DU CHANGEMENT DES VOYELLES — $S
Ê el (8 142) — Ex. 2991 (et à? ramena), de 2787, Gen. 14, 16; 2271 (et à s'en retourna), de 2127, Gen. 22, 19.
Le même effet se rencontre aussi produit par la pause: Dh?
72. (et il se réalisera pour toi) Job 22, 28. S 88. Les voyelles deviennent longues:
a) lorsque, par la formation ou la flexion du mot, une syl-
labe fermée devient ouverte: "3 (montagne), plur. DS ;
b) lorsqu'une lettre gutturale ou un " a refusé le daguesh fort ($ 74): GNr (le feu) pour UNT avec un daguesh dans le N; 72 pour 772:
c) lorsqu'une lettre quiescente se confond avec la voyelle précédente ($ 78, c): NY pour NX;
d) lorsque la syllabe vient à porter un des grands accents distinctifs qui constituent la pause ($ 103): D'À (eaux), en pause De Gen. 1, 6.
S 89. a. Dans certains cas une voyelle est complétement retranchée et remplacée par un sheva; cela peut avoir lieu: lorsqu'un nom est à l’état construit, ou bien lorsqu'un mot (nom ou verbe) s’allonge, et qu’en conséquence l’accent tonique descend vers la fin du mot (comp. $ 87, a et b).
b. En général, dans la flexion du verbe c’est la voyelle portant le ton (la dernière) qui est retranchée de préférence; par ex. 2 (al a appris) — 172% (als ont appris).
Dans la flexion du nom au PO earTe c’est la voyelle qui précède le ton (l’avant-dernière) qui disparaît; par ex. #32 (aile), état construit: 235" F22 (l'aile du chérubin); 927 (parole), allongement.: D°27 (paroles).
€. Si le substantif pluriel est à l’état construit, ou si le ton descend de deux syllabes par l’adjonction d’un suffixe grave ($ 319, rem.), les deux voyelles du substantif peuvent être retran-
chées et remplacées par deux sheva, dont le premier cependant se change en __ d’après la règle du $ 90, a. — Ex. 27727 (paroles), nr .927 (paroles de l'Eternel), D5%27 (vos pa-
roles).
AR TUIENS De la formation de nouvelles, syllabes.
S 90. à. Nous avons dit ($ 30, a) qu’une syllabe ne peut pas avoir trois consonnes avant la voyelle. Dans le cas où cela devrait arriver, et où deux sheva devraient se suivre immédiatement, le premier des deux se change en hireq bref, et ainsi il se forme une nouvelle syllabe. — Ex. 9727 (paroles de) pour 7727 deberé ($ 343, b); 1595 (visitez) pour 17p8 (8130, d). He a
b. Si ce hireg vient à précéder un ? avec un sheva simple, le * devient quiescent ($ 82, 1): 17472 (en Juda) pour na.
Ce hireg bref est certainement dans la plupart des cas le repré-
sentant d'un patah, qui reparait sous cette forme atténuée ($ 87, I, 2, rem.).
S 91. Si le premier de ces deux sheva est un sheva composé ($ 19), il se change en la voyelle brève qui sert à le former. — Ex. PEN (je visiterai) pour PEN (S 21530); npNE 7220 (les sages de Pharaon) pour jen (SES ED À
S 92. a. Si c’est le second de ces deux sheva qui est composé, le premier se change en la voyelle brève dont le second se compose. Cette voyelle porte toujours un mèteg ($ 46, d). — Ex. 72N1 (et mot) pour Y3N).
b. Cependant les lettres gutturales renoncent dans certains cas au sheva composé et se contentent d’un simple ($ 75, c);
mais la règle que nous venons d'établir n’en exerce pas MOINS son RURQE sur le sheva RER au” (al | me
…. jrs
(le Net) Dour vpy3 Prov. 28, 18. Comp. à RO
1. Lorsqu'une forme pareille est augmentée, de sorte que la voyelle tonique disparait, il y a encore lieu d'appliquer la règle du & précédent. Voici comment: Le pluriel de la forme 7392 (à servira) serait, en ajoutant l'afformante \ et en retranchant par conséquent le holem: 1729); il y aurait ainsi au commencement de la deuxième syllabe un sheva composé suivi d'un sheva simple; donc le sheva composé deviendra voyelle brève, et nous aurons la forme 17aÿ» Deut. 12,30; de même TEYX (je te ferai) Gen. 12, 2; 7222 po‘olekà (ton œuvre).[de dyE pe] Hab. 3, 2. — Dans ces cas la première voyelle brève reste telle quelle, munie du mèteg, et le sheva est regardé comme mobile ($ 72; 165).
