V. Subjonctif présent
Le t qui existait en latin à la troisième personne du singulier, am-et, dôrm-iat, rédd-at, etc., et qui a disparu en français aime, dorme, rende, etc., exis-
i. Qui, d'après la loi de persistance de l'accent latin, eussent donné en français chanteïs, chanteïs tes , chanteirent et non chantas chantas tes, chantèrent,
2. Sur le parfait de la troisième conjugaison, voir au chapitre des Verbes irréguliers, p. 24 4.
tait dans notre ancienne langue aimet, dôrmet, rêndet: il a persisté dans les deux formes ait (habeat), et soi* 'sit).
Dans la langue moderne, il est impossible de différencier l'imparfait indicatif chantions, chantiez, du subjonctif chantions, chantiez» Le vieux français les distinguait fort bien, le subjonctif ne comptant que pour deux syllabes, tandis que l'indicatif imparlait comptait pour trois ; la raison en est dans la placé de l'accent latin :
Imparfait indicatif : Chant-i-ons (cant-[ab]-âmus), Chant-i-ez (cant-a[b]-âtis).
Subjonctif présent : Chant-ions (cant-êmus),' chantiez (cant-étis).