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DES TEMPS ET DES MODES

$ 123. Quant au sens, la syllabe 1 à une valeur analogue à l’augment 37 du niphal; en général le Aitpaël

est pour le piél ce que le niphal est pour le qal.

1. Il exprime donc en premier lieu le sens réfléchi du prél. — Ex. Ÿ7p sanctifier, DIPNT se sanctifier ; NET guérir, NET se faire guérir, 2 Roïs 8, 29; 203 consoler, DTA se laisser consoler, Gen. 87, 35. 2. Ce sens réfléchi prend facilement une nuance déclarative: se présenter soi-même dans l’action qu’exprime la racine; par ex. ?14 être grand, Pan se glorifier ; n?7 être malade, 2007 feindre d'être malade ; 72737 [$ 126, V,a,b] se révéler en parlant, Nomb. 7, 89; 3. ou bien un sens réciproque: HX1 voir, NNINT se regarder l'un l’autre, Gen. 42, 1;

4. et, comme au niphal, il a parfois la nuance du régime indirect ($ 115, 1); par ex. 727 aller, F20n7 marcher pour soi, devant soi: se promener, Gen. 3, 8; se conduire, Ps. 85, 14; avec l’accusatif de l’objet: PYAT NN DEN (ei 11 s'ôta la robe) 1 Sam. 18, 4.

5. Dans peu de cas seulement le hitpaëél a pris le sens passif; par ex. M2 être oublié, Eccl. 8, 10.

QG # à! LA . U J 6. Le hitpaëél a très peu de verbes dénominatifs; par ex. 17D£7, r RE de TX, nous nous sommes approvisionnés, Jos. 9, 12.

7. Les verbes qui forment un hitpaëél ne se présentent pas tous au piél; le hitpaëél remonte parfois, quant à sa signification, au qal où à une autre conjugaison. — Ex. N13 prophétiser, hitp.: agir comme un prophète.

Arr. III.

Des temps et des modes.

À. Parfait,

$ 124. Nous avons vu ($ 106) que la forme radicale du verbe se trouve dans la 3° pers. masc. sing. du parfait qal.

a. Les autres personnes du parfait, au singulier et au

pluriel, se forment par l’adjonction de lettres ou de syllabes, dont voici l’aperçu:

sing. 3° pers. fém. ri plur. 8° pers. comm. M 2 pu MAS, QE DEN DA NINASC DH 2 ND NLIOUTe al DROITE (STE Lt ÉD OS 1° , :»,,.. Comm. 1

Ces lettres ou syllabes, nommées afformantes, sont des formes abrégées du pronon personnel (voy. $ 411).

b. Les afformantes de la 3° fém. sing. et de la 3° plur. (HOT), de même que celles de la 2° plur. (On, 1) prennent le ton (voy. cependant $ 126, IV, a). Les formes de la 2° masc. sing. et de la 1°, sing. et plur., sont maulél.

$ 125. I. Le parfait qal.

a. La 3° masc. sing. du parf. al porte les voyelles gameg et patah; c'est la règle pour les verbes transitifs, qui forment la grande majorité; par ex. 795 (visiter).

Les verbes ntransitifs prennent ordinairement sous la deuxième radicale un géré (verbes en e); par ex. TDT (être vieux),

quelques uns ont un holem (verbes en o); par ex. art (avoir peur).

1. La prononciation de la racine à trois consonnes consistait primitivement en deux voyelles brèves, dont la seconde variait entre a, à, w ($ 8): pagad, paqid, paqud ; en prenant le ton ou en le précédant immédiatement, ces voyelles s’allongèrent selon les règles du $ 10 (I, 2; IL, 2; HI, 2); ainsi (prim.) zagin devint J}pf, (prim.) yagur devint 47. La prononciation du verbe transitif conservale a bref de la seconde syllabe: 72, en distinguant ainsi le verbe du nom verbal: 727 (comp. $ 289, 3). Ces voyelles devenues longues sont toutes variables ($ 10).

2, Les verbes qui prennent — sont surtout ceux qui .expri-

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S1125;: n ‘—VpARFATT — 75

ment des affections et des passions, comme 27N (aimer), N3 (hair), V2n (prendre plaisir), RD (craindre).

3. Plusieurs verbes*en e se rencontrent aussi avec —, mais à la pause ils ont toujours — ; par ex. #22 (il « revêtu) Lév. 16, 23; 22 et 25 Ps. 93, 1. Parfois les deux voyelles indiquent la dif férence entre le sens transitif et le sens intransitif; par ex. ND'Q (être plein) Jos. 3, 15, et N? (remplir) Esth. 7, 5; comp. 25N et af Gen. 37, 3. 4 et 27, 14.

b. Quant à la flexion, nous nous en tenons, pour établir la règle, aux verbes en a, et nous faisons remarquer que les formes du qal, dans tous les temps, sont normatives pour toutes les conjugaisons.

Le patah de la seconde syllabe est la voyelle dominante: il se maintient dans tout le parfait, excepté dans les cas où il vient à se trouver en syllabe ouverte sans avoir le ton, c'est à dire à la 3° pers. fém. sing. et à la 3° plur.

Le gameç de la première syllabe, variable selon $ 10, subsiste tant que la syllabe suivante a le ton; il RER si le ton descend à la 3°, savoir avec les afformantes on et 7

C’est ainsi que se forme, avec les terminaisons données au $ 124, le paradigme suivant:

sing. 3° masc. pe plur. 3° comm. 11P2 3e fém. npE

2 mas. FPE 2 masc. DATPE 2° fém. FPE 2° fém. 1n7pE 1° comm. NTDE 1e comm. 17

1. Les verbes en e suivent entièrement ce paradigme (VEA, : MED, pyEn etc.), à l'exception des verbes RD. où le K reste quiescent en —— ([voy. $ 241).

Dans les cas où la pause réclame la restitution de la voyelle éliminée, c’est naturellement le —— qui reparait: on ne dit pas

n13232 (pour 1732 Gen. 18, 20), mais 1729 (elle fut lourde) Juges

20, 34; 17h (is sont sanctifiés) Nomb. 17. 2.

2. Le holem des verbes en o se maïntient dans les syllabes qui ont le ton; par ex. °p32 (j'ai été capable) Gen. 30, 8.

En syllabe non-accentuée, si elle est fermée, il devient gameçhatouph: 2227 Exode 18, 23;

si cette syllabe est ouverte, il disparait (227 Gen. 13, 6), quitte à reparaitre à la pause: 1529 Exode 8, 14.

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