2. Les verbes MNT (être) et 11 (vivre) forment ainsi l’impér. avec une lettre préfixe: m9), mp1 Gen. 12,2; 20,7. Dans tous les autres cas pareils ils prennent le sheva simple précédé d’un hireg: na Ex. 5,18; ni? Ezéch. 33, 12.
€. Dans un petit nombre de cas le sheva composé et la
voyelle brève qui le précéde se confondent en une seule voyelle longue (comp. $ 79, 2). — Ex. jan pour TON ? | (en disant) ; D'HoN A pour On PN2 (en Dieu).
$ 93. On ne peut pas te comme faisant exception aux règles que nous venons d'établir le cas où deux sheva se suivent immédiatement, parce qu’alors ils appartiennent à deux syllabes différentes, le premier des deux étant quiescent et l’autre mobile. — Ex. 1792? yip-gedou (ils visiteront); 1700 has-dekà (ta grâce).
$ 94. Quelquefois de nouvelles syllabes se forment par l'influence de la pause; voy. $ 104.
$ 95. Nous avons dit ($ 31) qu’une syllabe ne peut que rarement se terminer par deux consonnes, et cela seulement à la fin des mots. Dans la plupart des cas même, on évite cette
rencontre et l’on donne à l’avant-dernière une voyelle brève, qu’on appelle voyelle auxilaire. Cette voyelle est ordinairement un segol; avec une gutturale c’est un patah; après ? c’est un hireg. — Tous ces mots sont müilél ($ 35), c’est à dire qu'ils
ont le ton sur l’avant-dernière syllabe. — Ex. 7» (pied) pour 23: pi (jeune homme) pour 73; Dh (œil) pour (WE
Ce procédé ne s'applique pas seulement au nom, Mais aussi au verbe (Comp. $ 173; 257, E''etc:);"par'ex. Leu (et il révéla) pour QUE road (et al répondit) pour ME PPS (tu as entendu, fém.) pour FYAU.
Le segol étant la voyelle auxiliaire employée de préférence, toutes ces formes ont été appelées formes segolées, terme qui s'emploie aussi pour celles dont la voyelle auxiliaire est —— ou —
$S 96.. Une nouvelle syllabe peut, enfin, être formée par
le \ copulatif ($ 453).
a. Lorsqu'il est placé devant une lettre avec sheva simple ou devant une des lettres F 212 (labiales, $ 55), il devient shoureq; par ex. au (et son nom) pour YU), 721 (et un fils) pour [el
Exceptions : Le \ copulatif prend un hireg:
1) devant un * avec sheva, le * devenant quiescent (comp. $ 90 b): DAAUN (et vous demeurerez) Lév. 25,18; 191 (et qu'il soit) Gen. 1,6;
2) devant le 1 et le n des verbes ni et 11, lorsqu'ils com-
ro)
mencent avec un sheva simple: DAME), VI] Gen. 3,5; 42, 18.
b. Lorsqu'il précède immédiatement la syllabe tonique, et que cette syllabe porte un accent distinctif, il prend __, par-
ticulièrement lorsque les deux mots unis par le Ÿ expriment par leur juxtaposition une idée complète. — Ex. pt (et quant au ant PÉSLO ATOS al 210 (le bien et le mal) Gen. 3, 5; nul +72 (d'âge en âge) PS. 10, 6.
56 SR IDOT TONRLE $ 97-100"
ART. X
Du ton.
S 97%. L'accent tonique repose ordinairement en hébreu sur la dernière syllabe (comp. $ 35).
