‹ Grammaire historique de la langue française;Chapitre 133 sur 181 · Voir · texte numérisé non relu

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Ancien français véoir (vi[d]ére), forme qui montre mieux la puissance de l'accent latin, et la chute de la

consonne médiane d. On trouve même dans les textes français du onzième siècle la forme vedeir. •

Le futur était en vieux français voir-ai, et cette forme préférable à verrai est restée dans les composés pour-voirai, prè-voirai etc.... — Il semble de prime abord que vis (vidisti), vîmes (vidimus), vîtes (vidistis), visse (vidissem), violent la loi de persistance de l'accent latin ; il n'en est rien, comme le prouvent les formes de ' l'ancien français véis vi(d)isti , vêimes vi(d)imus , véistes vi(d)istis, véisse vi(d)issem, etc.. Il en est de même de Uns (tenuisti), vins (venisti), tinsse, vinsse, qui ne sont point des exceptions à la règle de l'accent tonique, mais les contractions des formes régulières du vieux français lenis (tenuisti), venis (venîsti), tenisse (tenuissem), venisse (venissem) .

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