E fermé, tonique ou protonique, suivi d’une palatale
devient ei, qui se change en oi (§ 1 55).
1° É tonique:
p 1 ï c a t ploie
tectum
toit
Il g a t vfr. loie
strïctum
étroit
1 é g e m loi
doigt
r ë g e m roi
p ï c e m poix
c e rev! s i a
cervoise
2° É protonique:
pi Icare ployer
loisir
lïgare vfr. loiier
toiture
lëgalem loyal (§ 173, s)
*pïscionem
poisson (
rëgalem royal (§ 173,a)
Cas isolés. A côté de la forme classique vlcïnus, il semble avoir existé un doublet dialectal *vëcïnus, d’où roum. vecin, esp. vecino et fr. oeisin, voisin. Sur le développement de -ïtia, voir III, § 218.
Formes analogiques. Plier, doublet de ployer, est dû à l’analogie; on disait d’abord ployer — ploie, puis, sous l’influence de verbes comme proyer (précare; § 198) — prie (§ 197, § 299,s), on a dit ployer — plie, et finalement plier — plie (II2, § 28). De la même manière s’explique lier (lïgare) pour loyer; lien, pour vfr. leiien, loiien (lïgamen) est dû à lier. Sur dïctum, voir II2, § 102,7.
Mots d’emprunt. Légal, digital, vicinal, répliquer, etc.