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LES LATÉRALES

337. Le latin classique possédait deux latérales différentes, la latérale dentale ordinaire, dans lana, a la, clarus, plus, tabula, etc., et une latérale probablement vélaire qui s’entendait devant une consonne: alba, talpa, pàlma, etc. Le grammairien Consentius dit: »Nam alieubi pinguius, alicubi debet exilius proferri; pinguius, cum uel b sequitur ut in albo, uel c ut in pulchro, uel f ut in cidelfis , uel g ut in ah] a, uel ni ut in pulmone, uel p ut in scalpro; exilius autem proferenda est, ubicumque ab ea uerbum incipit, ut in lepore, lana, lupo, uel ubi in eodem uerbo et prior syllaba in bac finitur, et se- (juens ab ea incipit ut ille et Alliau (Keil, Grammatici latini, V, 394). De ces deux latérales, le français moderne n’a conservé que la dentale. L’autre latérale, qui se prononçait »pinguius« et qui a dû être à peu près le / vélaire slave, existait encore dans le plus vieux français; elle a disparu en se vocalisant (§ 343). Une nouvelle latérale palatale s’est développée, en certains cas, de l’ancienne latérale dentale: fiÂa (< f i 1 i a), o\o (< oculum); c’est le / mouillé. Ce son n’existe plus que dans le Midi; dans le français ordinaire il s’est simplifié en [j] ; voir § 351.

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