‹ Grammaire historique de la langue française;Chapitre 119 sur 181 · Faillir · texte numérisé non relu

Faillir

Les trois premières personnes ou singulier je faux, tu faux, il faut, sont presque tombées en désuétude, et nous devons le regretter : elles sont restées dans les expressions le cœur me faut, — au bout de Vaune faut le drap, c'est-à-dire au bout de l'aune finit, manque le drap (toutes choses ont leur fin).

Le futur et le conditionnel faudrai, faudrais, sont également oubliés, et tendent à être remplacés par les composés faillir-ai, faillir-ais. C'est ainsi qu'on commence à dire : « je ne faillirai point à mon devoir, » pour « je ne faudrai point à mon devoir. »

k. Férir.

Du latin ferirc, frapper. Il est resté dans l'expression sans coup férir : « d'Harcourt prit Turin sans coup férir. •» — L'ancienne langue conjuguait complètement férir, et disait à l'indicatif présent je fier (fério), tu fiers (féris), il fiert (férit1), etc., à l'imparfait ferais

\. Reste clans quelques devises héraldiques. Ainsi la maison de Soliir avait pour devise « lelfiert qui ne tue pa». (Tel frappe, qui souvent manque son coup.)

(fériebam), au participe férant (férientem), féru (feritus), etc....

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