‹ Grammaire hébraïqueChapitre 95 sur 289 · S 130-131. — IMPÉRATIF · texte numérisé non relu

S 130-131. — IMPÉRATIF

sing. 2€ fém. L

DIUT 28 mMmasC en « COMTE TT AA

d. Les afformantes %et 4__ prennent le ton. Cela fait

que la voyelle longue de la racine devient sheva (voy. $ 89, a); et par conséquent, si la première radicale porte aussi un sheva, il faut que celui-ci se change en Hireq ($ 90, a). — Exception au hiphil; voy. $ 131, IV.

$ 151. IL. Il en résulte pour le qal ce paradigme: sing. 2° masc. PS plur. 2° masc. 1795 2e fém. %7DD 2e fém. 73198

1. Il faut observer que le sheva des formes 1792 et 1192 est un sheva moyen ($ 18), de sorte qu’on fait entendre le sheva, et que si la 3e radicale est une des lettres n29743, elle ne prend pas le daguesh léger, d’après $ 72, 1.

Le holem éliminé reparait naturellement à la pause; par ex. 15D% (jugez) Zach. 7, 9. Devant maggeph il devient qameg-hatouph: TRI (souviens-toi de tes compassions) Ps. 25, 6.

2. Les verbes en e et plusieurs intransitifs en a prennent (comme à l’aor., $ 134, I, 2) — au lieu de =. — Ex. 21) (approchetoi) Lév. 9, 7; 52 (revêts-toi) 1 Rois 22, 30; ?1n (cesse) Exode 14, 12.

3. La 2e pers. fém. sing. prend quelquefois gameç-hatouph au lieu de hireq sous la 1e radicale: 127 (règne) Juges 9, 10; 7h (rends-toi chauve) Mich. 1, 16; 29 (sois dans l'allégresse) Soph. 3, 14. — Et une fois 19% (traînez) Ezéch. 32, 20, pour 12Ÿ Exode 12, 21.

4. On trouve par exception la 2e pers. fém. plur. sans son ñ final: 22% pour n3ÿ"a0 (écoutez) Gen. 4, 28.

IT. 1. Le — de l'impér. niphal s'abrége en — dans les mêmes conditions qu’à l’infinitif: 12 727 (fais-lui la guerre) Juges 9, 38. — L'impér. niph. de AY est toujours milél, avec —: AT (Gen.

24, 6 etc.), à la seule exception de Es. 7, 4 MAü7. 6*

J x " 2. Le fém. plur., 137227, ne se rencontre pas ; le — que notre

paradigme lui attribue est Fu de l’analogie de la même pers. à l’aoriste ($ 135. IL, 3).

III. 1. Le — de l’impér. piél s’abrége comme celui du niphal : 27072 (sanctifie-moi) Exode 13, 2.

2. Le fém. plur. se présente une fois, avec —: 137221 (et enseignez) Jér. 9, 19.

IV. L’impér. du hiphil maintient le ton sur la deuxième voyelle (comp. $ 130, d). Cette voyelle est __ en syllabe fermée : 727 (devant magqeph, as N37 72017 attache-tor, Job 22, 21), mais ?__ dès que la syllabe est ouverte, soit par la flexion: PS2, soit par l’adjonction du 57 paragogique ($ 138): ATEN, ou d’un suffixe: ID PUNT (jette-le) Exode 4, 3.

D. Aoriste.

$S 132. La flexion de l’aoriste se forme par des lettres placées devant la racine (appelées préformantes), qui dérivent, de même que les afformantes du parfait, du pronom personnel. Mais comme leurs formes extrêmement raccourcies ne suffisaient pas toujours pour distinguer la personne, le genre etc., la langue a ajouté, dans ces cas, des afformantes, dont l’origine remonte également au pronom. (Voy. là-dessus $ 412.) Voici l’aperçu de cette formation, en marquant les trois radicales par

singulier pluriel ce masc. LUS LA DOME AA 3° masc. ÉLRMERE 3° fém. UE Le 3° fém Lit ARE 2° masc. RU RITES 2° masc. }214 LARMES 2e fém. D PUUNIE SANT 2e fém. [JE 1° comm. M un nat + 1° comm. Li,( SES

$ 133. a. La forme de la racine à laquelle s’attachent les préformantes et les afformantes est celle de l’infinitif construit ($ 128, b), et ceci pour toutes les conjugaisons.

b. Les préformantes ont le sheva mobile (primitivement un patah, $ 87, I, 2, rem.), qui devient hireqg bref devant un autre sheva. Cependant le N de la 1° pers. sing. prend un segol ($ 91) dans ce cas.

€. Les afformantes qui commencent par une voyelle, 7__ et 3 __, prennent le ton (excepté au hiphail, $ 135, IV, b), ce qui fait que le holem de la racine devient sheva. (Comp. & 130, d.)

$S 134. I. L’aoriste qal a donc le paradigme suivant :

singulier pluriel 3° masc. 72? 8° masc. 11j2?

3e fém. PDP 3e fém. M) IPEN 2e masc. pan 2e masc. 172 2e fém. PEN 2e fém. M) PER 1° comm. PEN 1° comm. 722

1. Le holem supprimé reparaît à la pause : Wa (ils domineront) Deut. 15, 6. Devant magqeph il devient gameç-hatouph (comp. $ 131, Ft): TANE VU (4 gardera ta sortie) Ps. 121, 8.

