CHAPITRE I
ADVERBES DE UEO.
Ou (du latin ti6i, vieux français u). — Ailleurs {Aliôrtum). — Ça {Ecct hoc), la {illac), déjà étudié p. 178. Composés : de (^, de là. — Ici {Ecce hic)\ voyez p. 178. — Partout {per totum). — Dont (voyez p. 180). — Lom (longé). — Dans, vieux français, Dens. En vieux français intiu donna ens et de- INTUS donna de-ins ou dens. Composé : de dans. — En, vieux français ent, du latin indè^ comme on l'a vu p. 175.
Céans, en vieux français caiens, ou ca-ens, c'està-dire ecce-hac-intui. L'opposé était Léans ou Laiens (La-ens, illae^intits). — Alentour, qui s'écrivait anciennement à Centour, ce qui indique assez son étymologie. — Amont {ad-montem)^ c'est-à-dire en se dirigeant vers la montagne, en remontant le cours du euve : l'opposé est aval {ad-vallem), en suivant la vallée, en descendant le fleuve. Le verbe avaler signifiait descendre, à rorigine de notre langue; ce n'est que tardivement qu'il se restreignit au sens de
(aire descendre les aliments. Quelques traces du sens originaire ont persisté dans le français moderne : on (lit encore que les bateaux avalent le fleuve.
Quant aux adverbes avant^ devant, derrière, dessus dessous, dehors, voir p. 244.
A ces adverbes simples il faut ajouter les expressions adverbiales telles que nulle part, là-haut, là-bas, en dedans, jusque-là, etc., elles-mêmes composées d'adverbes simples; enfin l'adverbe environ, composé de en et du mot viron qui est dans l'ancien français, le substantif du verbe virer : environ est donc littéralement alentour. Ce vieux mot se retrouve encore dans a-viron, t'est-à-dire l'instrument avec lequel on tournf ou l'on vire.