ADDITION DES LETTRES
qui facilitait rémission de cette consonne composée en la dédoublant : espace (spàtium), espèce (spécies), espérer (sperdre), estomac (stàmàchum), esclandre (scàndalum), esprit (s/riritus), ester (sîàre), escabeau (scabéllum), escient (scientém), esclave (s/â< vus), escalier (scalârium)1. Dès le seizième siècle, plusieurs de ces mots subissent une modification : Ys tombe, et la suppression en est marquée par l'accent aigu qui surmonte Yê initial : état (stâtum),.epice (spé cies), échelle (scâla), ecrin (scrinium), étain (stânnum), elable (stâbulum), étude (studium), épais (spissus), école (schdla), étroit (strictus), époux (spdnsus), épine (spioa), épi (spica), étoile (stélla), epée (spatha), Ecosse (Scdtia) 2.
On en vint même par une fausse assimilation à ajou ter un e à des mots qui n'avaient point d's en latin : cdrticem (écorce), carbunculus (escarboucle), etc....
S 2. Consonnes.
Addition d'un H : /mit (octo), /mile (dleum), Ziaut (altus), /mitre (dstrea),/iièble (ébulum), Ziache (âscia),
4. Le français, nous l'avons dit souvent, vient du latin populaire et non point de la langue littéraire romaine. Or, au cinquième et au sixième siècle, le latin vulgaire ne disait plus spatiurn, sperare, stare, etc., mais ixpatium, isperare, istave, comme on le voit par les inscriptions et les diplômes des temps mérovingiens. Cet i que la peuple avait ajouté pour faciliter l'émission du son, devint e en français : espace (/spatiurn), ester («s tare), espérer (isperare), etc.
2. H est inutile de dire que je passe sous silence les mots savants tels que : scandale, stomacal, stoïque, stérile, spectateur, etc.
héron (erddms), huis (dstium)1, Ziurler (nllâre, forme du latin vulgaire pour ulùlàre).
Addition d'un G- : grenouille (ranûncula)?.
Addition d'un T : tante {vieux fr. ante, du 1. ârnita).
Addition d'un L (par la soudure de l'article au mot lui-même) : Lille (Insula), Zierre (hdedera), Zuettê (uvétta), /ors (hora), Zendemain (vieux français V endemain : voyez ci-dessous p. 233) 3.