‹ Grammaire historique de la langue française (volume 2)Chapitre 47 sur 294 · E fermé, tonique ou protonique, suivi d’une palatale · texte numérisé non relu

E fermé, tonique ou protonique, suivi d’une palatale

devient ei, qui se change en oi (§ 1 55).

1° É tonique:

p 1 ï c a t ploie

tectum

toit

Il g a t vfr. loie

strïctum

étroit

1 é g e m loi

doigt

r ë g e m roi

p ï c e m poix

c e rev! s i a

cervoise

2° É protonique:

pi Icare ployer

loisir

lïgare vfr. loiier

toiture

lëgalem loyal (§ 173, s)

*pïscionem

poisson (

rëgalem royal (§ 173,a)

Cas isolés. A côté de la forme classique vlcïnus, il semble avoir existé un doublet dialectal *vëcïnus, d’où roum. vecin, esp. vecino et fr. oeisin, voisin. Sur le développement de -ïtia, voir III, § 218.

Formes analogiques. Plier, doublet de ployer, est dû à l’analogie; on disait d’abord ployer — ploie, puis, sous l’influence de verbes comme proyer (précare; § 198) — prie (§ 197, § 299,s), on a dit ployer — plie, et finalement plier — plie (II2, § 28). De la même manière s’explique lier (lïgare) pour loyer; lien, pour vfr. leiien, loiien (lïgamen) est dû à lier. Sur dïctum, voir II2, § 102,7.

Mots d’emprunt. Légal, digital, vicinal, répliquer, etc.

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