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Ancien français véoir (vi[d]ére), forme qui montre sieox la puissance de l'accent latin, et la chute de la

consonne médiane d. On trouve même dans les textes français du onzième siècle la forme vedeir.

Le futur était en vieux français voir-ai, et cette forme préférable à verrai est restée dans les composés pour-voirai, pré-voirai etc.... — Il semble de prime abord que vis (vidisti), vîmes (vidimus), vîtes (vidistis), visse (vidissem), violent la loi de persistance de l'accent latin ; il n'en est rien, comme le prouvent les formes de l'ancien français véis vi(d)isti , véimet vi{d)imus, véistes vi(d)istis, véisse vi(d)issem, etc... Il en est de même de tins (tenuisti), vins (venisti), tinsse, vinsse, qui ne sont point des exceptions à la règle de l'accent tonique, mais les contractions 'des formes régulières du vieux français ienis (tenuisti), venis (venisti), tenissê Ctenuissem), venisse

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