‹ Grammaire historique de la langue française. PréfChapitre 76 sur 168 · DEGRÉS DE SIGNIFICATION. 16V · texte numérisé non relu

DEGRÉS DE SIGNIFICATION. 16V

Mal : péjor, pire — pejdrem, vieux fr. pejeur. Grand : major, maire — majdrem, majeur. Petit : mlnor, moindre — mindrem, mineur. Moult (multus) : pluridres, pliisieurs.

Les formes neutres soni: minus (moins), ;je;uj (pis^ plus (plus), mélius (mieux, vieux fr. miels).

Ajoutons à celte liste la double forme senior qui a drnné le vieux fr. sinre [lequel est devenu sire, comme, prins du latin prensus est devenu pris], et skniorem qui a donné seigneur.

Superlatif. D se forme par l'addition de le plus, très, au positif. L'ancienne langue disait aussi bien moult (multum) beau, que très-beau.

Quelques superlatifs latins persistèrent en vieux français. On disait au douzième siècle : saint-isme (sanctfssimus), altisme (altfssimus), etc. *. Ils disparurent au quatorzième siècle. Quant à nos mots en issime, ils sont savants et ne remontent point au delà du seizième siècle : conmie tous les mots qui ne datent point de la période populaire et spontanée, ils sont trèsmal formés, et violent la loi de Taccent : Généralissime (generalfssimus), reverendissime, illustrissime, etc.

4 . Six siècle* aTant la naUtance de notre langue, le laliu vulgairo eontraeuii déjà en ùmut^ lei superlalir» ?n usimut^ preuve de l'énergie croissante et de l'inOnence de TÂcceni laiin. On trouve dan« les gra(fiti de Pompéi, et les inscriptions de» premiers temps de l'Empire carumoy dulcuma^ fêlicumus, spUndidumut^ pi*ntumuê t'ieéënuty etc., an lieo de carissimo^ duleissimaf JtlUistimmf ipl4fuiv piéfUi

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