BETA
De la pause.
$ 102. On appelle pause la fin d’une phrase ou d’un membre de phrase. Les accents qui l’indiquent (tenant lieu, à cet égard, de nos signes de ponctuation) sont: le suloug
(__), le atnah (__) et, dans les livres poétiques, le merka | à mahpacatum (=<); voy. $ 42; 48.
$S 103. a. Le ton et les accents qui en indiquent la place n'influent sur les voyelles que lorsqu'il s’agit de la pause, c'est à dire en premier lieu lorsqu'il s’agit des grands accents de pause, que nous venons de nommer; du reste la même influence se trouve aussi être exercée par les autres accents distinctifs majeurs (zageph-qaton, rebia, tiphha etc.).
b. Les voyelles brèves auxquelles ils s’attachent sont changées par ce fait même en voyelles longues: Aie? Qi a formé) — "X); aie (eaux) — DV.
EE Le
1. Ce procédé se fait d'après les règles du $ 10. — Dans les formes segolées en ——:>- et 1 le segol accentué (qui remplace
un patah primitif, $ 284, IL, À, b) se change presque toujours en qameg ($ 353, a). — Ex. 12% (beauté) — 720 Gen. 49, 21; nn (ouverture) — AnE Job 31, 34.
2. I y a cependant quelques cas où le son aigu d'une voyelle brève a été préféré pour la pause. — Ex. YANN Gen. 18, 27; 7271 pour 21 Gen. 24, 61; AN Ps. 40,18; 72) Di)? (à tout jamais) Ps. 9, 6. (Dans cette formule le mot 7ÿ porte toujours segol. Ps. 18, 10; Jér. 10, 25; Zach. 4, 9.
$ 104. Lorsque la syllabe de la pause commence par deux consonnes, dont par conséquent la première porte un sheva mobile, alors la voyelle supprimée, dont ce sheva tient la place, reparaît; si la forme du mot paraît ne pas présenter une telle voyelle, ce sheva se change en segol. C’est cette nouvelle
voyelle qui prend le ton ($ 94; 98, f) !). — Ex. n122 (elle fut lourde), de 723, en pause 1122 Jug. 20, 34; dre) (vase), en pause 25 2 Rois 4, 6.
1. Lorsqu'un mot, en s'allongeant par suite de la flexion, a perdu une voyelle qui avait le ton ($ 89, a), c'est cette voyelle qui est restituée dans la pause, — Ex. IN? (üs sont pleins) Es. 1, 15, pour 3K?n, de NP; 19% (écoutez) Es. 49, 18, pour 19%, de Y2Y; apr (its EE 0. 3,1, pour MAY, de 7297.
Quand une de ces formes est augmentée de —— ($ 134, 5), le ton descend sur la derniére syllabe, mais la pénultième con- : serve sa voyelle longue tout comme si elle portait encore l'accent de la pause. — Ex. 111121 (elles sont bêchées) Es. 7, 25; En (ils bondissent) Job 21, 11.
2. Le sheva composé se change naturellement en la voyelle qui sert à le former, et qui, en même temps, devient longue: *3N (mot), pour *3N, Zach. 7, 5; *2n (maladie), pour 27, Es. 58, 3.
3. Le segol qui, dans béaucoup de cas, est la voyelle provoquée par l'accent de la pause, pourrait sembler choisi faute d’une voyelle indiquée par la nature du mot. Mais en réalité ce segol représente, en prononciation modifiée ($ 10, [, 3), un patah primitif.
Il en est ainsi pour les formes dites segolées ($ 358, 1), comme *25 (captivité) Ps. 68, 19, pour 2% (°2%); D2% (épaule) Ps. 21, 13 ($ 356, 1). — Nous retrouvons également le a primitif devant le (—, $ 322, 2) dans le segol de sa forme en pause: Ti1 .(ta main) Ps. 10, 12; INR (éa force) Deut. 6, 5. — De même dans
les formes 12 (qu'il soit) pour 77, Ezéch. 16, 15; PI DS23929 9) (et qu'il vive) Es. 38, 21; nous y voyons reparaitre, dans le segol, le patah qui se trouve atténué en hireg dans la forme non abrégée nn, Ham.
1) Formule empirique: l'accent de la pause s'attache toujours à la première lettre de la syllabe tonique; si cette lettre se trouve n’avoir pas de voyelle, il faut lui en fournir une pour porter le ton.
4. Les prépositions 3 et ?, NN et Eÿ ($ 447, 2), lorsqu'elles portent le suffixe 7—-, ont la particularité que, en pause, elles ne prennent pas le segol, mais un qameg, en retranchant la voyelle du 7—; il en résulte une tree de la voyelle: pour 72, 7e, TON, 727, on dit en pause: 32, 1, JON, 707.
5. Il faut encore mentionner un effet semblable de la pause quant au * radical des verbes Te ($ 246) avec sa voyelle a. Cette lettre, retranchée dans certaines formes de la flexion, se trouve
J restituée par la pause dans la forme 12 {ou avec ;: hé et
immédiatement) Es. 26, 11; 2 (vous interroge) pour 192, 192 (anterrogez !) pour 193, PDK {venez !) pour NN, Es. 21, 12; V9 {als se réfugriaient là) dure 101, Deut. 32, 37; "DES quels! (mon dame se réfugie) pour 1107, Ps. 57, 2. (Dans ces derniers cas l'effet de la pause s'est même étendu au mot précédent.)