B entre deux voyelles devient tr (comp. g
b i b a t c a b a 1 1 u m fa b a
li i b e r n u m
boive
cheval
fève
pr
hiver
ante (III, g b a r e o b a r e bere
583, i) avant couver prouver devoir
Près b y ter uni est devenu probyterum par une sorte de changement de préfixe, d’où vfr. prouvoire (II2, g 260).
Le passage de B à V remonte peut-être à l’époque impériale proprement dite. On trouve dans le Glossaire de Reichenau travis (n° 165), cavanna (n° 191), et dans celui de Cassel c a v a 1 1 u s (n° 63).
Cas isolés. B disparaît devant une voyelle arrondie: viburna > viorne, tabonem > taon [tà], sa bue uni > vfr. sëu (sureau); *debutum > dëu, dû, *habulum > eu, eu; tribut uni > vfr. trëu (g 39,s); habunt (pour lia lient) > ont (voir II2, g 58,3); comp. encore *nuba (pour nu lies) > nue. B s’est aussi amuï dans les terminaisons de l’imparfait (-e bain): habebam > * a v e a > eweie, avoie, avois, avais; scribebam > écrivais; vendebam > vendais, etc. (II2, g 158). Ce développement s’explique difficilement; le point de départ de -ebam > -ea est peut-être habebam et debebam, où le dernier B aurait disparu par dissimilation (g 51 3, 3).
Mots d’emprunt. Abusif, acrobate, cabane (g 32 et g 371),
débile, ébène, furibond, glèbe, habile, habitude, labeur, labourer, robuste, subit, tribut, etc.
Doublets. P r o b ante m > prouvant — probant. P ræ b enda > provende (§ 233, 5) prébende.