‹ Grammaire hébraïqueChapitre 55 sur 289 · DU MAPPIQ. DES SYLLABES · texte numérisé non relu

DU MAPPIQ. DES SYLLABES

une voyelle (9271), condition qui précisément exclut le daguesh léger (727 N?, mais 12772; voy. $ 67). Par la même raison le daguesh fort ne peut pas se trouver dans la première consonne d’une syllabe (excepté le cas particulier du $ 63), ce qui est DES ment la place du daguesh léger.

ABTAVE Du mappiq.

$ 28. Le mappiq (D*27, qui fait ressortir) est un point qui ne se distingue du daguesh que par son emploi. À peu d’exceptions près il ne se’ rencontre que dans le } final, et indique alors que cette lettre, ordinairement quiescente, ne l’est pas dans ce cas particulier, et qu’elle doit se prononcer comme aspiré. — Ex. F3 nâgahh (il a brillé); FPE mal-kâhh (son roi, fém.) ; PIS TN ar-çâhh (sa terre), tandis que n29 malkâh, sans mappig, Signifie reine, et ; TS TN ar-çâh: par terre.

Pour le raphéh, qui indique l'absence du daguesh ou du mappiq, voy. $ 73.

ART. VI

Des syllabes.

$ 29. On appelle ouvertes ou pures les syllabes qui finissent par une voyelle; par ex. 47 (celui-ci), 77 (à toi). On appelle

fermées ou mixtes celles qui finissent par une consonne: 2) (cœur), by (rosée). Ainsi, dans 792 la syllabe 5 est ouverte ou pure, la syllabe 5 fermée où mixte.

$S 30. a. Une syllabe ne peut pas commencer par trois

consonnes, Comme c’est le cas dans les mots grecs oxÀay {La , gtTpépw, où dans le mot français scribe.

Si elle commence par deux consonnes, la première prend sheva simple (mobile) ou sheva composé. (Comp. $ 22.)

b. Elle ne commence jamais non plus par une voyelle. Les

mots commençant par K, comme 72X, ne font pas exception à

cette règle, car leur X n’est pas quiescent; il remplit la fonction de consonne (voy. $ 3).

La seule exception qu'il y ait se trouve dans le Ÿ préfixe lorsqu'il devient shoureg (voy. $ 96); par ex. 770! (et un roi).

$ 31. Une syllabe ne peut pas finir par trois consonnes. Ordinairement il n’y en a qu’une ; rarement 1l s’en trouve deux, et cela seulement à la fin du mot.

Dans ce cas les deux dernières lettres portent un sheva [$ 16). Le second de ces sheva est mobile, et la lettre qui le porte peut être regardée comme destinée proprement à former le commencement d’une nouvelle syllabe qui serait restée incomplète. Cette explication est confirmée par le fait que de pareilles terminaisons ne sont possibles que si la dernière lettre est un D ou un p, lettres d’une prononciation très forte, ou une des lettres N22742 laquelle alors a toujours un daguesh léger. — Ex. DU (qu'il se détourne) Prov. 7, 25; PY21 (et d abreuva) Gen. 29, 10; 71 (qu'il domine) Nomb. 24, 19; 307 (et à fit des captifs) Nomb. 21,1; 722 (et \ pleura) Gen. 27, 38.

S 32. Les syllabes ouvertes prennent une voyelle longue. Il faut excepter de cette règle trois cas, où la syllabe, quoique ouverte, n’admet qu’une voyelle brève. Savoir :

a) dans les formes segolées (voy. $ 95; 284, À, b); b) lorsque le sheva simple se change en voyelle devant un sheva composé, selon $ 92:

qui se joint au verbe. (Voy. $ 149.)

La voyelle brève devant un sheva moyen n’est pas regardée comme formant une syllabe complètement ouverte; ces syllabes sont à demi fermées {voy. $ 18, 1). Il en est de même pour la voyelle brève devant une consonne qui à un daguesh fort implicite (voy. $ 66; 74, b).

Preiswerk, Gram. héb. D

8 33. Si les syllabes fermées n’ont pas l’accent tonique, elles ne peuvent prendre que des voyelles brèves. — Ex. Tan hèbrôn (Hébron).

Si elles portent l’accent, elles peuvent indifféremment avoir des voyelles longues, comme 57 (parole), non (eux), ou des voyelles brèves, comme 702 (il a visité).

1. Cependant si l’avant-dernière syllabe, munie du ton, est longue mais fermée, elle ne peut pas contenir une voyelle appuyée d’une lettre quiescente. On ne peut pas dire par exem-

ple 379), mais on dit 13122 (comp. $ 87, II, 1).

2. Quant aux voyelles brèves, il n’y à que le patah et le segol qui puissent se trouver dans une syllabe portant l’accent tonique. Le hireq bref ne se rencontre avec le ton que dans des particules, comme EX (si), y (avec).

ART. VII

Des accents.

$S 34. Les accents, dans le texte hébreu, remplissent trois fonctions : | a) Ils servent de notes musicales, pour la récitation du texte sacré dans les synagogues; b) ils indiquent la syllabe sur laquelle repose le ton ; c) ils servent de signes de ponctuation.

Il est clair que leur destination comme signes pour la récitation modulée des Juifs ne nous concerne nullement; nous n’aurons donc à nous occuper des accents que comme signes du ton et de la ponctuation.

I Accents considérés comme signes du ton.

$ 35. Sous ce point de vue les accents ont tous la même valeur : la syllabe à laquelle ils se fixent porte le ton. Cette

syllabe ne peut être que la dernière ou l’avant-dernière, Dans le premier cas les grammairiens appellent le mot accentué milra (D272. chald.: d'en bas). Dans le dernier cas ils l’ap-

pellent milél (2ÿ?, chald.: d'en haut). — Ex. sarl ne) 772 (roi).

L'accent tonique ne se trouve jamais sur l’antépénultième. La place de l'accent sert parfois à distinguer des mots de sens divers. — Ex. *na% [de 215] (je reviens) Zach. 8, 3, et per

[de 227] (mon demeurer) Ps, 25, 6; TR (sois éclairée) Es. 60, L et

TN (ma lumière) Ps. 27, 1; 2 fde 2) (elle fut amère) 1 Sam. 30, 6,

et m1 (1 «a été rebelle) 1 Rois 13,26; 1 [de D] (elle est élevée)

Deut. 32, 27, et 197 [part. fém.] (haute) Ex. 14, 8, et 17 (il a jeté)

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