DE L’ASSIMILATION
Arr. IL.
Du changement des consonnes.
$ 57. Les consonnes d’une même classe se substituent les unes aux autres dans un grand nombre de mots hébreux. C’est ainsi que No et nn» signifient à s’est fatigué; NU) et nv), il a prêté; nor et nos, il s'est sauvé; 730 et "20; il a fermé ; ÿn? et ane! il a opprimé; et que rby, Dy, et op ont tous trois le sens de s’égayer.
$ 58. La prononciation s'étant adoucie avec le temps, on s’est plu à remplacer des sons durs par d’autres qui l’étaient moins. Ce sont principalement les lettres sibilantes (ou dentales) qui ont été remplacées par des lettres du son d ou {; par ex. 93 au lieu de 53 (il a gardé).
C’est dans le dialecte araméen surtout que l’on observe cette particularité ; par ex. MT (or) devient en chaldéen 2771.
$ 59. Les consonnes qui ont la faculté d'être quiescentes [voy. $ 78), savoir N, #1, 1, ”, permutent assez souvent, et, lorsque nous traiterons des verbes faibles qui commencent par
* ou qui finissent par ;1, nous aurons fréquemment l’occasion de rappeler cette règle.
Arr. III.
De Passimilation.
8 60. L’assimilation a lieu lorsqu'une consonne dépourvue d’une voyelle se confond avec la lettre suivante, au moyen d’un daguesh fort (voy. $ 61, b). C’est surtout la lettre 3 qui aime à s’assimiler. — Ex. de l'assimilation du j: Sp (al tom-
Preiswerk, Gram. héb. 3