‹ Grammaire hébraïqueChapitre 52 sur 289 · S 3-4. — DES CONSONNES · texte numérisé non relu

S 3-4. — DES CONSONNES

M" est le-ch des Suisses allemands ; c’est un À fortement guttural. Nous l’exprimons par ‘h.

est un { prononcé fortement et avec pression de la langue contre le palais. Nous le marquons dans les transcriptions par un point placé sous la lettre: t.

se prononce Comme 7 dans les mots York, yeux.

D se prononce comme c dans car, Cour.

Ÿ, aspiration fortement gutturale, tient à la fois du g et du r. Le son nasal (gn), par lequel plusieurs l’expriment, est emprunté des Juifs espagnols, mais il n’est nullement la prononciation ancienne ou véritable. Celle-ci ne pouvant guère être décrite, et notre organe d’ailleurs ne pouvant s’y prêter, on fera mieux de suivre la manière des Juifs orientaux et de ne point prononcer le Y, non plus que le NX. Dans les transcriptions nous indiquerons sa présence par le signe‘.

X se prononce chez les Juifs actuels comme le z des Allemands : ts. Mais sa véritable prononciation est celle d’un s très fort et formé plutôt au palais qu'entre les dents. Comme notre langue n’a pas de son, et par conséquent pas de caractère équivalent, nous le rendons par €.

p représente le son À prononcé avec force et avec contraction du palais pour le distinguer du 5; on peut d’autant plus le rendre par q, que cette lettre lui doit en effet son origine.

Ÿ, originairement une seule lettre, en représente maintenant deux, selon qu’il porte le point diacritique à droite ou à gauche. Si ce point est à droite, la lettre (®) se prononce comme ch dans le mot chose. Nous avons emprunté pour l’exprimer l'orthographe anglaise sh.

Si le point est à gauche (Ÿ), elle se prononce comme un s fort.

$ 4. Les cinq lettres suivantes changent de figure lorsqu’elles se trouvent à la fin d’un mot: 5 devient 7; A devient

D; à devient 12 devient 5; X devient Y C’est ce-que les grammairiens ont appelé lettres finales ‘).

$ 5. Comme en hébreu les mots ne se partagent pas à la fin d’une ligne, on évite les lacunes qui pourraient résulter de ce fait par l’allongement des cinq lettres X, #1, ù, D, à, qui deviennent SR, 177, ar CD, I, et que les grammairiens nomment lettres dilatables.

ART. UE Des voyelles.

S 6. Les voyelles s'expriment en hébreu par des lignes et des points placés au-dessus, au-dessous ou au-dedans des consonnes. Aucune voyelle ne peut être écrite sans une consonne qui

la porte.

S 7. Les cinq voyelles 4, e, 2, 0, ou peuvent être longues ou brèves. Il y a donc en quelque sorte en hébreu dix voyelles, qui. ont pour la plupart leur signe particulier, sans compter les demivoyelles, dont nous parlons au $ 19.

$S 8. Mais en hébreu, comme dans toutes nos langues, les voyelles se réduisent originairement à trois sons primitifs: a, i, ou. Ù

1. Le e se produit par une prononciation moins claire du à, ou par un mélange du «a avec le 2; le o remonte au son 0, soit comme prononciation plus sonore, soit par le mélange de a et de ou ?).

2. Pour indiquer l’un ou l’autre de ces sons, me écriture, qui manquait de signes pour les voyelles, a pris à son aide les consonnes homogènes qui primitivement se faisaient plus ou moins entendre avec la voyelle. (Une consonne ainsi employée est appelée en terme de grammaire: mater lectionis.)

1) Pour qu’on puisse mieux Îles retenir, on a imaginé de les réunir dans un mot mnémotechnique : V2192 kamnèpheg. De même pour les lettres dont parle le

paragraphe suivant: DAS ahaltèm.

2) Comparez la prononciation française des diphthongues ai et au.

a) Le son «, étant le plus fréquent et celui qui, pour ainsi dire, s’entendait de lui-même, n’était ordinairement pas indiqué du tout. La consonne qui lui est le plus analogue, est K ): mais ce n’est que dans des cas exceptionnels que, dans un mot, on a inséré un K parmi les consonnes pour marquer un « long, par exemple NANT (hautes) pour M9 Prov. 24, 7.

B) Quant au son & (et e), c'était la consonne yod (*) qui s’offrait naturellement pour en marquer la prononciation dans toute sa plénitude.

7) Pour le son ow (et o), on ne pouvait même guère le pro-

noncer d’une manière complète et sonore sans l’appui du vav (1), qui en devint ainsi tout naturellement le représentant.

Nous aurons donc à nous occuper de trois classes de voyelles, dont chacune se rapporte à l’une des trois lettres K, 7, 1.

$S 9. Tableau des voyelles.

Voyelles longues Voyelles brèves

TL du son à:

Hi yadamec VAR? — «a patah nn»

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