I protonique, entravé ou libre, se conserve intact
villa num
vilain
mirer
filleul
prîvare
priver
cïvitatem
cité
vlventem
vivant
lï berare
livrer
hiver
fil a re
filer
Cas isolés. L’i s’est changé en e dans mïrabilia > *meri- 1) i 1 i a > merveille , p r î m a r i u m > premier, s I > vfr. se ( si se trouve dès le XIIe siècle). *Afl’îbulare (de ad et fïbula) > vfr. (ifibler > affubler (voir § 233, i). Un I protonique a été syncopé devant r dans dl rectum > droit, *dïrectiare > dresser (cf. $ 162, Cas isolés).
Remarque. L'7 protonique passe par dissimilation à e, si la syllabe suivante contient un autre i: divisât > devise; dîvlnat > devine; dïvînum
devin; crînitum > creni, crenu; fïnîre > vfr. fenir; comp. encore vfr. desis (II2, § 182) pour *disis (dïxïsti), etc. Parfois les deux formes existent l'une à côté de l’autre; ainsi à côté de pitit, espirit , pipie, on avait petit, esperit, pepie. Les formes telles que divise, divin sont d’origine savante. Par contre, demi n’est pas du à une dissimilation; il ne remonte pas à di midi uni, mais à *demïdium ou de- médium, formes recomposées.
152. L’ypsilon yrec est ordinairement assimilé à 17 latin; par réaction savante, on écrit maintenant y, au moyen âge on avait i. Exemples: xûxvoç > cygnus > cine, écrit et puis prononcé cygne (cf. § 119, § 335); \xipx up > martyr > martir, martyr; Xupa > lyra > lire, lyre; puppa > myrrha > mirre, myrrhe; [r'jpxoç > myrtus > mirte, myrte; ax'iloç > Stylus > stile, style.
Cas isolés. On observe parfois une assimilation de Yy grec à ï (ê) comme dans presbyterum > vfr. prouveire (II2, § 281).
Remarque. Dans quelques mots appartenant à une couche plus ancienne, l'y grec est assimilé à u (o). Exemples: (Süpoa > bu rsa > bourse; pûoTag > it. mostaccio > moustache; TtoglÔa > *buxta > boîte.