‹ Grammaire historique de la langue française;Chapitre 39 sur 181 · IV. D'un n originaire · texte numérisé non relu

IV. D'un n originaire

Dans un certain nombre de mots tels que : époux (sponsus), couvent (co?ivéntus), Coutances (Gcmstaniia), moutier (au treizième siècle moustier, au dixième monstier, du latin monastérium), coûter (vieux fr.) couster, du latin constare), — Vu français provient d'un n latin originaire.

Ceite lettre vient du latin u.

Soit d'un u accentué : nu (midus), mur (mimis), aigu (acûtus), menu (minûtus).

Soit d'un u atone : superbe (supérbus), munir (munire).

Plus rarement d'un i atone ; Fumier (fimâriiinû, buvait (bibébat).

Voyelles composées.

Elles sont au nombre de neuf, dont quatre (ai, ei9 oi, ui) sont composées à l'aide de la voyelle i, les cinq autres au moyen de la voyelle u (au, eau, cu,ou,œu).

AI

Ce son composé provient soit d'un a latin, soit d'une transposition :

I. D'un a accentué : maigre (mâcrum), aile (dla), caisse (câpsa), aime (dmo), main (mânus), semaine (vieux fr. sepmaine, lat. septimâna).

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