2. Les verbes en e et en o ($ 125, a) et plusieurs verbes intransitifs en à, comme O2, p1£, 47, 229, 22% etc., prennent — au lieu de — (comp. $ 131, L 2). — Ex. JpT (être vieux), JpT1 2 Chron. 24, 15; jDp (être petit}, JPRA1 2 Sam. 7, 19 ; 232 (4 sera grand) Gen. 48, 19; p127 (ù sera juste) Job 9, 2. — Ce — devient — à la pause: PTE Job 4, 17.

Plusieurs de ces verbes ont tantôt — tantôt =. — Ex. 742 (être perfide): 7323 et 7427 Mal. 2, 10 et 15. Parfois le choix de la

voyelle sert à distinguer le sens actif du sens neutre; par ex. NXPN (tu couperas) Lév. 25, 5; TXPA (elle est raccourcie) Nomb. 11, 23.

Quant aux verbes qui ont — pour —, voy. $$ 187, 207, 213.

3. La terminaison — de la 3e pers. masc. plur. se trouve quelquefois augmentée d’un 7, qu’on a appelé paragogique : T—. Ex. 7297 (us fouleront) Ps. 11, 2; 490? (ds tuent) Zach. 11, 5. Cela se rencontre dans toutes les conjugaisons. Il parait que telle était la forme primitive. Elle est employée pour appuyer le sens du mot, surtout à la pause. Quant à son influence sur la vocalisation dans ce dernier cas, voy. $ 104, 1. — Ex. FX? [ils moissonneront) Ruth 2, 9; j1}31 (ds trembleront) Exode 15, 14; JY'QYA (vous écouterez) Deut. 1, 17.

Dans quelques passages on trouve une semblable terminaison augmentée à la 2e pers. fém. sing., — pour 7: j12P0n (...serastu ivre?) 1 Sam. 1, 14; 7227A (tu é'attacheras) Ruth 2, 21.

4. La 8e pers. fém. plur. est parfois, surtout au Pentateuque, écrite sans le ñ final. — Ex. JT2R) [de 72] (et elles enfantèrent) Gren. 30, 39; mais n372n) JETN20 10: à [de N°2] (elles venaient) Gen. 30, 38.

135. IL. Les préformantes du niphal absorbent le F de linfinitif provenant de la syllabe 35 ($ 114, b): 7p£? pour

1. Le - devient —- comme à l’infinitif ($ 129, IT, b): ANT 2727 (cela sera écrit) Ps. 102, 19; 2 jn3° et ?"n37 Lév. 24, 20 et 2 Chron. 2, 13. — À la pause il devient souvent — {$ 103, b, 2 et 126, IIL, a, rem). — Ex. DE (ct d prit haleine) Exode 31, 17.

2. Le R de la 1e pers. sing. a souvent — au lieu de —. — Ex. DD'ON (je me sauverai) 1 Sam. 27, 1 ; VYIN (je m'en tirerai) Juges 16, 20. — Cela à toujours lieu avec le ñ paragogique ($ 138): 77321 (et Je serai glorifié) Exode 14, 4; mais 722NX Lév. 10, 8.

3. La forme de la 2e et de la 3e pers. fém. plur. à — au lieu de —, d’après $ 126, IL, a, rem. — Ex. TPE (elles seront brülées) Prov. 6, 27; n31a%n (elles seront brisées) Es. 27, 11.

HI. Prél et pual: TPE, 7p5) etc; selon $ 133. Le K

de la 1° pers. sing. prend un __: 7P2N, PEN. — Comp. & 129, IL, b. |

IV. à. Au hiphil et au hophal les préformantes absorbent le ÿ caractéristique de la conjugaison, comme au niphal:

72? pour T2; 7227.

b. La seconde syllabe garde le ton dans toute la flexion du Aiphil ($ 133, c), et la voyelle ?__ se maintient, aussi avec le } paragogique ($ 138): TT (je veux rappeler) Ps. 45, 18: seulement à la 2 et 3€ pers. fém. plur. elle s’abrége nécessairement en ___ {$ 87, IT, 1): 27927.

c. Pour exprimer le sens du jussif ($ 140) et avec le vav consécutif ($ 143) l’aor. du hiphail prend au sing. la forme abrégée en __. Ex. 792? (qu'il établisse des comimis-

saires) Esth. 2, 3; 792? (ul fait pleuvoir) Ps. 11, 6; 1927 (et al fit pleuvoir) Exode 0729: 9727 (eé 1 sépara) Gen. 1, 4.

I n’y a que la 1° pers. sing. qui conserve le ? dans ce cas: TPUN1 (ef je jetai) Zach. 11, 13.

Ce — s’abrége en -- comme au prél et au niphal : UND A) (un homme fait brouter) Exode 22, 4.

V. Quant au hitpaël, il suffit de rappeler les particularités concernant la troisième voyelle {$ 126, V}, de même que l'absorption du 3 par la préformante comme au niph. et au hiph.:° TP57); PI2S) [en pause, pour PAIDK2] (nous nous justifierons) Gen. 44, 16.

Allongement et abregement de l’aoriste.

S 136. L’aoriste est susceptible de deux modifications qui servent en quelque sorte à suppléer au défaut de modes proprement dits. On les à appelées le mode cohortahif et le mode jussif. Le cohortatif s'emploie pour la première personne, le jussif pour la 2° et la 8°.

88 — COHORTATIF — $ 137-139.

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