E ouvert protonique libre s’affaiblit en e féminin
(comp. § 162):
fënestra
fenêtre
neveu
g ë lare
geler
querelle
gënuculum
genou
vfr. ëage
lever
vënire
venir
Dans quelques mots, l’ancien e féminin a été remplacé, dans la langue moderne, par é: ferir > férir, péril > péril,
périr > périr; etc.: il s’agit là sans doute d’une influence savante. Prévôt (præpositum) a dû subir l'influence des mois commençant par pré-.
Pour l’amuïssement de Ve féminin en hiatus, voir § 2(54 ss.
Cas isolés. Devant une voyelle, l’e se change en i (§ 467): lëonem > lion; *pë(d)onem > pion; 'pæonia > pivoine. Notons aussi ivoire < ëboreum, où l’e semble être devenu i de très bonne heure.
Forme analogique. Laetitia > vfr. leece, devenu liesse sous l’influence de lié (lætum); voir § 118,t.
Mots d’emprunt. Cément, gélatine, général, précepte, vénérer.