C final appuyé se conservait primitivement tel quel
areu m
arc
b e c c u ni
bec
p o rc u ni
porc
s a c c u ni
sac-
c 1 e r (i) c u ni
clerc
s ï c c u ni
sec
j u n c u ni
jonc-
soc
franc
suc
Cas isolés. Dans quelques mots, un c final a disparu ou a été remplacé par une autre consonne: Bau < vfr. bauc, baie (alla, baie b o); comp. balcon. Carrefour (blat. q u a d ri fur eu ni) doit être une réduction de * carre fore (comp. prov. carreforc ); cette forme, que les textes du moyen âge n’ont pas conservée, se retrouve dans le moyen anglais carfouk (conservé à Oxford comme nom propre sous la forme altérée de Carfax, qui est primitivement un pluriel). Haubert < vfr. hauberc, halberc (aha. halsberg); comp. hauberqeon.
419. Comme le c final disparaissait devant Ys de la déclinaison (§ 314,i, Rem.), on avait ars, pars, sas, scs, à côlé de arc, porc, sac, sec. L’analogie a généralisé tantôt les formes avec c, tantôt celles sans c.
1° C s’entend dans arc, turc, bec, bouc, sac, sec, soc, suc, roc (ital. rocco). Le c final ne disparaît plus devant l's du pluriel, mais encore quelquefois devant la consonne initiale d’un mot suivant: be(c)-d’âne (§ 99), béjaune (pour bec jaune), cin(q) francs: comp. un coq [kok], mais un coq d’Incle [kodLdj. On disait autrefois un sa(c) mouillé, et on entend parfois encore ar(c)-boutant.
2° C s’est amuï dans clerc, marc, porc, banc, blanc, flanc, franc, jonc, tronc, broc, croc, accroc, escroc (ital. s c rocco). La forme pleine reparaît parfois devant une voyelle: porc-épic [porkepik], courir à franc étrier, franc et net, franc-archer, de broc en bouche, croc-en-jambe. Le c semble se prononcer dans porc employé comme injure.