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III. du son ou et o

j— ou shoureq ht —— “ dibbouç ÿ129 — | amec-‘hatouph : Ô ‘holem Doi es 0 LOC F ; A ur | DT YR

On prononce donc: O7 râm, De qal ; me léb, n°% mèlah ; v2 mi, ON 0m; AT zou, TP huaaî; 27 rôb, DA môt, 9237 ronni.

1) Car la consonne dont larticulation se rapproche le plus du son «& (disons: qui en porte déjà un léger souffle en elle-même), c’est l'aspiration (légère) : N. Ce n’est

Remarques.

1. Le games, que nous lisons tout simplement comme a long, se prononçait, et se prononce encore en Orient, comme un a large et sourd, se rapprochant du son 0, comme le aa ou a des langues scandinaves. Cela explique comment il pouvait se faire qu’on se servit du même caractère pour exprimer un © bref. (Voy. $ 52 et suiv.)

2. Le segot peut être prononcé d’une manière plus accentuée et aiguë (è) ou plus rapide et sourde {e). Cela fait qu'il peut même, par exception, acquérir la valeur d’une voyelle longue (8), lorsqu'il est suivi d’une lettre quiescente (7, y"), ou qu'il est muni d’un grand accent distinctif D).

3. Le gibboucç, que nous avons rendu, faute d’un caractère parfaitement équivalent, par w, se prononce plutôt comme un ou extrêmement bref que comme un % français.

4. Le hireq long et le holem, qui dans le tableau se trouvent accompagnés d’un ? et d’un \, ne se présentent pas toujours avec l’appui de ces lettres. (Voyez ce que nous disons sur l’orthographe pleine ou défective des lettres quiescentes, $ 78, Rem.)

S 10. Les voyelles du même son ne sont pas toutes de la même qualité. [l'y a d'abord la différence entre voyelles Zonques et voyelles brèves ; mais il faut, de plus, distinguer deux genres de voyelles longues : elles peuvent être longues primitivement, c’est à dire par nature, et alors elles sont invariables x ou bien elles sont seulement devenues longues, de brèves qu’elles étaient originairement, par suite des changements produits par la formation des mots. Dans ce cas elles sont variables.

qu’à la fin des mots qu'on s’est assez souvent servi du signe de l'aspiration pour indiquer un a long, mais dans cette position on à employé de préférence le ñ, signe de J'aspiration forte. 4 :

Voici comment ces différences se présentent et quels rapports elles ont entre elles, dans les trois classes de sons que nous veuons d'établir. ,

Ie classe: son a.

1. Le qamee long par sa nature n’est que rarement distingué par un K (ce qui se fait régulièrement en arabe). — Ex. 293 (écriture); D) (se levant); ŸN9 (pauvre). Le & primitivement long n’est pas fréquent, parce que, dans la plupart des cas, il a passé en 6. CVOVALIT LEE

2. Le & devenu long par la formation provient du patah (a bref). Il ne se trouve que dans la syllabe qui a le ton ou qui le précède; dans ce dernier cas, il faut que la syllabe (non accentuée) soit ouverte. — Ex. 2212 (étoile), 722 (il a visité), 727 (parole).

3. La voyelle brève du son «& est naturellement le patah, mais celui-ci est souvent remplacé par un segol, ce qui s'explique facilement par la grande affinité du son è avec le son « prononcé

Ce changement se rencontre particulièrement dans les formes dites segolées : bai (pied) pour 72 etc.

Quant à l’atténuation du - en __, voy. $ 87, I, 2.

IIe classe : son i ete.

1. Le ‘hireq long est ordinairement caractérisé par yod quiescent 9—. Ex. V® (cantique).

Le çérè long par sa nature est une contraction de la diphthongue *— (ay) fondue en voyelle simple ; aussi s’écrit-il presque toujours avec yod quiescent: 9. Ex. M2 (maison de) de mi ; 20% (à fera bien) pour 2797; 2297 (temple), de haykäl (en arabe et en syriaque). Il en est de même pour le segol avec yod (voy. $ 9, Rem. 9) : DD (tes mains), primitivement T7.

2. Le é devenu long par la formation doit !son origine à un t bref. Il ne se trouve que dans la syllabe qui a le ton ou qui le précède; dans ce dernier cas, il faut que la syllabe (non accentuée) soit ouverte. — Ex. 72È (livre) pour 720; 712 (4 a béni) pour bèr-rék; n3Ÿ (sommeil) (en arabe sinat).

3. Le segol est le représentant naturel du son e en pronom ciation brève; aussi remplace-t-il très souvent le à primitif. (Car le segol, par la nature de sa prononciation, tient le milieu extre e et à aussi bien qu'entre «a et e) — Ex. 17752 (fs de Hiran) Gen. 11, 31; 713732 Qüs de Noun) Exode 33, 11; *£27 (mon plaisir), de yoh, Ps. 16, 3; 22722 (votre parler), de 27, Jér. 5, 14.

