‹ Grammaire hébraïqueChapitre 86 sur 289 · IL. Niphal · texte numérisé non relu

IL. Niphal

S 114. Le caractère du niphal, quant à la forme, est la syllabe 375 placée devant la racine. Cette syllabe cependant

ne se trouve entière dans aucun temps du niphal.

a. Au parfait et au participe il en reste le 3 seul, qui prend un __ bref. A cause de cet augment la première radicale perd sa voyelle et prend __: 792); au participe le __ s’allonge en __: 722. | :

b. Pour les autres temps, ce n’est que le ” avec son a qui se maintient, parce que, la syllabe 371 se plaçant devant la racine, le 5 s’assimile à la première radicale par un daguesh fort ($ 61); la racine prend alors les voyelles __. Il en résulte pour l’infinitif et l'impératif la forme 727; à l'aoriste le ÿj même disparaît aussi, absorbé qu’il est par la lettre préformante ($ 132): 792? pour pr etc. — Voyez du reste $ 135.

1. Il faut supposer que le 3 au parf. et au partic. aurait pris

—— (dernier reste d’un — primitif), qui est devenu —— (restitution atténuée du — primitif selon $ 90).

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2. On reconnait donc toujours un niphal à la présence d’un 3 devant la racine au parf. et au partic., pour l’infinitif et l'impér., au if Suivi d’un daguesh fort; ce daguesh enfin reste comme marque du niphal à l’aoriste.

$ 115. Le niphal, quant au sens, peut être comparé à la voix moyenne des Grecs.

a. Sa signification primaire est celle d’un sens réfléchi du qal. — Ex. 720 garder, A3 il se tenait sur ses gardes, 2 Sam. 20, 10: NU] lever, ND lève-toi, Ps. 7, 7; POP [de Up”, $ 216, b] tu l'es enlacé, Prov. 6, 2.

De même que la forme réfléchie dans nos langues, le miphal s'emploie souvent pour exprimer les émotions qui réagissent sur l’âme; par ex. DM) (avec daguesh implicite, $ 74, b) s’attrister, se repentir.

b. Par une espèce de négligence qui s’observe dans toutes nos langues, la forme du sens réfléchi a été employée pour le sens passif. Il y a des cas qui font voir comment la signification a passé de l’un à lautre; par ex. n759: tu es pris (tu l'es pris), Prov. 6, 2; MU ÿ a été oint [il s’est fait oindre), 1 Chron. 14, 8; dans d'autres cas le sens est exclusivement passif: NN [l'arbre] est coupé, Job 14, 7; 3777 ü est tué, Lane 20: PE TR] NX 27 ON si Le voleur est trouvé, Exode 22, 6.

1. Ordinairement c’est le régime direct qu’on supplée pour la

forme réfléchie (l'accusatif du sujet); mais quelquefois c’est Le régime indirect (le datif du sujet) qui est exprimé ainsi; par ex. NU) il a demandé (pour lui-même, petit sibi) 1 Sam. 20, 6.

2, Le sens réfléchi se transforme facilement en un sens réciproque. — Ex. DAY juger, DEŸ3 contester (Ezéch. 20, 36); YY? con-

poussière) se couvrir de poussière l'un l'autre: lutter (Gen. 32, 25).

3. Pour les verbes dont le qal a une signification intransitive ou ne se rencontre pas, le niphal peut représenter la voix réflé-

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chie ou passive d’une autre conjugaison. — Ex. D?'aN (de D? sauver, racine inusitée au qal) je me sauverai, 1 Sam. 27, 1; 1927 72 (de Y'2% entendre, piél: appeler, niph.: se laisser appeler) ils m'obéiront, Ps. 18, 45; 772 au piél et au hiphil: cacher, au niph.: être caché (Ps. 139, 15), être exterminé (Job 4, 7).

4. 11 y a très peu de verbes dénominatifs au niphal. — Ex. 222, de 22? (cœur), ü sera doué de sens, Job 11, 12.

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