$S 98. Voici les cas principaux où l'accent tonique se trouve sur la pénultième :
a) lorsque la dernière voyelle est une voyelle auxihaire (S 95);
b) lorsque le mot est terminé par un fn paragogique selon $ 138, b, exc., ou par un ;1 local ($ 315); par ex. naUE (nous voulons chanter); nan (vers Hébron);
c) lorsque le verbe est terminé par les syllabes afformantes , A, 42, 12 ($ 124; 132); par ex. pe (tu as visité), NPD (vous visiterez) etc. ;
d) lorsque le verbe ou le substantif se termine par des suffices qui forment une syllabe ouverte sans prendre le ton; par ex. 127 (notre main), SA (tes mains), TE à (al le retirera), MP (dl la prendra) (voy. les tableaux des suffixes $ 149; 319, et Appendice, lettre O);
e) lorsque le substantif se trouve au duel [voy.$ 304); par ex. 7) (main), DT (les deux mains);
f) lorsqu'une voyelle est restituée par l'effet de la pause ($ 104); par ex. IN 70 (als sont pleins).
$ 99. Le ton peut reculer vers le commencement du mot, ce qu’on appelle en terme de grammaire: monter, ou s’avancer vers la fin: descendre.
$ 100. Le ton descend :
a) lorsque le mot s’allonge ($ 124, b; 154; 292, a etc.);
ut
$ 100-101. — DU TON — si
b) dans certains cas où le Y consécutif s'attache au parfait ($ 144).
S 101. Le ton monte :
a) dans certains aoristes lorsqu'ils prennent le consécutif ($ 143, b); par ex. VONT) (et il dit) de VAN); 70" (et il alla) de 727:
b) pour éviter le concours de deux syllabes toniques; par ex. OÙ 2V (il s'est tenu là) Gen. 19, 27;
\T FPE)
c) quelquefois par linfluence de la pause ($ 104; 105, a).
1. Pour que le ton puisse monter, il faut que la syllabe pénultième, à laquelle il doit s'attacher, soit ouverte et munie d’une voyelle longue. — Ex. 31e n@Y (donnant du fruit) Gen. 1, 11; MY 132 (qui est pour nous) Ps. 124, 1.
2, Quant à la syllabe qui perd le ton, si elle est brève, par ex. onÿ ND (tu mangeras du pain), il n’y a rien à observer, sinon que le patah devient alors facilement segol ($ 87, I, 2); par ex. TANT. Mais si elle est longue il faut distinguer:
a) Dans les cas où le ton monte par l'influence du 1 consécutif (voy. plus haut, a), la voyelle longue de la dernière syllabe devient brève: Dp?1, 200.
Remarque. Il faut aussi mentionner ici les cas où la 3e fém. sing. parf. prend les suffixes 7—— ou È——. Comme cette forme maintient le ton sur la syllabe pénultième, ces suffixes, se trouvant placés en syllabe fermée, sont obligés de changer leur voyelle longue en brève: 7n22% (elle t'a séduite) Es. 47, 10; NE (elle les observe) Ps. 119, 129 ($ 154, 1, y).
B) Dans les autres cas (b, ce), où le ton monte pour des motifs rhythmiques (à cause de l'accent du mot suivant ou à cause de la pause), la dernière syllabe ne peut être privée du ton que si elle est ouverte. La voyelle devenue atone ne subit alors aucun changement. On ne pourra donc pas accentuer LE Pan (Je d'aperçois, Job 9, 11), mais bien: n222 N3p (dl appela: “0 Gen. 1, 5; ÿT n° (versés dans la science) Dai 1,4; et même mia 153 ne ici) Jos. 3, 9 [pour 184, à l'instar den accents distinctifs, $ 104]. —
Il y a cependant quelques exceptions pour le géré, qui, même dans ces cas, devient bref sans trop de difficulté ; par ex. Ni 279n7 (engage-toi) et 7? nn? (à te donner) Es. 36, 8; 72 7281 (et que le seau se rompe) Eccl. 12, 6.