BÉNIR
Diccre ayant donné en français dire, Benedicere devint bene(d)ir ou beneïr. Cette forme qui est celle du vieux français, et qui montre mieux la persistance de l'accent tonique, disparut par la contraction, et fut remplacée par le français moderne bénir.
Ajoutons que la prétendue différence établie par nos grammairiens entre bénit et bénie est illusoire, et quelle ne repose point sur l'histoire de la langue. Les participes en it (bénit, unit, réussi), abandondèrent leur t au quatorzième siècle, et bénit devint béni, comme finit, réussit, devinrent fini, réussi. La forme bénit a persisté dans les locutions pain bénit, eau bénite.