IIIe classe: son ou et o.

1. Le shoureq est long par sa nature lors même qu’il est exprimé par qibboug (orthographe défective, $ 78, Rem.), ce qui se fait souvent pour éviter le concours de plusieurs 1. — Ex. U277 (les biens) ‘e 1529 (ses biens) Gen. 14, 16; np20 (mon serment) db. 24, 8; n283 (retournons) Jér. 46, 16; jnnn (vous mourrez) Gen. 3, 3; 207 (vous retournerez) Liév. 25, 10.

Le ‘holem long par sa nature provient:

a) de la prononciation contractée de == ou 1— (devenu diphthongue: aou; comp. $ 81, 2, #); il s'écrit presque toujours avec ? quiescent: Ÿ. — Ex. 7 pour 2%8)5 ; NA (mort de) de n'a pour AYA ; npiy (injustice) Es. 61, 8 pour n2)) 2 Sam. 3, 34; VO (bœuf) (en arabe éavr);

B) de la prononciation sourde d’un gameg primitif; il s'écrit

alors ordinairement avec 1 quiescent s’il a le ton, sans 1 (orthographe défective) dans les syllabes qui n’ont pas le ton. — Ex. Di>y (paix) (en chaldéen 29%); 252 (écrivant) (en chaldéen 372, en arabe kätib).

2. Le 6 devenu long par la formation représente la prononciation sonore du o bref (qameç hatouph) ou du ow bref (gibboug). On l'écrit, à peu d’exceptions près, sans 1. — Ex. 721 (il visitera) (en chaldéen 727) ; Des (somme) avec magqaeph *?2 kol, avec suffixe D?) kulläm.

3. Les voyelles brèves de cette classe, qibboug ?) et qameg hatouph ont tant de ressemblance entre elles, quant au son, qu’elles peu-

1) On trouve quelquefois, dans les livres postérieurs, shoureq au lieu de gibboug;

dans ces cas, la voyelle est brève, et il ne s’agit que d’une orthographe incorrecte, — Ex. 9719 (les forteresses de) Dan. 11, 19.

$ 10-12. — DES VOYELLES — d

vent se rapporter l’une comme l’autre soit au shoureqg soit au

J holem. — Ex. 22923 (votre territoire) Am. 6, 2, de 123; DD vayyâgom (et il se leva) de Ép? et ceci de Ep}.

Remarque. IL y a un cas où la voyelle 1—, par suite d’une prononciation rapide et sourde, paraît avoir été remplacée par —; c’est dans les terminaisons Bi, j-; D2-, j9-; En—, j0—- Ex. EPN (vous) (en chaldéen F3, en arabe antum).

Ces observations se résument dans le tableau suivant:

son a son iete sonoueto Voyelle longue par (K) us PAL pad LS EAU UE Sa nature. Wf ÿ fe Voyelle longue par hd ET Dos la formation. si Ft Voyelle brève. ARIANE 2e (Es) ER PPT)

$ 11. Le gameg hatouph tire son nom de APM qui signifie enlevé, arraché : qameç rapide. IL se prononce comme o bref. Par la forme il ne se distingue nullement du qameg ou à long; ce qui sert à le distinguer, ce sont certaines circonstances grammaticales, sur lesquelles voy. $ 52 et suiv.

$ 12. Un point sur le \ indique toujours la présence de la voyelle holem (:), mais le \ qui le porte est tantôt quiescent (non prononcé), tantôt mobile (prononcé).

a. Il est quiescent s’il n’est ni précédé ni suivi d’une autre voyelle, par ex. mi lôt (Lot); en ceicas le ANn’est là que comme porteur ou comme antique expression (mater lechionis) du son o.

b. Il est mobile s’il est précédé ou suivi d’une autre voyelle, et alors il se prononcera ou avant ou après le :, savoir :

1) Qameç-‘hatouph.

10 — DU SHEVA — $ 12-15.

a) après, si la consonne précédente n’a pas d'autre pointvoyelle, car il lui en faut une (voy. $ 15): 5? qôvêh (attendant) ;

b) avant, si elle en a déjà une, car c’est alors le \ qui a besoin d’une voyelle et qui effectivement n’en a pas @autre: TD ‘von (iniquité).

Les textes exacts ont, du reste, soin de distinguer entre

jet | pour ôv et vô.

$ 13. Si ce holem, sans être accompagné du \, rencontre la lettre ©, il se confond souvent avec le point diacritique de cette lettre. Lisez done N3JÙ sôné (haïssant), RDA môshôh ( Moïse).

