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lecte normand amoue1. Le dialecte de l'Ile-de-France ayant peu à peu supplante tous les autres 2, son imparfait oie (abam) prévalut et devint le type de notre imparfait actuel. — Au quatorzième siècle, on ajouta fautivement une s à la première personne du singulier, et on eut ainsi la forme ois (amois) qui prévalut jusqu'à la fin du dix -huitième siècle, époque où Voltaire lui substitua la forme actuelle en ais (aimais). Un siècle avant Voltaire, en 1675, un avocat obscur, Nicolas Bérain, avait déjà demandé cette réforme.
Notons que les deux premières personnes du pluriel chantions, chantiez, dissyllabiques en français moderne, étaient trissyllabiques daDs notre ancienne lapgue, chant-i-ons, cant-a[h]-âmusy chant-i-ez (cânt~a[b]~ a lis), ce qui marque mieux la force originaire de l'accent latin.