I. D'un G originaire
Initial : gencive (^ingiva), gréant (^îgantem), ^feindre (cernera).
Médian : large (largiis)
n. Des diphthongues ta, io — ea, eo.
Chez les Romains, 1'» et le /n'avaient à l'origine qu'un seul et même son : Quintilien nous l'affirme , et cette indécision a longtemps persisté dans récriture; les anciens manuscrits comme les livres imprimés jusqu'au milieu du dix-septième siècle confondent l'iet le/, et ce n'est qu'en 1750 que l'Académie reçut \e j dans son dictionnaire comme une lettre nouvelle.
C'est ainsi que Vi latin a pu dans certains cas devenir j en français (ou g douXy ce qui est la même chose) ; Flierosolyma, simia, drumus , vindémia, ont donné Jénualem, singe^ jour, f)endangej preuve évi dente que le peuple prononçait Hjero^o/t/ma, sifnja, dywnut. vindemja, — Ceci posé, on voit clairement comment pijnonem^ tibia, rabies, Dibionemy diluv-Mm, oambiare*y abhreviare, sont devenus respectivement pigeony tige, rage, Dijon, déluge, changer y abréger, etc. Il s'est opéré dans ces mots deux transformations successives : !• le changement de Vi en 7, ou couime disent les Allemands, la consonniAcation de Vi.'piûiO'
ncm, tibia^ rabies, Dibionem, diluviumj cambiare, abbrcviare ont été prononcés pipjonenij tibja^ rabjes, Dibjonemydiluvjum, cambjare^ abbrevjare.^" Ce changement de ïi en y, amène la rencontre et le choc de deux consonnes, pipionem devient pipjonem. 0: (comme nous le démontrerons ci-dessous)*, il arrive dans ce cas que la première des deux consonnes disparaît: suBjer.tas, devient sujets et doRsus, dos; de même pipjonem, tibja^ rabjcs, Dibjonem^ etc., onl donné pijunemj tija^ rajes^ Dijonem, dilujum, camjarCj abbrejare, d'où pigeon^ tige, ruge, Dijon, déluge^ changer, abréger ^ etc....
C'est de la mène manière que s'est opéré le changement de ea, eo, eu, en;e, ge, etc.... Dans les formes régulières latines, lanea, cavea, commeatus, liordeum, deusque, Te fut de bonne heure remplacé par i, et bien avant les temps mérovingiens, les inscriptions offrent communément les formes lania^ cavia, cornmiatuSy hordium, diiisque; ainsi ramenées de ea, eu, à ittj m, ces diplithongues se comportent comme on l'a vu tout à l'heure» c'est-à-dire que Vi devient j, et lauia commialus, cavia, hordium, diusque, prononcés /a/ya, commjaius, càvja, hordjum, djusque, donnèrent respectivement lanye, congé» cage, orge^jusquCt eto.,.«
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