PERRIN TS
$ 36. a. Les accents se placent au-dessus ou au-dessous de la
consonne qui porte (ou précède) la voyelle accentuée (accents
supérieurs et inférieurs): D (jour), Loire (séparation) ; Ton
Érelre LS
(ténèbres). L'accent inférieur, s’il rencontre une voyelle, se place à sa gauche: N°2 (al créa).
b. Une lettre qui à un sheva [simple où composé), n'ayant pas de voyelle, ne peut pas porter un accent. Si donc une syllabe qui a le ton commence par une consonne avec sheva, l’accent se fixe à la lettre suivante (qui porte la voyelle avec le ton). —
Ex. 127 12 (Jructifiez et multipliez) ; Dr ja PER Sy (au-dessus de lobe): D5UD) (votre ame); UN (ati).
$ 34. Il y a cependant quelques accents qui se joignent à la première ou à la dernière lettre du mot, sans égard à la syllabe qui porte le ton. On a appelé les premiers préposés et les derniers postposés (voy. le tableau $ 41). Par ex. Gen. 21, 14, le mot on (du pain) porte l'accent postposé, tehisha mineur, joint à la dernière lettre, tandis que Lacrent tonique tombe sur la première syllabe du mot; le mot 37 (Hagar), dans le même verset, porte l'accent préposé, telisha majeur, sur la syllabe
11 tandis que l'accent tonique tombe sur la syllabe 7. Dans
ces cas il faut distinguer la syllabe tonique d’après les règles grammaticales qui seront exposées plus bas (S 97 et suiv.).
$ 38. Dans un Cas seulement les masorètes marquent la syllabe tonique tout en appliquant un accent postposé; c’est quand un mot étant mulél ($ 35) se trouve être muni de l'accent pashta ; alors le pashta, comme accent postposé, se fixe" à 14 dernière lettre du mot, mais il se répète sur la première lettre de la syllabe pénultième, où il sert d’accent tonique. — Ex.
SR Gen. 1, 2: ro (vide), et verset 7: TT (les eaux) ; 1172, (pourquoi) Jér. 14, 19; PU? (Josué) Jos. 10, 15.
$ 39. On trouve a ssez souvent le même mot muni de deux (et même parfois de trois) accents qui s'accordent ensemble pour régler l’intonation. C’est alors le dernier qui indique le ton principal ; le premier est euphonique et destiné à contreba-
lancer le poids de l’accent tonique. — Ex. Die 0: (et pour des signes) Gen. 1, 14 ; Dix (par leurs dessins) Ps. 5, 11 JAP he
Une singularité se présente au décalogue, où, dans plusieurs versets (Exode 20, 2-6. 8-10. 13-15; Deut. 5, 6-10. 12-15. 17), chaque mot est muni de deux accents qui non seulement ne s'accordent pas, mais qui s’excluent même l’un l’autre. Il s’agit là de deux systèmes différents de ponctuation et d’intonation, dont le lecteur ou le chantre doit appliquer l’un ou l'autre. Le passage Gen. 35, 22 présente un exemple semblable: les mots VAN et are portent chacun deux accents différents, dont l’un CS et RTE) marque la fin de la lecture, tandis que lautre (‘ e L'E) engage celui
qui fait la lecture à continuer jusqu’au verset suivant.