‹ Grammaire historique de la langue française (volume 4)Chapitre 54 sur 125 · Formations analogiques · texte numérisé non relu

Formations analogiques

1^ Dans plusieurs mots -aud (-aut) ne représente qu'un arrangement orthographique d'une terminaison étrangère :

Artichaut, emprunté de l'it. articiocco. Ronsard {Odes, II 18) écrit des artichos.

Badaud, emprunté du prov. badau.

Cabillaud, emprunté du holl. kabeljau.

Échafaud, de *catafalcum, est pour échafauc (comp. catafalque, et prov. escadafalc).

Epraulty orthographe fautive pour '■^'épereaii (Romania, XXVIII, 182).

Mareschaiit s'employait dans la vieille langue concurremment avec mareschal(c) ; on en avait tiré le féminin mareschaude.

2® Dans quelques cas -aud a été confondu avec -eau; voir § 384, Cas isolés.

360. Signification. Le suffixe -aud s'emploie le plus souvent avec un sens péjoratif: ribaud, grimaud, maraud, nigaud. Dans les adjectifs il marque surtout l'exagération en mal d'une qualité: lourdaud, rougeaud, sourdaud. Comment notre suffixe est-il arrivé à prendre cette valeur? Elle n'existe pas dans des mots comme boucaud, taraud, ni dans les noms de personnes.

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