies et les facultés de théologie de langue française, et pour répandre parmi les théologiens de cette langue une connaissance approfondie de l’idiome de: l’Ancien Testament, base indispensable de toute exégèse consciencieuse et féconde.

Bâle, en janvier 1884.

SAM. PREISWERK, pasteur de l’église de St-Alban.

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