NOMS DES NOMBRES
à-dire : troisième état, troisième parti, troisième personne, parer en troisième.
Quart (quartus). — Resté dans fièvre-quarte. Fontaine disait encore au dix -septième siècle ;
Un q%art roleur survint.
Cest-à-dire un quatrième voleur.
Quint (quintus). Charles-^inf, c'est-à-dire Charles le cinquième, Sixte-^in(, etc.... La gtiinto musicale. Le mot quintessence (quinta essentia), qu'on écrivait autrefois quinte-essence, est un terme d'alchimie indiquant le plus fort degré.
Sixte (sextus). — La sixte musicale, etc.
Setme (séptimus) a disparu, laissant la place à septième. Il en est de même à*oitave (octavus) remplacé par huit'icme. Le mot octave est moderne, et d'origine italienne.
NoNE. On employait, au moyen âge, les nombres ordinaux pour désigner les heures : il est prime, il est tierce, il est dîme, c'est-à-dire : il est une heure, trois heures, dix heures. Des traces de cette manière de compter persistent dans le Bréviaire de l'Église catholique, où l'on indique les prières qu'on doit réciter à prime ou à none, c'est-à-dire, à h premier e, à la neuvième heure du jour.
DÎME (décima). Le dîme jour, la dime heure, disait- 00 an douzième siècle, pour le dixième jour, la dixièmi
heure. — La dîme des récoltes, c'est-à-dire la dixième (iiartie) des récoltes
SECTION IV
Pronoms.
Avant d'examiner en détail les six classes de pronoms personnels^ possessifs ^ démonstratifs y relatifs ^ interrogatifs et indéfiniSy notons qu'ici, — comme pour le substantif, Tarticle et l'adjectif, — notre ancienne langue possédait une déclinaison à deux cas, distinguait le sujet du régime jusqu'à la fin du treizième siècle, et qu'ici comme ailleurs, c'est le régi:ne qui Q seul persisté dans la langue moderne.