‹ Grammaire hébraïqueChapitre 63 sur 289 · DU QERI ET DU KETIB · texte numérisé non relu

DU QERI ET DU KETIB

les points-voyelles qui appartiennent à la leçon notée à la marge. Par exemple: Es. 28, 15, le texte nous présente Done et les masorètes, qui ont voulu qu’on lût 722", en ont placé les consonnes comme geri à la marge (925), et les voyelles =____ dans le texte sous les consonnes du ketib (27). — 174 32. 15, texte : LRERE le geri veut 2272 T1. — Juges 20, 13, le texte ne porte que les voyelles . .; la marge présente les consonnes ?52, le geri demandant qu’on lise le mot 32 dont le texte n’a donné que les voyelles. De même 2 Sam. ae M2.

S 51. Il y a quelques mots dont les masorètes ont modifié la prononciation dans tous les endroits où ils se présentent, quoiqu'ils aient négligé d’en répéter chaque fois la remarque. C’est ce qu’on appelle geri perpétuel.

a) Dans tout le Pentateuque le texte a indifféremment N1r1, soit que le mot signifie lu, ou qu'il se trouve dans l’acception de elle. Mais les masorètes, pour qu’on lise NY

(elle) dans les endroits où le mot prend cette dernière SI9n1fication, ont donné au mot N1;3 la voyelle de Nr }, de sorte

que nous trouvons maintenant dans tous ces endroits NT.

b) Le nom propre Zssacar est ponctué 208”, pour qu’on lise 2È?.

C) Dour (Jérusalem), porte SNPTOUT qu’on lise Dot yeroushälayim, tandis que le ket Do demande la prononciation antique Dour yeroushâlém.

d) mir doit être lu YJSN (Seigneur), voy. $ 298, c, 2; et si le nom 71 est déjà précédé du mot VIN, on lui à donné les points-voyelles du mot Don (Dieu) en écrivant nn; par ex. Es. 28, 16.

30 — DU QAMEG-‘HATOUPH — $ 52-53

ArT. XL.

Du qameç-‘hatouph.

S 52. Après avoir exposé dans les paragraphes précédents la théorie de la syllabe et celle du ton, nous revenons enfin à la distinction à établir entre le gameg ou a long, et le gamecçhatouph ou o bref (voy. $ 11).

L’étymologie et la forme grammaticale du mot nous fournissent le seul moyen sûr de reconnaître les cas où JPA prononce à ou o. Car si je trouve que s'abrège en -?2, et que le de D\7” (qu'il se lève), lorsque ce mot se présente sous la forme abrégée D, est devenu __, il est clair que ce __ ne peut être qu’un o bref, c’est à dire un gameç-hatouph.

Quoique ce moyen soit le plus sûr et Le plus simple pour distinguer le qameç du qameç-hatouph, on ajoute ordinairement quelques règles pratiques, qui suffisent en effet pour la plupart des cas.

$ 53. Dans une syllabe fermée {$ 29) qui n’a pas le ton, le (voy. $ 46, c). On lira donc; m2 hok-mâh EE Prova1,20: mais ; nn hâ-kemâh (elle est sage) Zach 9107 AT zok-râh

(souviens-toi) Néh.. 5, 19mais nat zâ-kerâh (elle se souvient)

sera qaineç-hatouph, s’il n’est pas accompagné d’un mèteg

Lament. 1, 7; vin honnéni (are pitié de moi) PS. 4, 2, mais n° lâmmäâh (pourquoi) 2 Sam. 2, 22, parce que ce mot porte l'accent sur la pénultième.

Quant au mot D°n2 (plur. de N2 maison), on le prononce ordi-

nairement bottim, nos éditions ordinaires présentant le —— sans mèteg ; mais les hébraïsants les plus récents demandent qu'on lise bâttim,

$ 53-54. — DU QAMEG-‘HATOUPH — GAL

en accord avec l'ancienne tradition (comp. Buxtorf thes. gram. I, 5 et l'édition de Baer et Delitzsch); par ex. 293 Es. 65, 21, etc.

S 54. Quelquefois même le gameç-hatouph se rencontre dans une syllabe ouverte. Ceci a lieu:

a) lorsque le ___ est suivi d’un hateph-qames, Selon $ 46, d; par ex. NT mo-horût (le lendemain) ; vs po-‘ol0 (son œuvre); noie HA

b) lorsqu'un second qgameç-hatouph suit immédiatement; par ex. 7oÿe. D27ÿ5 po-‘olkâ, po-‘olkèm, (ton œuvre, votre œuvre), VOy. $ 92, 1;

c) dans deux mots qui prennent au pluriel le qameçhatouph (--) au lieu du hateph-qameg |), savoir : DUTP qodûshim (choses saintes) et DUT shorâ-shîim, (racines ; N'a ses racines, Job 8, 7 etc.}; le premier venant de UT, et l’autre de DC.

Dans les cas mentionnés dans ce paragraphe le mèteg

n'empêche pas de donner au — la prononciation de o (voy. & 46, d, 2).

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