Quand le © porte deux points, il faut lire shô au commencement du mot, par ex. A0 shômér (gardien), TÙ shôd (destruction) ; de même, si la lettre qui précède est munie d’un point-voyelle, par ex. AÙ* yâshôb ( qu'il retourne), (2) veshôresh (et une racine). Mais on lira 6s si la lettre qui précède n’a pas de point-voyelle, car alors le premier point (®) est évidemment un holem: DD yirpôs (il foulera aux pieds), KÜ2 nôsè (portant). | ñ ÿ

$ 14. Le point dans le 1 (4) peut être un shoureg ou un daguesh fort ($ 24). C’est un daguesh fort lorsque la lettre qui précède est munie d’une voyelle, par ex. 51) ‘av-vâh (destruchon) ; MYS çiv-vêh (il a ordonné).

ART. II

Du sheva.

$ 15. Toute consonne, excepté la dernière du mot, doit porter quelque point-voyelle, à moins qu’elle ne soit quiescente {$ 78). S'il n’y a pas de voyelle qui s’y attache, elle reçoit un sheva (NID, mot qui signifie probablement vain, vide). Ce sheva,

$ 15-18. — DU SHEVA — 11

ou sheva simple, consiste en un double point placé sous la lettre: —, comme signe de l’absence d’une voyelle.

$S 16. Le sheva ne se place sous la dernière lettre du mot que :

a) dans le cas rare où le mot finit par deux consonnes AETQE 77) nérd (nard), MT?E pue (tu as visité); ce qui

S applique aussi aux formes comme npav pour NUAD (tu as entendu), voy. $ 173;

b) dans le pronom féminin dela 2° personne du singulier : FN (toi), voy. $ 402.

Remarque. Le kaph final (D est aussi toujours muni d’un sheva ; ceci a probablement pour but de le mieux distinguer du dalet (5) et du noun final (7).

$S 1%. Le sheva simple se présente, pour la prononciation, de deux manières différentes ; dans l’une, sa présence se fait sentir à l'oreille, et il est alors appelé mobile; dans l’autre, sa présence est insensible, et il porte le nom de quiescent. a. Le sheva est mobile au icommencement d’une syllabe; il s’y fait entendre comme notre e muet; par ex. 27 demout (ressemblance), PE peqôd (visiter).

Il est à regarder comme la dernière vibration d’une voyelle (ordinairement d’un a) dont la prononciation s’est éteinte.

b. Il est quiescent à la fin des syllabes; là il ne se fait jamais entendre; par ex. JaN ab-nér (Abner), 72 yip-qôd (il visitera ).

$ 18. Il faut donc faire entendre le sheva non seulement

au commencement des mots, par ex. 120 shebou (demeurez),

L mais aussi au commencement d’une syllabe placée au milieu du mot; et cela dans les trois cas suivants :

KA

12 —— DU SHEVA — $ 18-19.

a) après une voyelle longue: 15P£ pâ-gedou (ils ont visité), "1" comparez $ 46:

b) après un autre sheva: DE yip-gedou (ils visiteront), 7027 rag-lekà (ton pied); w c) sous une lettre qui est redoublée au moyen d’un daguesh Jort ($S 24) 1129 liin-medou (ils ont enseigné).

1. Dans certains cas le sheva semble servir en double emploi. C’est lorsqu'il devrait proprement fermer une syllabe brève, fonction du sheva quiescent, en même temps qu'il doit former le commencement d’une nouvelle syllabe, position propre au sheva mobile. Ce sheva moyen, comme on l’a appelé, est prononcé comme. mobile (comp. $ 72). Voici les conditions qui constituent une telle.

position du sheva :

a) si dans la flexion du verbe ou du nom, une lettre n22712 ne prend pas le daguesh léger selon $ 72, 1 et 2. — Ex. Eat (leur quitter) Jér. 9,12; 7742 (vêtements de) Exode 85, 19; 22397 (votre sang) Gren:19;15:

B) si le sheva se trouve sous une lettre qui, tout en n’étant pas. gutturale, n’a pourtant pas le daguesh fort qu’elle devrait porter ($ 66): np (la route) 2 Sam. 20, 19;

7) S'il est précédé d’une /ettre préfixe (2, 3, rarement >) portant. hareq bref ($ 445): 2792 (dans un écrit) 1 Chron. 28, 19; 7272 (selon la parole de) Gen. 44, 2. (Voy. $ 72, 3.)

2. L’omission du daguesh (léger ou fort) par laquelle le - devient sheva moyeh (vVoy. « et 8) a presque toujours lieu dans les lettres qui se répètent: n1227 pour n1237 (myriades de) Deut. 33, 2; 337 pour Vi (me voici) Gen. 6, 17.

$ 19. Quelques lettres dont la prononciation avec un sheva simple Serait trop malaisée ou trop dure, se prononcent avec un son intercalaire qu’on appelle sheva composé (ou sheva hateph» de HD, rapide). C’est un sheva qui, en se joignant à une voyelle.

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