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DU BLASON EN GENERAL

Chefs et soldats, tous en portaient indistinctement et souvent aussi en changeaient. Les armoiries proprement dites, n'ont réellement commencé à se perfectionner que sous le règne de Louis le Jeune. On s'en servit comme signe de distinction de chaque chef de croisés et de ses troupes respectives.

L'étymologie du mot blason n'est pas définie d'une manière certaine. Quelques auteurs le font descendre de l'anglais, du latin; d'autres prétendent qu'il dérive de l'allemand, du mot blasen (sonner de la trompe). Cette opinion paraît la plus vraisemblable, car c'était autrefois la coutume, lorsqu'un chevalier se présentait pour entrer dans un tournoi, de sonner de la trompe, puis ensuite d'expliquer ses armoiries; ces fonctions étaient remplies par des hérauts d'armes. On a aussi donné au blason le nom de science héraldique.

Il y a trois sortes d'armoiries : les armoiries pleines, les brisées et les parlantes.

Celles qui ne sont pas selon les règles du blason se nomment armes fausses ou à enquerre.

Les armoiries pleines sont celles qui appar-

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tiennent au chef ou au fils aîné d'une maison noble.

Les brisées sont le partage des puînés et des cadets, qui, pour marquer ces degrés, ajoutent, retranchent ou changent les émaux ou les pièces de leur père ; c'est ce qu'on appelle briser.

Les armoiries parlantes sont celles qui expriment en tout ou en partie le nom de la maison qui les porte.

Ces dernières, sortes de rébus héraldiques, sont généralement de mauvais goût.

Les armoiries sont divisées en sept classes distinctes et particulières :

La première comprend les armoiries propres à chaque famille noble ;

La seconde : les armoiries attachées aux dignités ou fonctions ecclésiastiques, civiles ou militaires ;

La troisième : les armoiries de concession, qui sont celles dont une partie appartient aux armoiries d'un souverain, qui permet de l'intercaler dans celles d'une famille ;

La quatrième : celles de patronage, qui sont les armoiries d'un souverain ou d'un État, que

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