NOMS DE NOMBRE. 1G
tement disparaître le mot decem, qui donnait leur sens à imdecim, dwodecim, etc. K
Les noms qui servent à marquer les dizaines : vingt (viginti), trente (trigîuta), quarante (quadraginta) , cinquante (quinquagmta) , soixante (sexaginta), septante (septuaginta), octante (octoginta), nonanle (nonagînta) dans lesquels le g latin a disparu, ont donné à l'origine véint, tréante, quarêante, etc., qui se sont plus tard contractés en vingt, trente, quarante, etc....
Au-dessus de cent, pour exprimer un nombre pair de dizaiûes (120, 140, 160, etc.), notre ancienne langue employait les multiples de vingt, et disait six-vingt (120), sept-vingt (140), etc., c'est-à-dire six fois vingt, sept fois vingt, comme nous disons encore quatre-vingts, c'est-à-dire quatre fois vingt. Quelques traces de ce vieil usage ont persisté jusqu'à nous : ainsi l'hôpital des Quinze- Vingts, c'est-à-dire 15X20 ou 300 (il était fondé k la fin d'entretenir 300 aveugles); et les expressions de Bossuet et de Voltaire : il y a six-viDgts ans.
Le latin ambo (les deux , tous les deux ensemble), donna en français l'adjectif ambe qui avait la même signification. On disait : ambes mains, arabes parts, etc., au lieu de les deux mains, des deux parts ; ce mot est resté comme terme de jeu : j'ai gagné un ambe à la loterie, c'est-à-dire deux numéros.
•!. G. Paria. Accent latin% p. 6ï.
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S 2. Nombres ordinaux.
A l'exception de premier (primarius), second (secundus) tirés directement du latin, tous les nombres ordinaux sont formés- par l'adjonction du suffixe ieme (ésimus) aux nombres cardinaux correspondants : deuxième, trois-ième, etc.
Notre ancienne langue avait adopté pour les dix premiers nombres ordinaux un système différent du nôtre : elle les tirait directement du latin, au lieu de les former du nombre cardinal français ; c'est ainsi qu'elle disait : tiers (tértius), et non trois-ième, quint (quintus), et non cinq-ième. Ces dix nombres prime (primus), second (secundus), tiers (tértius), quart (quartus), quint (quintus), sixte (sextus), setme (séptimus), oitave (octavus), nom (nonus), disme- ou dîme (décimus), ont eu à partir du treizième siècle un sort intéressant :
Primé (primus). Remplacé dans la langue moderne par son diminutif premier (primarius), ce mot est resté dans les expressions : prime-abord, ^rime-saut, parer en prime, etc., c'est-à-dire : premier abord, premier saut, parer en première.
Second (secundus) — n'a pas été supplanté par deux* ième, et a persisté concurremment.
Tiers (tértius). — Resté dans tiers-état, tiers-parti et au féminin dans tierce-personne, parer en tierce, c'est-